Archive pour la catĂ©gorie ‘RĂ©flexions’

L’art libre

Mardi 30 octobre 2007

Du son, de l’image, des mots librement accessibles, parfois ouverts Ă  la modification voire Ă  l’usage commercial. Les licences libres et de libre diffusion suscitent un mouvement alternatif de diffusion et de partage des Ĺ“uvres.

InspirĂ©es ou hĂ©ritĂ©es du logiciel libre, un certain nombre de licences sont utilisĂ©es par des artistes pour encadrer les conditions de diffusion et d’utilisation de leur travail. Le phĂ©nomène touche tous les domaines : musique, littĂ©rature, arts plastique, cinĂ©ma… On dĂ©signe cette tendance par les termes de copyleft ou encore de Culture libre. Afin de passer tout de suite Ă  la pratique, vous pouvez consulter le paragraphe figurant au bas de cette page, vous trouverez la mention d’une licence Creative Commons de libre diffusion. Le point commun de toutes ces licences est la libre diffusion. On peut tĂ©lĂ©charger, copier, donner et dans certains cas mĂŞme vendre du son, du texte, de l’image… Mais les choses ne s’arrĂŞtent pas lĂ  car certaines de ces licences permettent aussi Ă  autrui de modifier l’œuvre et de diffuser ses propres modifications.Pour bien comprendre ce qui peut pousser un auteur Ă  placer une de ses Ĺ“uvres sous une telle licence, il faut Ă©galement mentionner les obligations qui accompagnent ces libertĂ©s. D’abord, la diffusion, y compris commerciale doit citer la source, c’est Ă  dire que l’auteur d’une Ĺ“uvre doit ĂŞtre nommĂ©. Ce principe vaut Ă©galement pour les modifications, ce n’est pas parce qu’un tiers a modifiĂ© une Ĺ“uvre qu’il peut s’en approprier la complète paternitĂ©. Il se doit de toujours citer ceux qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©. Dans les cas oĂą les modifications sont autorisĂ©es, la condition est en gĂ©nĂ©ral que les mĂŞmes règles de partage et de diffusion soient respectĂ©es par la suite.A ces deux obligations correspondent les deux principales motivations des artistes utilisant ces licences.

Libre diffusion et publicité

En premier lieu autoriser la diffusion d’une œuvre en obligeant à citer son auteur est un moyen de se faire connaître. Ainsi en musique, où les licences de libre diffusion sont probablement plus répandues qu’ailleurs, nombre de musiciens se considèrent pris entre le marteau et l’enclume. Même distribués par une maison de disque, ils gagnent très peu, voire rien du tout sur la vente de leur disque sauf à compter parmi la poignée de très gros vendeurs. Du coup, le disque n’est pour eux qu’un moyen de se faire connaître.Par ailleurs, les groupes qui n’ont signé nulle part mais qui sont sociétaires de la SACEM connaissent un problème encore plus important. Nombre de radios sont directement liées à de grandes maisons de disques et les chances d’y être programmé correspondent plus au plan marketing des éditeurs qu’à des critères artistiques, la voie institutionnelle de diffusion est donc particulièrement difficile d’accès. La SACEM ne rémunère qu’une fraction de ses sociétaires, mais interdit toute diffusion gracieuse des enregistrements, y compris par les musiciens eux-mêmes. Du coup, difficile d’être effectivement écouté quand d’un côté l’accès à la diffusion radiophonique est bouché et que de l’autre, toute auto-diffusion est taxée pour pour rémunérer des artistes plus connus.

Pendant longtemps, ne pas rentrer à la SACEM était la garantie de ne jamais être diffusé et la certitude de faire une croix sur une éventuelle carrière. Mais l’avènement d’Internet a offert un média de diffusion inédit. Certains musiciens, considérant que l’accès aux médias conventionnels est très difficile et que sauf énorme succès ils ne toucheront jamais rien sur leurs disques, ont décidé de ne plus perdre sur les deux tableaux. Si, quel que soit l’angle d’approche, l’horizon demeure bouché, autant être écouté par le plus grand nombre au lieu de voir sa démo dormir dans le tiroir d’un producteur ultra sollicité et bordé par un plan marketing. Les licences de libre diffusion répondent à ce besoin.Des sites comme dogmazic.net, boxson.net ou le plus controversé jamendo.com hébergent de très nombreux morceaux librement téléchargeables mis à disposition sous une licence de libre diffusion par leurs auteurs. Ainsi un groupe aura plus de chance de voir du monde à ses concerts et pourquoi pas aussi lui acheter un CD en vente directe. En bref, il fera effectivement de la musique plutôt que de s’épuiser à essayer de devenir musicien. Qui a dit que le téléchargement tuait la musique ?

La démarche est assez proche dans l’édition et la littérature. Très peu d’auteurs, y compris ceux qui sont publiés, ont l’occasion de vivre de leur plume. Beaucoup ne passent jamais le cap de l’édition, ou alors à leurs propres frais. Là encore, la technologie numérique et notamment l’existence de services d’impression à la demande comme le très commercial lulu.com permet de proposer à la vente un livre papier en petit tirage. En France, inlibroveritas.net dont le mot d’ordre est « Littérature Equitable » se distingue par l’intégration impérative d’une licence de libre diffusion dans la démarche de l’auteur. Toutes les œuvres sont lisibles en ligne. In Libro Veritas propose plus qu’une boutique virtuelle mais plutôt la possibilité pour le visiteur de composer son livre avec les textes de son choix. Au-delà du service d’impression, une communauté, s’est mise en place et In Libro Veritas édite de façon tout à fait conventionnelle certains de ses auteurs.

En cinéma, la démarche est encore peu répandue car les budgets nécessaires sont nettement plus lourds, on trouve malgré tout un film d’animation Elephant Dream construit avec le logiciel libre Blender. Ses créateurs récidivent actuellement avec Peach et financent leur film par la souscription, en prévendant les DVD des films. En France Ralamax Production propose ses films sur internet et vise la rémunération par la pub. Pour ses créateurs télécharger ou regarder un film sur Internet est un geste naturel et banal et encore une fois la meilleure façon d’être effectivement vu.

Il est a noter que nombre d’artistes prĂ©fèrerait un modèle qui leur permette de toucher des revenus grâce Ă  leur travail et qu’ils choisissent une licence de libre diffusion pour contrer un modèle qui les condamne au silence.

Usage commercial (ou pas)

L’autorisation d’une utilisation commerciale par un tiers, quasi systématique en informatique, est rarement retenue dans le domaine des arts mais correspond en général à la même logique de diffusion la plus large possible. Le profit qu’un tiers peut tirer de son travail personnel est alors considéré comme un moteur supplémentaire pour se faire connaître. Il n’est pas aisé de se dire que l’on abandonne le droit à faire fructifier son travail à n’importe qui, mais ceux qui font ce choix inversent généralement la problématique en se demandant si ne pas le faire leur permettrait de gagner de l’argent.

Les licences libres et de libre diffusion constituent donc un cadre juridique adapté à la diffusion numérique. Ce canal permet de déborder les canaux traditionnels de diffusion qui ne sont désormais ni accessible ni même rémunérateurs pour le commun des mortels.

Une certaine méfiance existe dans le domaine des arts, il faut noter deux différences fondamentales avec celui du logiciel. D’abord l’art n’est pas un objet fonctionnel comme un logiciel qui nécessite une maintenance continue et s’adapte bien à l’accumulation du travail.

Ensuite, le monde du logiciel libre a su mettre en place et maintenir ses propres canaux de diffusion et s’est immédiatement constitué comme un mouvement alternatif à une situation de quasi-monopole et dans un univers nouveau qu’est celui de l’informatique. En revanche, les canaux de diffusions conventionnels de type édition, télé, radio, vente de supports d’enregistrements est très institutionnalisé et sous contrôle. Du coup le spectre d’un sale coup où un artiste connu ou une structure commerciale, exploite à son plus grand profit le travail d’un humble artiste continue d’inquiéter. Certains se souviennent peut-être du dépit ressentit par certains artistes de la Mowtown en voyant Elvis Presley cartonner, sans partager le crédit, avec la musique qu’ils avaient eux-même composé quelques années auparavant.

Les vertus du partage

La publicité n’est pourtant pas l’unique motivation du libre partage des œuvres. L’envie de partager est réelle chez un grand nombre d’artistes. Il s’agit donc certes de se faire connaître, mais avant tout pour faire vivre son art. Certains artistes poussent la logique du partage encore plus loin en autorisant la modification de leur œuvre.

Cette pratique de la modification correspond gĂ©nĂ©ralement au sentiment qu’aucun crĂ©ateur n’est jamais dĂ©tachĂ© de son contexte, chacun se nourrit du travail d’autrui. Du coup un artiste en autorisant la modification, rend symboliquement quelque chose au monde. Voire son travail repris et modifiĂ© est Ă©galement vĂ©cu par ceux qui accepte le principe de modification comme une reconnaissance. Chez Dogmazic, on considère par exemple que la musique est une forme de savoir universel qui a pour vocation première de circuler. MĂŞme si elle peut donner lieu Ă  un Ă©change financier, elle est bien plus qu’une marchandise.

L’œuvre, susceptible d’être modifiée, acquerra une certaine autonomie. Ses éventuelles évolutions, reprises et modifications dessineront la vie autonome d’une œuvre qui n’a pas vocation à être figée ou dépendante de son auteur original.

Cette pratique n’est pas neuve. En musique tout particulièrement, la reprise de morceaux mais aussi la pratique parfois problématique du sample et du remix donnent encore une fois du relief à la question de la modification. Les licences libres viennent donc clarifier et reconnaître des pratiques préexistantes.

De même, les auteurs du film Varsovie Express, premier long métrage de Ralamax, ont l’intention de rendre accessibles les rushs de leur film à quiconque voudra les remonter, les réutiliser et affirment être curieux de voir le résultat. Denis Nerincx, auteur d’In Libro Veritas, a pour sa part été très touché de voir l’un de ses textes choisit par un jeune illustrateur pour exercer ses talents. La musique libre permet également de nourrir le cinéma ou encore les logiciels, notamment de jeu. Dans tous ces cas, le sentiment d’accomplissement créatif réside alors plus dans le plaisir de voir une œuvre reconnue, vivante, évolutive que dans le statut d’auteur ou la reconnaissance financière.

La condition le plus souvent associée à l’autorisation de modification, outre celle de citer l’auteur original, est généralement l’obligation de placer le travail dérivé sous une licence identique. On retrouve là le mécanisme qui fait la force du logiciel libre. Celui qui offre son travail à la modification s’assure que ceux qui pourront en bénéficier feront exactement la même chose, alimentant un cycle cumulatif.

Au delĂ  de la licence, le modèle du libre se retrouve parfois dans les mĂ©thodes de travail, le cinĂ©ma ou la musique sont tout particulièrement des Ĺ“uvres collectives, le fruit d’une osmose entre plusieurs crĂ©ateurs. Les mĂ©thodes et les outils de travail collaboratif inventĂ©s par le logiciel libre donnent lieu Ă  pratiques artistiques. Varsovie Express fonctionne ainsi sur le mode collaboratif tant pour la crĂ©ation que pour effectuer des choix. CĂ´tĂ© musique, les « orgies » de Monculprod voient diffĂ©rents musiciens et paroliers se rĂ©unir par Internet pour construire un morceau petit Ă  petit, chacun apportant un Ă©lĂ©ment : texte, rythme, riff, ligne de basse, voix, cuivres…

Quelle qualité ?

L’autorisation de modification et la création collective encore plus que la libre diffusion contribuent à nourrir une culture vivante, généreuse et en perpétuel bouillonnement. Ce foisonnement est parfois dénigré. Il est considéré par certains comme une immonde soupe où domine la médiocrité, ce qui se distribue gratuitement serait nécessairement sans valeur.

La démarche d’ILV ou de Dogmazic est effectivement de laisser ouvert à tous. Monculprod dans son morceau-manifeste, Beuarhland, explique le principe. Nul élitisme, la démarche n’est pas de faire n’importe quoi mais d’y mettre de la conviction. Ce qui compte n’est pas tant la performance que l’honnêteté de la démarche.

Du coup on trouve de tout : une certaine dose de cabotinage certes, du manque de talent aussi, mais Ă©galement du très bon et beaucoup de surprises car le formatage n’est pas de mise. La libertĂ© de circulation se conjugue avec la libertĂ© de crĂ©ation. D’autres projets sont en revanche plus sĂ©lectifs et ne proposent que ce qu’ils considèrent de meilleur. In Libro Veritas occupe une position intermĂ©diaire, chacun peut dĂ©poser un texte sans avoir Ă  subir de sĂ©lection et n’importe quel texte peut-ĂŞtre compilĂ© dans un livre. En revanche In Libro Veritas effectue Ă©galement un vĂ©ritable travail d’édition sur un choix subjectifs de texte. Son crĂ©ateur, Mathieu Pasquini a Ă©galement Ă©ditĂ© un recueil de jeunes auteurs dĂ©nichĂ©s par un lecteur passionnĂ©, jugeant que ceux-lĂ  mĂ©ritaient d’être lus. Un nouveau recueil des « jeunes pousses » d’ILV vient tout juste d’être diffusĂ©. La vie de la communautĂ© est dès lors le pendant humain qui fait vivre la crĂ©ation.

Une sĂ©lection, une politique Ă©ditoriale existe donc bel et bien mais a posteriori et sans limiter le droit Ă  l’expression et Ă  la diffusion de quiconque. Le droit Ă  la mĂ©diocritĂ© est paradoxalement un moyen pour laisser le meilleur s’exprimer. A l’auditeur/spectateur/lecteur d’être curieux, critique, attentif… Il dĂ©passe alors largement le rĂ´le du simple consommateur de « produits culturels » ou de divertissement dans lequel certains acteurs commerciaux de la branche aimeraient le faire rentrer.

Cet article est sous licence CC by-nc-nd a initialement été édité sur onirik.net

Pour en savoir plus sur la culture libre et le Copyleft :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_libre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyleft

Archive de mon émission de radio, dont une sur les différentes licences :
http://archive.symbiose.free.fr/

Le tableau résumé des licences :

http://www.dogmazic.net/static.php?op=tableau_licences.php

Lien vers les sites cités dans l’article (il y en a d’autres) :

http://inlibroveritas.net/

http://dogmazic.net

http://jamendo.com

http://boxson.net

http://www.ralamax.net

http://www.monculprod.org/

http://quitterlasacem.info

Universal Edition = La culture qui paye pas c’est de la merde Ă  Ă©radiquer

Mardi 23 octobre 2007

RĂ©sumons sous un titre non pas violent mais simplement Ă©loquent la nouvelle attaque des marchands Ă  front de taureau contre la culture : le site IMSLP International Music Score Library Project qui propose plusieurs milliers de partitions du domaine public selon la loi canadienne moins restrictive que les lois europĂ©ennes (50 ans après le dĂ©cès du compositeur) a reçu des lettres de menace d’Universal Edition. Or on peut les tĂ©lĂ©charger depuis d’autres pays (cela s’appelle internet) et donc, le site est fermĂ©.
Quelle grande victoire pour la culture, heureusement ainsi protĂ©gĂ©e, quelle grande victoire pour Universal Edition, « universel protecteur des arts ». Pouahh…

L’habituel choeur des vierges effarouchĂ©es, petites mains sans vergogne du flouze caĂŻd mondial se rĂ©crieront « - mais comment, c’est normal, il faut bien rĂ©munĂ©rer gna gna gna… » Taratata, il s’agit ici d’oeuvres du domaine public, plus guère rentables de l’aveu mĂŞme de ceux qui dĂ©tiennent les droits (lire infra), et ne veulent se fatiguer Ă  rééditer, mais ne sauraient tolĂ©rer qu’accès soit offert sans graisser leurs fainĂ©antes pattes.

Cela rappelle la pertinence de l’initiative eldred.cc, lancĂ©e par des dĂ©fenseurs du domaine public, des biens communs, de la culture, dans les annĂ©es 2002-2003 : il s’agissait – il s’agit toujours – de « sauver les oeuvres orphelines », c’est-Ă -dire, les oeuvres dont les ayant-droits n’ont plus que faire, se foutent, en fait, car ça ne paye plus.
Or donc, argumentaient Eric Eldred et ses compagnons, instaurons un processus simple : quand une oeuvre tombe ou va tomber dans le domaine public, si l’ayant-droit le juge de son intĂ©rĂŞt, qu’il paye donc 1 dollar – oui : 1 dollar – pour prolonger la durĂ©e de ses droits. Sinon, preuve Ă©tant administrĂ©e par l’ayant-droit lui-mĂŞme que l’oeuvre dĂ©sormais lui indiffère, qu’elle soit versĂ©e au domaine public, pour que les amoureux de cette oeuvre puissent continuer Ă  lui donner le soin qu’elle mĂ©rite, et qu’eux savent bien lui donner.
Mais non. L’affaire ne fut pas gagnĂ©e. Contexte Sonny Bono Act, les gros sous de Mickey, j’en passe, etc. On connaĂ®t la chanson.

Et voici donc le nouveau cas (merci Ă  Xorios qui nous relaie ce message de chris28 sur Framagora) :

« IMSLP International Music Score Library Project qui propose plusieurs milliers de partitions du domaine public selon la loi canadienne moins restrictive que les lois europĂ©ennes (50 ans après le dĂ©cès du compositeur) a reçu des lettres de menace d’Universal Edition. Les partitions proposĂ©es Ă©tant tĂ©lĂ©chargeables Ă  partir de pays oĂą elles sont encore protĂ©gĂ©es. UE demande un filtrage des adresses IP ou la fermeture du site. MalgrĂ© le soutien des nombreux utilisateurs (universitaires, compositeurs, simple musiciens …) le site est actuellement fermĂ©. Des propositions de reprise sont lancĂ©es notamment par le parti pirate suĂ©dois en espĂ©rant que toute la richesse d’IMSLPF puisse survivre.

Il est d’autant plus rageant que certains Ă©diteurs possĂ©dant les droits sur des oeuvres ne les publient pas ou alors Ă  des prix exorbitants. Un ami mexicain me racontait que beaucoup des superbes pièces pour piano de Manuel Ponce Ă©taient introuvables car l’Ă©diteur amĂ©ricain possĂ©dant les droits ne trouvait pas assez rentable de les publier. ApprĂ©ciant beaucoup la musique de Louis Vierne (1870-1937), j’ai essayĂ© de me procurer ses PrĂ©ludes, Nocturnes et Solitude pour Piano mais ce n’est vraiment pas Ă©vident, il faut s’adresser directement Ă  l’Ă©diteur : les partitions sont parfois Ă©puisĂ©es ou tout simplement introuvables en France (comme les PrĂ©ludes). Finalement j’ai pu tĂ©lĂ©charger toutes ses oeuvres sur la page consacrĂ©e Ă  Louis Vierne sur IMSLPF avant sa fermeture. Un projet comme IMSLPF doit ĂŞtre soutenu, il s’agit de protection du patrimoine musical mondial. Qui jouera du Vierne ou du Ponce si leurs oeuvres ne sont plus publiĂ©es ?

Forum d’IMSLPF : http://imslpforums.org/viewforum.php?f=1 »

Edit 24.0ct. : cicelle (comment. #7) apporte une prĂ©cision : aucun lien direct entre Universal Edition A.G., l’Ă©dteur en question, et Vivendi Universal. Universal Edition n’est pas un dĂ©partement de VU. les relations existent cependant, par ex. Ricordi, le partenaire italien de UE A.G., est propriĂ©tĂ© de VU. mais bon : dont acte.

J.O. n° 220 : « Oeuvre en partage »

Samedi 22 septembre 2007

Ça vient de tomber : il faut dire « Oeuvre en partage ». Est-ce suite au rapport de la sous-commission MADOO publiĂ© il y a peu ? Il semblait que celle-ci prĂ©conisât plutĂ´t « oeuvres ouvertes »… Aucune information lĂ -dessus…

J.O n° 220 du 22 septembre 2007 page 15622
texte n° 90

Avis et communications
Avis divers
Commission générale de terminologie et de néologie

Vocabulaire de la culture

NOR: CTNX0710861X

oeuvre en partage

Domaine : Propriété intellectuelle.

Voir : oeuvre en usage partagé.

oeuvre en usage partagé

Domaine : Propriété intellectuelle.

Synonyme : oeuvre en partage.

DĂ©finition : OEuvre que son auteur destine Ă  l’usage commun et dont il abandonne ou concède Ă  titre gratuit tout ou partie des droits d’utilisation, selon certaines conditions.

Note :

1. Une oeuvre en usage partagĂ© peut faire l’objet d’un contrat qui prĂ©cise la nature et l’Ă©tendue des exploitations consenties (simple usage, possibilitĂ© de modification ou de transformation).

2. L’emploi de l’expression « Creative Commons », dĂ©nomination sociale en anglais d’une organisation qui propose ce type de contrat, est dĂ©conseillĂ©.

« Cherchez l’erreur »…

Vendredi 21 septembre 2007

Ce bref billet de Philippe Aigrain, que nous remercions, dĂ©busque « l’erreur » dans les chiffres et communiquĂ©s de l’industrie du disque. Oh, rien de sorcier, il suffit de mettre en rapport ces chiffres, la « vĂ©ritĂ© » annoncĂ©e se vautrera alors comme baudruche mal fardĂ©e : l’erreur est-elle alors la signature reconnaissable d’une faillite stratĂ©gique…

Dans la longue série des annonces de chiffres accompagnées d’appels à frapper plus fort les partageurs de fichiers, le SNEP annonce un effondrement de 17% des ventes de disques (en CA) au 1er semestre 2007. Le même document vous apprend que les ventes de disques au détail n’ont baissé que de 8%. Ne croyez pas que c’est que les marges des détaillants se redressent, c’est tout simplement que le premier chiffre n’intègre que les ventes des majors membres du SNEP. Pourquoi ces ventes baissent-elles bien plus vite ? Cherchez plus bas : les majors n’ont commercialisé que 631 albums pendant ce premier semestre, soit un rythme annuel de 1262 à comparer aux 1611 de 2005 et 3200 de 2003.

Voilà donc des acteurs industriels qui annoncent avoir réduit de près d’un facteur 3 en 4 ans leur offre tout en perdant dans la même période 40% de leur chiffre d’affaires. Des esprits mal tournés pourraient souligner que leur chiffre d’affaires par album est passé de 0,31 M€ à 0,41 M€ en 4 ans. Rishab Ghosh a expliqué dans un article essentiel, que la valeur des créations réside dans l’existence de chaque oeuvre, alors que la valeur d’une copie supplémentaire d’information est nulle. Voilà donc quelques acteurs qui fournissent à la société une valeur (culturelle) réduite de plus de 60% mais compensent sur le plan de la capture de valeur économique par la concentration accrue de la promotion sur chaque titre.

N’en déduisons pas que la production d’enregistrements musicaux n’est pas en crise : elle a bel et bien besoin de nouveaux mécanismes de financement, notamment par les mécanismes de mutualisation entre auditeurs et offre musicale. Mais l’un des plus graves problèmes auxquels l’industrie musicale fait face, c’est l’existence en son sein de modèles commerciaux prédateurs qui préférent entraîner dans leur chute les autres acteurs plutôt que d’affronter le monde de la diversité.

L’industrie par Trent Reznor

Dimanche 16 septembre 2007

Nine Inch Nails, groupe majeur de l’industriel depuis plus de 15 ans maintenant, vend quelques millions d’exemplaires de chacun de ses albums.

Trent Reznor, sa tĂŞte et ses bras (il a pris l’habitude de [presque] tout faire en studio) a toujours Ă©tĂ© Ă  la pointe des nouvelles technologies qu’il a toujours cherchĂ© Ă  anticiper.
Dans un article sur music2dot0.com, il livre sa stupĂ©faction sur quelques positions adoptĂ©s par l’industrie du disque.

Dans les perles, notons par exemple :
“Year Zero [leur dernier album] is selling for $34.99 Australian dollars ($29.10 US). No wonder people steal music. Avril Lavigne’s record in the same store was $21.99 ($18.21 US). By the way, when I asked a label rep about this, his response was: “It’s because we know you have a real core audience that will pay whatever it costs when you put something out – you know, true fans. It’s the pop stuff we have to discount to get people to buy.” So, I guess as a reward for being a “true fan” you get ripped off. “

Par consĂ©quent, il a dĂ©cidĂ© de se passer de l’avis de sa maison de disques (Universal) pour vendre son album depuis son site Ă  4 $ (Australien toujours, je prĂ©sume).

Autre coup de gueule, il fustige le prix élevé du CD alors que les revenus des artistes ne suivent pas.
“Since the CD came on the market, even with its relatively lower production costs compared to vinyl, labels saw it fit to increase prices exorbitantly while artists’ age-old contracts meant they got the same amount as before – and even granting that the labels invest in marketing and take risks, it is still a great rip-off”.

Enfin, il dédramatise le téléchargement illégal en argumentant :
« I have the following suggestion for our fans: If you can find and buy our legal CDs, I express my thanks for your support. If you cannot find it, I think that downloading from the Internet is a more acceptable option than buying pirated CDs. Our music is easy to find on the Internet, and you might not need to spend much effort to find most of our songs. If you like our songs after you’ve heard them, please feel free to share it with your friends. »

Je passe sur sa critique des DRM, et autres pĂ©pites, pour vous encourager vivement Ă  lire l’article sur cette page du site music2dot0.com.

Gratuit c’est pas libre !

Dimanche 9 septembre 2007

Gratuit c’est pas libre !
C’est vrai quoi : il serait temps d’inverser le gimmick facile : ‘libre c’est pas gratuit’, Ă  quoi rĂ©pondent facilement divers intĂ©rĂŞts, et qui se dĂ©cline d’ailleurs pour peu qu’on y cède en ‘gratuit c’est libre’ ou en ‘libre de droit c’est gratuit’.

Eh ben non ! Et mĂŞme le fameux « prix libre » ne saurait permettre Ă  d’aucuns d’arguer que « ben quoi c’est libre »… Car en effet c’est prĂ©cisĂ©ment et rigoureusement libre, Ă  telle enseigne que si tu files 1€40 pour 2 cds, moi le vendeur suis Ă©galement libre de te dire : « no blemo, mais tu vois, tu gardes tes 1€40 et je garde mes cds, je suis libre comme toi ». Ah !!

beth'copyleft : 1 logo du copyleft par bituur esztreymCar, soyons sĂ©rieux, toute l’entreprise de la musique libre, depuis que Ram Samudrala a Ă©crit la Free Music Philosophy en 1994 puis 1998, et la Free Music Public License en 2000-2001, et depuis qu’apparurent la Licence Art Libre en 2000 puis les Creative Commons fin 2001-2002 (us), et d’autres, est de manifester, non que tout-li-monde-il-y-fait-c’qu’y-veut, mais que le musicien, l’auteur, reprend la main, contre les « intermĂ©diaires », ceux-lĂ  mĂŞmes qui dans toute l’histoire du droit d’auteur dĂ©sĂ©quilibrent (ou tentent de – souvent avec succès – dĂ©sĂ©quilibrer et biaiser Ă  leur avantage) la relation entre les auteurs et le public.

Quiconque travaille dans le domaine de la « production audiovisuelle » pour faire large, sait que le « libre de droit » n’est pas gratuit : le web regorge de sites de producteurs/distributeurs de « musique libre de droits » que les clients potentiels, producteurs de pubs, de sonorisation, de clips, de sonneries tĂ©lĂ©phoniques, de « tounes » (Ă  la quĂ©bĂ©quoise) d’ascenseurs etc., savent ĂŞtre libre de perceptions, mais nĂ©anmoins payantes : ces musiques « libres de droits », vendues « au kilo », ou au « MĂ©gabyte », n’entraĂ®nent nul engagement de perceptions ou droit d’auteur d’aucune sorte, mais sont payantes ; ces sites ont des catalogues, des tarifs, on raque, et voilou. L’utilisateur paye un tarif, et basta.

Or voici que se mĂ©prenant, cherchant la martingale (et comment les blâmer – sauf que : lĂ  non…) et dĂ©couvrant la « musique libre », « dite » ou « rĂ©putĂ©e » gratuite (et la confondant avec..), d’aucuns s’imaginent pouvoir trouver lĂ  la poule-aux-oeufs-pas-bĂ©zef, voire nib’. Ben non !

Ne serait-ce que pour la raison, qu’ils n’ont pas encore aperçue, que l’utilisation d’une musique libre (id est publiĂ©e sous licence de libre diffusion) suppose que l’oeuvre dĂ©rivĂ©e, savoir la publicitĂ©, le podcast radio, le clip – si la musique qu’ils intègrent est sous licence libre – soit sous mĂŞme licence : … la pub, le clip, doivent Ă©galement ĂŞtre sous licence libre… c’est-Ă -dire librement rĂ©utilisable, modifiable, (re)distribuable, etc…

Mais mĂŞme sans cette condition de viralitĂ© de diffusion libre, l’usage des licences de libres diffusion implique le respect de certaines règles. Cela n’a rien Ă  voir avec les « musiques libres de droits » : lesquelles, on contacte le site ou diffuseur, on achète la zik, et basta. LĂ  non : dans le cas de la musique libre, on contacte l’auteur, le label, on se conforme aux termes de la licence, on paye Ă  l’auteur ce que de droit, et l’on rediffuse l’oeuvre dĂ©rivĂ©e selon les termes indiquĂ©s par la licence choisie par l’auteur…

D’oĂą confusion entre « musique libre de droits » et « musique libre » : car ce n’est pas du tout, mais pas du tout la mĂŞme chose.

La « musique libre » telle que nous l’entendons ici, et que tend Ă  s’en rĂ©pandre le sens, est la musique dont les auteurs ont choisi d’assurer eux mĂŞme la gestion (gestion individuelle – et non collective – des droits d’auteurs), et qu’ils ont choisie de diffuser sous des licences de libre diffusion, ou LLD, qui leur assurent la maĂ®trise de la dissĂ©mination.

Il est vrai que ne sont pas encore assurĂ©es les conditions publiques, Ă©conomiques, d’une diffusion, distribution et valorisation Ă©conomique des oeuvres « libres » ainsi entendues. Ce qui est fort dommage, car des Ă©tudes dĂ©jĂ  menĂ©es montrent que la rĂ©partition de l’attention, diversitĂ© et symĂ©trie, dans un rĂ©gime de distribution et offre « libres », est rĂ©partie beaucoup plus Ă©quitablement que dans un système concentrĂ© tel que celui qui domine encore actuellement.

La diffĂ©rence statistique est « blatant » comme disent les anglois : violemment saisissante, pourrions-nous traduire. Jusqu’Ă  maintenant, les conditions dominantes actuelles des circuits de distribution et rĂ©partition de l’attention empĂŞchent que se manifeste clairement la vertu macro-Ă©conomique du libre pour la culture…

Wait and see… Watson est mort ; nous sommes vivants, passionnĂ©s et Ă  l’oeuvre.

(note : il est clair – n’est-ce pas, nous l’espĂ©rons – sauf pour quelques tanches, que « gratuit c’est pas libre », hein, comme l’illustre a fortiori l’usage par d’aucunes mĂ©ga-entreprises du tĂ©lĂ©chargement gratuit pour peu que l’on se fade la pub imposĂ©e : n’y revenons pas…)

Gestion individuelle/gestion collective, les frontières bougent (?)

Mardi 28 août 2007

Cet Ă©tĂ© a Ă©tĂ© riche en signes de reconnaissance institutionnelle des licences de libre diffusion, Ă  commencer par ce rapport du CSPLA et l’avis qui l’accompagne, qui tĂ©moignent enfin d’une vraie prise en compte de la gestion individuelle et d’une comprĂ©hension impeccable et très bien documentĂ©e du mĂ©canisme des licences et contrats que nous utilisons sur dogmazic et ailleurs. A lire de toute urgence !

image issue du rapport du CSPLA

Dans ce rapport publié en juillet dernier, p. 31-32, la SACD, doyenne des sociétés de gestion collective française (fondée en 1777) est la première à reconnaitre explicitement les LLD.
Et la dĂ©marche va plus loin puisqu’il est question pour cette SPRD d’une « tolĂ©rance » (n’entrainant toutefois aucune modification de ses statuts) : en clair, il est permis aux sociĂ©taires SACD d’utiliser les contrats Creative Commons comportant la clause non commerciale.

Et cela ne s’arrĂŞte pas lĂ . RĂ©cemment, nous avons appris que la Buma-Stemra Ă©quivalente nĂ©erlandaise de la SACEM, emboĂ®te le pas Ă  la SACD et lance avec Creative Commons un projet pilote d’un an. Voici ce qu’en dit MĂ©lanie Dulong de Rosnay sur la liste CC-fr :

« (…)voici le lancement d’un projet-pilote d’une durĂ©e d’un
an aux Pays-Bas destiné aux auteurs-compositeurs de la société de
perception et de répartition des droits Buma-Stemra.

Ses membres peuvent utiliser l’une des licences Creative Commons qui
rĂ©serve les utilisations commerciales (avec l’option NC). Ils
recevront les rémunérations perçues pour les utilisations
commerciales de leurs oeuvres par l’intermĂ©diaire de la Buma-Stemra.
Les métadonnées CC renverront au site de la Buma-Stemra pour les
utilisations commerciales.

La Buma-Stemra retransférera aux membres les droits nécessaires à
l’exercice de l’autorisation d’utilisation non commerciale. Le
processus s’effectue sur demande en ligne et nĂ©cessite environ 30
secondes par morceau. Les informations seront gérées dans la base de
données de la société et permettront la gestion de la perception et
de la rémunération des utilisations commerciales.

Grâce à ce projet-pilote de la Buma-Stemra et de Creative Commons
Pays-Bas, les musiciens ont à présent plus de liberté de choix dans
l’exercice de leurs droits. Ils ne sont plus contraints de choisir
entre la gestion collective et la gestion individuelle sous CC.

Les musiciens qui utilisent dĂ©jĂ  l’une des 3 licences NC peuvent
rejoindre la Buma/Stemra qui collectera les rémunérations issues des
utilisations commerciales de leurs oeuvres sous CC-NC.

le communiqué de presse en anglais :
http://www.creativecommons.nl/bumapilot/070823persbericht_en_web.pdf

le site du projet-pilote en néerlandais :
http://www.creativecommons.nl/extra/bumapilot

le projet sur le site de la Buma/Stemra en néerlandais :
http://www.bumastemra.nl/nl-NL/MuziekrechtenVastleggen/Flexibel
+Collectief+Beheer/Pilot+met+CC.htm

l’interface de choix de la licence :
http://www.creativecommons.nl/extra/bumalicense/
(des traductions en anglais devraient suivre dans les jours Ă  venir,
notamment de la dĂ©finition d’utilisation commerciale, on peut tester
l’interface sans ĂŞtre parfaitement nĂ©erlandophone) »

VoilĂ  qui change pas mal de choses n’est-ce pas ? Mais bien entendu, on est en droit de se se demander si ces tentatives de conciliation entre gestion individuelle et gestion collective ne cachent pas en fait une manĹ“uvre visant Ă  obliger les artistes qui ont fait le choix des licences ouvertes Ă  adhĂ©rer Ă  une SPRD s’ils veulent percevoir des droits sur les utilisations commerciales de leurs Ĺ“uvres…

Festival COPYFEST – du 19 au 21 juillet Ă  Donzac (82)

Vendredi 13 juillet 2007

« COPYFEST : rencontre des arts libres » !

La rencontre des arts libres se tiendra du 19 au 21 juillet à Donzac (Tarn et Garonne, entre Agen et Montauban). Ce projet a pour but de réaliser des animations sur les arts libres européen en milieu rural sous leurs différente formes (musique, vidéo, informatique,…) afin d’en faciliter l’accès à l’ensemble de la population.


web : Copyfest
email : rencontredesartslibres@no-log.org

Jeudi 19 juillet:
(entrée libre + apéro offert)

+ cinéma en licence CC et Copyleft des Pays Bas, Autriche, France
+ Gregg Weiss (USA folkmusic)
+ Marc le coiffeur

Vendredi 20 juillet:

+ Exposition, vidéo-musique de Los gurkos production (Autriche)
+ Concerts (scène locale / 5€): Sed non satiata (hardcore-Toulouse),
Slogan (rock-Lot), Rituel (electro -Valence d’Agen), + guest

Samedi 21 juillet:

+ Forum sur les arts libres et le « Do it yourself » informatique, vidéo, exposition, bouquin, workshop, illustrateur (peinture participative)
+concert 20h: Jacob Faurholt (folk/ Danemark)

+ Concerts (5€): Semi Playback (duo guitare batterie), Mir (Suisse « noise » trio basse batterie-synthé), Myzar (Espagne, postrock avec violoncelle et sans chant), Volfoniq (Montpellier, electro-dub), et pour les interludes variété internationale de rue Clauvis Hugue.

Les Ogres de Barback et la mairie d’Oyonnax…

Lundi 4 juin 2007

Quand on parle d’artistes on se dit souvent, libertĂ© d’expression, quand on parle maire on se dit aussi parfois bien commun… Mais quand on parle Ogres de Barback Ă  Oyonnax, on se met soudain Ă  avoir peur.

Ainsi, les Ogres ont jouĂ© le 6 mai Ă  Oyonnax, jusque lĂ  pas de problème, le concert s’est bien passĂ©… enfin pour la mairie d’Oyonnax, les choses sont diffĂ©rentes. Je vous laisse juge de cette affaire qui tourne en ce moment sur internet.

(Faites clic-droit « afficher l’image » pour une meilleure visibilitĂ©, vous pouvez aussi tĂ©lĂ©charger les images, merci AeM² et blacknose ;) )

Courrier mairie oyonnax

Edifiant, non ? Bien sĂ»r les Ogres ont rĂ©pondu…

Les Ogres réponse

Voilà, je pense que le message passé !

Et si on parlait qualité ?

Jeudi 3 mai 2007

Voici un article de 7 pages un peu technique mais suffisamment didactique pour comprendre les taux de compression, les thèmes de qualité sonore, mixage, décodage, et tous les concepts qui en découlent autour du logiciel libre.

L’article passe en revue les problèmes liĂ©s au tĂ©lĂ©chargement, Ă  la qualitĂ© sonore, aux logiciels libres, aux indĂ©pendants de la musique. Très intĂ©ressant il donne de la matière Ă  penser et un point de vue philosophique sur ces sujets.

Bonne lecture !

Source


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