Archive pour la catégorie 'Dogmazine'

Linux dans les productions musicales…

Jeudi 7 février 2008

Après que notre ami Dana nous ait gratifié de ses trouvailles en matière de musiques libres, je voudrais vous faire part des miennes concernant les logiciels sous linux de production audio. Bon il est vrai que j’ai déjà écris pas mal de news sur le sujet, mais c’est bizarre comme en 1 mois les choses peuvent évoluer…

Tout d’abord on va commencer par annoncer un événement pour les Maoistes libres convaincus (et les autres). La LAC (Linux Audio Conference) du 28 février au 2 mars 2008 à Cologne chez nos amis germaniques. Gros rassemblement en tout genre de programmeurs, musiciens, curieux, militants… bref, un événement très important duquel sortira certainement beaucoup de bonnes choses.

lac

Inscriptions ici !

Nouvelles sorties et mises à jour de logiciels !

En vrac et parce qu’un article de 500 lignes est trop long à lire…

Ardour 2.3 (corrections de bugs, amélioration de prise en charge de certains matériels… et bonne nouvelle, l’auteur travaille sur un éditeur MIDI à intégrer dans les prochaines versions du logiciel !)

Dons, téléchargements et informations complémentaires sur le site officiel d’Ardour !

LMMS 0.3.1 (corrections de bugs en tout genre pour ce séquenceur audio/midi à l’interface aussi intuitive qu’un Fruity Loops).

Et lui aussi a droit à son site officiel !

EnergyXT (logiciel non-libre et commercial mais on l’aime bien quand même, là aussi corrections de bugs, stabilité…).

Par contre il n’a pas de site officiel… euh non ça va je déconne, il est là !

Jack 0.109.2 (corrections de bugs, support de nouveaux matériels firewire…), c’est un éventreur londonien qui est né vers… euh, non c’est un centre de connexions audio pour linux, il permet à beaucoup d’applications de dialoguer, de se synchroniser pour créer un environnement cohérent de production numérique.

Sa maison londonienne est ici !

Ça c’est pour les mises à jour des logiciels de production sous linux.

Maintenant,

L’arrivée !
Arrivée remarquable et remarquée de Renoise sous linux. Tracker très puissant tournant jusqu’alors sous windows et mac, il a été porté depuis peu sous linux en version 1.9.1. Jack, vst, alsa sont les noms d’oiseaux auxquels vous êtes habitués et qui rentrent très bien dans la “maison” Renoise.

Un petit tour par le site officiel pour s’en convaincre et pourquoi pas acheter une licence de ce très bon logiciel propriétaire sous linux.
Je garde le meilleur pour la fin, comme toujours. Après l’éventreur (jack) et les flans (alsa) voici venue le temps…

de Saz !

Non, ce n’est pas un diminutif de saxophone prononcé avec un seveux sur la langue, mais un studio professionnel entièrement sous linux ! Ça se passe sur Paris et de commentaire tellement la démarche est à encourager.

Petit topo :

SAZ Paris dispose d’un studio d’enregistrement informatisé grâce à une station audionumérique fonctionnant sous un système Linux dédié et optimisé, à très faible latence, permettant l’enregistrement, la retouche, le montage,le mixage automatisé et le mastering en 24bits/96kHz. Plus d’une centaine de plugins audio sont disponibles (LADSPA et VST !).

Au sein d’une boutique de vente de CD, ce studio d’enregistrement a fait le pari de linux pour son matériel audio. Chapeau les artistes !

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La musique “libre” n’est plus une utopie… depuis longtemps

Mardi 22 janvier 2008

introduction - les préjugés du sceptique

Le monde de la musique diffusée sous licences de libre diffusion (ou : licences ouvertes ou encore “copyleft”) s’enrichit chaque jour de nouvelles œuvres, et, même s’il est difficile d’évaluer la part des enregistrements présentés sous cette licence dans le monde de la musique en général, il n’y a aucun doute sur le fait que le nombre d’artistes qui choisissent ce mode de circulation de leurs travaux s’accroît de manière exponentielle.
Néanmoins un certain nombre de préjugés persistent quant à la nature et l’intérêt de ces œuvres. Certains continuent de parler du monde des musiques “copyleft” comme d’une “utopie”. D’autres laissent à penser que ces productions seraient qualitativement moins réussies que celles inscrites au répertoire de la Sacem par exemple. Les mêmes tendent à considérer les artistes “copyleft” comme des amateurs dilettantes, qui ne pratiquent pas leur art aussi sérieusement que les professionnels.

Ces trois préjugés peuvent être aisément dénoncés comme tels, si tant est qu’on prend la peine d’écouter un peu les musiques en question. Le but de cet article est justement d’inviter les sceptiques à découvrir, à l’occasion de la sortie simultanée de plusieurs compilations, quelques enregistrements qui contredisent manifestement les trois objections de nos détracteurs.

J’ai choisi cinq compilations et un site de diffusion à titre d’exemples - il y en a sûrement eu d’autres depuis le début de l’année, et je vous invite à compléter l’article dans les commentaires.

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Cent pierres précieuses pour Camomille
On débute avec un événement réjouissant dans notre vaste monde, puisque le netlabel canadien Camomille fête la sortie de son centième opus ! Vincent Fugère explore depuis 2002, ce qui fait de Camomille un des plus anciens labels sous licence libre, les mondes de l’electronica, des univers les plus apaisés et délicats jusqu’aux pépites plus aventureuses. Un fleuron de la musique copyleft dont vous aurez un large aperçu grâce à cette compilation réunissant les artistes suivants : Lackluster, Twerk, Henrik Jose / Bliss, Julien Neto, Khonnor, Ilkae, Talve, Anders Ilar, Hunz, Jemapur, Proswell, Vim, Epoq,ST, Pocka, Troupe, Makunouchi Bento, Tang Kai / Mikael Fyrek, Blisaed / Seathasky, Sense, Transient, Fah, Planet Boelex feat. Lisa’s Antenna, Emanuele Errante, Kaneel, Shiftless, The Open Directory Project, Nil, Hofuku Sochi, Kyle Dawkins, Ks, Slash, Muhr, Papercutz, Imtech, Beatslaughter, The Kodama Institute, Mattia Marchi et MigloJE.
Que du beau monde donc, des nouveaux mais aussi comme le dit mon copain bituur des “piliers anciens’”, sans parler des pochettes à imprimer dont on nous gratifie à l’occasion de cette sortie.

Le tout est disponible ici, sous licence CC of course :
http://camomille.genshimedia.com/index.htm

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Anti-Social ou “les invertis”

Le label Anti-Social, fort d’une dizaine de productions toujours iconoclastes (on se souvient de leur remarquable, terrifiante et hilarante compilation de remixes de discours de Serge Dassault), publie un recueil intitulé L’atelier d’Héphaïstos, franchement expérimental, dérangeant et délicieusement subversif : en effet, la consigne passée aux artistes les contraignait à inclure dans leurs délires exploratoires un message “à l’envers”. je ne résiste pas aux plaisirs de citer le track-listing et les messages subliminaux subtilement disséminés dans le disque.

01-GAzTRIC_There-are-sandwiches-and-sandwiches
Ce morceau contient un message pour aider à faire des sandwichs ( english version )
02 Lain-spectres_du_passé
Ce morceau contient une critique de la religion
03-JKP -vegreenoittems
Ce morceau contient une injonction “Mets toi en grève”
04-Levraibernardo - Comptine des enfants pas sages
Comme son l’indique…
05-D’incise - Sur l’herbette en territoires
Ce morceau contient une double lecture fragmentée d’un article de journal sur la Palestine
06-Matohawk - un orage provencal
Ce morceau contient un bulletin météo de la bretagne
07-[k] - 4.8.15.16.23.42
Ce morceau contient le numéro de carte bleu de l’auteur

Compilation L’atelier d’Héphaïstos diffusées sous licence CC nc nd 3.0. et téléchargeable ici :
http://www.antisocial.be/

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Les terres en friches d’Insubordinations

Avec le label suisse Insubordinations, qui est sans doute une de mes maisons préférées en musique pas comme les autres, on sort de l’électro proprement dite, mais on demeure dans l’exploration sonore la plus barrée, avec mult artistes improvisateurs, navigant à leurs risques et périls, au gré de trouvailles inouïes, dans le secteurs du free jazz, de l’électro-accoustique, de la poésie proclamée, et d’autres mondes encore qui n ‘ont pas de nom. Le mix Monographic (volume 6) permet de se faire une idée de ces territoires non subordonnés (et d’écouter des gens aussi géniaux que d’Incise, Adrian Juarez ou Plaistow). Voici la track list :

1 [insubcdr02b] Plaistow - Mairie Des Lilas
2 [insub21] Apeiron - night in Krakow (excerpt)
3 [insub15] Rosa Luxemburg new Quintet - Volumes
4 [insub05] Jacques Demierre - black/white memories (excerpt)
5 [insub13] Mathias Delplanque - SOL (excerpt)
6 [insub17] Adrián Juárez - sandias correntinas (excerpt)
7 [insub11] Martine Altenburger & Lê Quan Ninh - Love Stream (excerpt)
8 [insub23] KARST - ft. Abstral Compost

Mix téléchargeable sur le site du magazine INQ-MAG :
http://www.inq-mag.com/2007/12/30/monographic-006-insubordinations/
De nombreux enregistrements sont disponibles au format mp3 sur le site du netlabel :
http://www.dincise.net/insubordinations/home.html

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Les douceurs sauvages d’another record

Le label Another Record (pour lequel j’ai forcément une certaine sympathie) oeuvre depuis 2001 dans le rayon folk, indie pop et post-rock, avec des incursions du côté de l’expérimental et de le musique “outsider” : le troisième volume (déjà !) de leur compilation annuelle, Sweets for the Wild, vient de sortir pour le nouvel an, et contient deux disques, qui s’avère tout à fait dans la lignée des musiques défendues par le label. On y trouvera mult artistes européens et américains, avec de vieilles connaissances (Nos amis toulousains de Recife, et le meilleur bassiste du monde, Laurent Paradot, ci-devant moitié de Gatechien, meilleur duo basse-batterie du monde, qui tente ici de faire concurrence à son copain Luis Francesco Arena), et aussi des tas de gens que je ne connaissais pas, comme Jack Lewis, le frère de Jeffrey Lewis (si!) qui nous gratifie d’un marrrant The day that Neil Young died, ou les prometteurs Via Dubai (qui n’hésitent pas à ponctuer leur single post-rock d’arrangements “grand orchestre somptueux” de toute beauté).
Voici donc la track list :

Volume 1 -

1. RROSE TACET - I drop all the chorus (4.18 / 5.91 Mo)
2. POLDER - Feeler (3.50 / 5.28 Mo)
3. VIA DUBAI - Time (3.47 / 5.20 Mo)
4. THIS IS BLUE - Montreal (4.04 / 5.59 Mo)
5. MOONPALACE - Your words (4.21 / 5.99 Mo)
6. DOLORES - Obscene (4.08 / 5.58 Mo)
7. YOUR SPOKEN HOROSCOPE - My name is Joseph (4.42 / 6.55 Mo)
8. THE HEALTHY BOY - There are things (3.15 / 4.48 Mo)
9. JACK LEWIS - The day that Neil Young died (3.09 / 4.34 Mo)
10. YEEPEE - The worst concert ever (2.43 / 3.73 Mo)
11. PHOEBE - To be of use (3.23 / 4.66 Mo)

Volume 2 -

1. DAY IN DAY OUT - I want faithfulness (7.15 / 9.95 Mo)
2. DRIFT EASE LINE - Mint green (3.40 / 5.04 Mo)
3. BLUE HAIRED GIRL - Uterus (3.33 / 4.87 Mo)
4. LAURENT PARADOT - Silence (3.24 / 4.67 Mo)
5. KRAKEN OXEN - Residents illuminating peace (4.29 / 6.16 Mo)
6. DREW DANBURRY - Red rock virgin’s encounter with winter nights (3.15 / 4.46 Mo)
7. ROKEN IS DODELIJK - In these places (2.01 / 2.79 Mo)
8. CHRIS MAHER - Exposing bone (3.29 / 4.78 Mo)
9. RECIFE - L’univers (5.16 / 7.24 Mo)
10. UP TO THE GROUND - One and a half (3.47 / 5.20 Mo)
11. 21 LOVE HOTEL - Bella ciao (cover) (4.12 / 5.78 Mo)

Toutes ces beautés sont disponibles sur le site du label au format zip, mp3, ogg, et diffusées sous licence CC nd nc 3.0.
http://www.another-record.com/fr/?page_id=89

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La famille bricolo de Colllective family

On demeure dans le rayon indie, avec un collectif nommé Collective Family, que j’ai découvert récemment, une famille composée principalement de musiciens américains, évoluant dans les sphères des musiques modestes mais parfois géniales de la lo-fi, de l’electronica ou du folk allumé. On y retrouve des gens aussi délicieux que Tiny Folk, les Lonesome Architects ou Dustin and the furnitures. À l’heure où je vous cause on peut télécharger 118 albums sur le site. Alors je vous fais grâce de la liste. Je ne résiste toutefois pas au plaisir de vous copier la déclaration d’intention de la famille :

“The Collective Family is a group of artists who give their music away!

We got together and decided we’d rather share our music so that more people could enjoy it. After all, isn’t the most noble goal of mankind to make neat music and then put it online for free? Well, we think it is, anyway.
Sure, there are plenty of sites where you can download free music. But the collective is based around a community, and communities are awesome. Plus, we think this is the coolest place around to download indie music.”

Ces brillants bricoleurs offrent leurs œuvres sous licence CC NC ND au format .bitorrent sur le site :
http://001collective.com/

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Enfin, on rebranchera les guitares et on appuiera comme des malades sur les pédales de disto pour la compilation PUNK-POST-PUNK (dire PPP), parce qu’il y a encore des jeunes et des moins jeunes qui font du punk, du vrai, et ça fait un bien fou de le savoir. Parfce que bon, y’a des moments où il vaut mieux hurler quand même, passer outre les sophistications civilisées, et envoyer la sauce.

01 PPPzine Intro (la leçon de Gérard)
02 Louis Lingg & The Bombs : Chomsky Saved My Life
03 Johnny Boy : Rock’n'Roll Sux
04 Hot Dog Addict : Martini Girl
05 This Is Pop : X-Berg
06 Charles De Goal : Terrorist Bad Heart
07 IKU : Putrefaction
08 GLU : Parasite (version démo)
09 GOMM : Into Perfection (version démo)
10 Pogomarto : Génération Tchernobyl
11 JeanBleu : Jean Wai
12 FuturS Ex : Rendez-vous des fous
13 €uroshima : €uroshima (mon amour)
14 Otaké : C.T.E.
15 Monkey Test : Egocentré
16 [P.U.T] : Please (live 18 Marches)
17 PPPzine : Outro (et vous ?)

Compilation téléchargeable sur le site du blog “Génération extrême”, sous licence CC BY NC 3.0. :
http://generation-extreme.com/PPP/compil.html

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Conclusion (réponses aux objections du sceptique)

La musique copyleft, une utopie ? Certainement pas. Cela fait des années que des artistes se produisent de la sorte, et ils ne s’en portent pas plus mal manifestement. Ils ne se sentent pas en tous cas irréels, ou en attente de réalité, si on veut bien entendre dans le mot “utopie”, un monde meilleur qui risque bien de ne jamais advenir. Le monde des musiques sous licence libre est bel et bien advenu ces dix dernières années, et le qualifier d’utopie, c’est nier l’existence de milliers d’artistes et de millions de mélomanes. Ce qui est tout de même limite intellectuellement.

La musique copyleft, moins intéressante musicalement que les productions traditionnelles ? Il existe évidemment dans les productions copyleft des choses tout à fait sans intérêt. Pour le reste, je vous laisse vous faire votre propre opinion en comparant n’importe quel morceau des compilations précitées avec par exemple les singles enregistrées par les nouvelles stars des académies télévisuelles à la mode. Mais savez-vous par exemple que ce disque là a été reconnu parmi les meilleurs disques de l’année par quelques médias futés et néanmoins populaires (je parle du disque d’Angil, Oulipo Saliva, œuvre ambitieuse et jouissive s’il en est), voir :
http://www.pragmazic.net/Angil_Oulipo_Saliva

Quant au manque de sérieux et à l’amateurisme, c’est bien mal connaître le quotidien de bien des musiciens en ce bas monde, et oublier que les frontières entre professionnels et amateurs s’avèrent pour le moins poreuses (et il en ainsi depuis au moins l’invention du rock’n roll et de la pop, ce qui doit faire plus de 50 ans : songez à tous ces artistes des années 60 qui, bien que n’ayant jamais rien gagné (pécunièrement) de leur art, n’en sont pas moins considérés de nos jours comme des monuments historiques). Rappelons aussi qu’il existe des musiciens exigeants qui se préoccupent moins d’avoir du succès que d’explorer avec ténacité les voies et les territoires qui s’offrent à leur sensibilité singulière (et que sans eux, il n’y aurait jamais rien de neuf sous le soleil). Les soi-disant experts de la culture, qui fourbissent de délirants projets de lois pour domestiquer et limiter l’expression des artistes qu’ils disent “amateurs“, plutôt que de soupçonner une absence de sérieux chez les artistes copyleft, devraient commencer par s’intéresser sérieusement à ces musiques.

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[LCL08] Bo Marley + Disrupt + Volfoniq = Jam’in Sauce !

Vendredi 21 décembre 2007

Vous souvenez-vous du festival “Dub en sauce” organisé en partenariat avec Dogmazic en juin 2007 ? Le public présent aura eu le joie de pouvoir découvrir en chair et en os Disrupt et Bo Marley du label Jahtari croisant le son avec Volfoniq.
Il aurait été dommage d’en rester là non ?
Alors comme c’est noël, en souvenir pour ceux qui y étaient et en lot de consolation pour les absents, voici un cadeau qu’on vous a gardé au frais ;)

Dernière sortie sur LCL rec. : “JAM’in SAUCE” (LCL08)

Feat. Bo Marley, Disrupt & Vofloniq
3 morceaux 100% improvisation dub !

Sud de la France languedocien, juin 2007.
Trois groupes prennent un repos bien mérité après le festival “Dub en sauce“.
Mais, la chaleur, l’atmosphère, le vin et la bonne cuisine s‘en mêlent et la maison de vacances est très vite transformée en résidence d’artistes !
Résultat : plusieurs morceaux émergent de cette collaboration impromptue.
Nous en avons sélectionnés trois, pour vous faire partager ces moments savoureusement improvisés par Bo Marley, Disrupt et Volfoniq.

Bon apétit !

01 -
02 -
03 -

> Credits & release info

Cliquez sur la pochette pour le télécharger !
[téléchargement libre et légal]

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Semaine du libre à Grenoble du 3 au 8 décembre !

Vendredi 23 novembre 2007

La commission multimédia de EVE (Espace de Vie Etudiante) organise « la Semaine du Libre » du 3 au 8 décembre. En coopération avec La Guilde, Boxson et Les petits débrouillards, nous partagerons avec le grand public les joies du libre: créer, modifier, lire, écouter, regarder les oeuvres « copyleft ». Débat controversé lors de la loi DADVSI en juin 2006, les représentants de la création libre vous invite à appréhender les enjeux de ces concepts trop peu connus à travers plusieurs animations ludiques et informelles, pour la première fois à Grenoble.


Du lundi 3 au vendredi 7 décembre de 12h à 14h

  • Présentation de logiciels libres: chaque jour un thème particulier sera mis en avant par la présentation de différents logiciels de qualité égale ou supérieure aux logiciels propriétaires. Au menu de la semaine: , multimédia (audio, vidéo…),bureautique(openOffice), web (navigateurs, rss…), graphisme (PAO, design…), messagerie ( client mail, tchat…), .
  • Happenning-paint collaboratif: une grande toile sera tendue pour que les passants viennent participer à la peinture entamée par les précédents. Le résultat donne lieu à un tableau aux multiples auteurs qui par ce jeu s’initient aux plaisirs de l’oeuvre de collaboration, placée sous licence Art Libre.
  • Composition musicale collaborative: sur un sample existant sous licence Creative Commons, nous proposons au visiteur d’improviser une partie des textes du morceau final, qui sera l’assemblage de ces nombreuses participations. Chaque musicien recevra par mail le résultat composite dont l’issue aurait été impossible sans l’accord de chacun pour partager sa contribution selon les termes d’une licence libre.


Samedi 8 de 10h à 18h

  • Install party: après avoir suscité la curiosité pendant la semaine, l’équipe accueillera samedi le public muni de leurs PC pour les aider à l’installation et à la configuration de nouveaux logiciels libres ou systèmes d’exploitation pour ceux qui ont envie de passer sous Linux. Ils patienteront avec les crêpes - à prix libre pour l’occasion - pendant les temps de chargement des nouveaux outils sur leurs ordinateurs, et rentreront chez eux avec de vrais outils de pro sans avoir débourser le prix des licences onéreuses des éditeurs, et sans risque de verrouillage numérique quelconque.

A bientôt pour ces rendez-vous !

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ArtistX 0.4 Powua !

Dimanche 18 novembre 2007

Après avoir annoncé la version 0.3, le dogmazine suit de près l’actualité de cette distribution GNU/Linux basée sur Debian orientée créations multimédia.

La grosse nouveauté de cette version 0.4, hormis les évolutions des paquets (Kernel 2.6.22, Ardour 2.1…) et interfaces graphiques (KDE 3.5.7 et Gnome 2.20) est la possibilité de participer au projet Powua. Le projet Powua est un projet open-source de mise en réseau des ressources d’ordinateurs (un peu comme les projets SETI ou Folding at Home) pour rendre des scènes 3d et réduire ainsi les temps de calculs des animations rendues sous Blender (par exemple). Le client est disponible sous Windows, Mac et bien sûr GNU/Linux.

En phase beta depuis octobre 2007, le site officiel propose de beta tester le système en envoyant un mail.

Powua est un projet basé sur le logiciel libre qui est maintenant dans bêta et donne des crédits libres pour render sur Blender + Dr.Queue + Yafray. Nous recherchons des betatesters et ainsi si vous voulez essayer demandez un code à beta@powua.com ou allez sur www.powua.com et obtenez plus d’informations.

Un beau projet à soutenir et à suivre de près pour toutes les personnes souhaitant se rendre la vie plus “collaborative” avec leurs oeuvres !

Sources : Softpedia, Linuxgraphics, ArtistX

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Radio Amarok

Mardi 30 octobre 2007

Les non linuxiens ne connaissent sans doute pas Amarok le lecteur/gestionnaire de fichiers musicaux le plus poussé sous linux (environnement KDE). Une petite piqûre de rappel.

amarok

Amarok est considéré comme le meilleur lecteur de musiques tout OS confondu. Ses fonctionnalités sont multiples et extensibles (grâce à des scripts conçu pour le logiciel).

Ses principales fonctionnalités sont :

  • Fonctionnalités de lecture
  • Intégration de logiciels
  • Interaction
    • Interaction avec des logiciels externes
    • Interaction avec du matériel
      • Support de l’iPod
      • Possibilité de configuration manuelle d’un appareil non reconnu (Lecteur format clef USB générique)
    • Gestion des raccourcis globaux
  • Fonctionnalités esthétiques
    • Fondu enchaîné (crossfading)
  • Interaction avec des Web services
    • Utilisation de MusicBrainz pour compléter les tags ID3 des chansons
    • Récupération des paroles des chansons
    • Récupération des couvertures d’albums sur le site Amazon
    • Intégration dans Amarok d’un onglet Wiki récupérant sur Wikipédia les articles sur l’album, l’artiste ou la chanson en cours d’écoute
    • Gestion intégrée et support des flux radio de Last.fm
    • Intégration du site de vente de musiques sans DRM Magnatune
    • Permet l’abonnement aux flux RSS pour la baladodiffusion

amarok

Venons-en au sujet de l’article maintenant.

Le site Radio Amarok est un site dédié à la promotion du logiciel ainsi qu’à la promotion de la “free music”. Ils sont un peu en panne d’idée design pour leur prochaine version de leur site, aussi ils demandent à leurs lecteurs/auditeurs de leur soumettre des idées ! Le tout devra être publié en CC-By-NC-SA et envoyé avec les sources en SVG/PNG/PSD avant le 3 novembre.

radioamarok

A vos gimp !

Sources :

Radio Amarok , Wikipedia , KDE-News.

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1000 jours de musique libre

Samedi 20 octobre 2007

Mille jours d’existence pour l’archive de musique libre de dogmazic.

logo Musique-libre.orgA l’époque, les Creative Commons n’étaient pas encore lancées en France et nous étions les seuls a consacrer une plate-forme à la musique en licence libre. Le site s’appelait musique-libre.org.
Depuis de nombreux acteurs ont vu le jour pour contribuer à l’essor de ce qui est devenu un véritable mouvement.

Longs débats avec la communauté du logiciel libre au sein de laquelle l’enthousiasme n’était pas unanime. Libres, pas très libres, nous parlons désormais de musique en licences ouvertes, montrant que l’ouverture ou la liberté accordée sont variables d’une licence à l’autre.

Au départ, il nous avait été bien difficile de rassembler quelques dizaines de titres à proposer sur notre site.
Quelques artistes toujours actifs sur dogmazic s’en souviennent encore.
Désormais, jusqu’à 200 000 écoutes et téléchargements sont effectués quotidiennement, plus de 16000 titres sont disponibles.

Les inscriptions de morceaux sur dogmazic

Ces 33 mois ont été denses, riches en rencontres, réelles et virtuelles, en débats passionnants et animés, et surtout une masse énorme de travail bénévole aujourd’hui déployée par une quinzaine de personnes, toujours dans l’urgence, avec les moyens ridicules que vous connaissez.
Nous étions trois au début de l’aventure, basés à Bordeaux. L’été suivant, le site a pris de l’assurance avec l’arrivée d’un programmeur digne de ce nom dont l’efficacité continue de nous épater : xulops. Deux excellentes recrues ont rejoint l’équipe en même temps : Christophe, dont le professionalisme a fait, par exemple, que la borne Automazic voit le jour, et Didier dont le dynamisme et l’enthousiasme sans faille a toujours permis de recadrer les débats et d’avancer.
Nous avons été rejoints ensuite par Edised, Marcovitch, Blacknose, Mpop, Aisyk, Julien, Pelf, qui ont su trouver leur place et chacun apporter énormément dans différents travaux, et le meilleur reste à venir.

Cette archive va aujourd’hui être disponible au sein des médiathèques et qui sait, plus tard dans d’autres lieux publics.
L’intérêt des médiathèques pour Automazic démontre une véritable reconnaissance de l’alternative que nous prônons depuis tant d’années. C’est assurer un peu plus la culture pour tous et par tous.

Quant à Pragmazic, il vise à structurer le secteur de la musique en licence ouverte. Car rappelons qu’un label est avant tout un soutien moral, artistique et logistique pour l’artiste. Nous espérons que Pragmazic contribuera à démontrer qu’un modèle juste est possible dans la distribution commerciale de la musique.

Nous avons le sentiment de ne jamais avoir trahi la mission que nous nous sommes fixée par l’objet de l’association Musique libre ! :

  • Soutenir & promouvoir la création & l’exploitation musicale indépendante dans le cadre des licences libres.
  • Militer pour la gestion individuelle des droits d’auteur auprès des sociétés civiles, organisateurs de spectacle, labels & diffuseurs.
  • Informer les artistes & le public sur les modes émergents de diffusion & d’exploitation des œuvres musicales à l’ère numérique & sur l’économie qui en découle.

Les mois et années qui viennent risquent de demander toujours plus de travail,
nous rappelons à tous que nous sommes éternellement à la recherche de développeurs, de graphistes, de rédacteurs, et de toute âme qui se sentirait un rôle dans ce projet.

Merci à tous de participer en tant que mélomane ou en tant qu’artiste au succès de cette aventure.

Un merci particulier à tous les généreux donateurs qui contribuent par leur générosité à maintenir dogmazic.net en vie.

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Radiohead : pay as you please !

Mardi 2 octobre 2007

Entendu sur France Inter ce matin.

Le prochain album de Radiohead “In Rainbows” sera disponible en deux versions. Une version accessible via leur site internet où le prix sera “pay as you please” (= payez comme ça vous plaît) et une version “collector” à prix fixe (environ 60 euros).

L’image du site de Radiohead qui annonce leur prochain album.

L’album à prix libre (avec un minimum de 0.65 € de frais) de zéro à ce que vous voudrez y mettre, telle est la stratégie pour “contourner les maisons de disques” dixit un article du Courrier International. N’acceptant pas que Itunes vende ses albums en pièces détachées, le groupe s’est séparé d’EMI, sa maison de disque et distribuera son album exclusivement sur son site. Radiohead considère ses albums comme des oeuvres à part entière.La version collector déjà disponible en pré-commande (il sortira en décembre) contiendra l’album cd, un livret de 40 pages, 2 vinyles et un autre cd.

La chute des ventes de disques mène les artistes vers des expérimentations originales pour vendre leurs albums. Après les morceaux de musique cachés dans les WC des concerts de Nine Inch Nails, la prochaine étape sera-t-elle la libre diffusion sous licences libres ?

Source : Courrier International, France Inter (émission du “sept dix” du 02 octobre 2007 à 13 minutes 50), 01net.

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Web-radios, des accords et des prix.

Mercredi 26 septembre 2007

Une actualité très chargée en ce moment, le monde de la musique bouge sur internet.

Pour créer une web-radio avec des titres Sacem, il vous faut des autorisations des sociétés de gestion. Outre la Sacem (droit d’auteur), il vous faut aussi contracter avec les sociétés de gestion de droits des producteurs et interprètes (droits voisins). Lors des débats sur la loi DADVSI, un amendement refusé voulait étendre le système dit de “licence légale” appliqué aujourd’hui aux radio hertziennes et aux tv, aux web-radios.

La licence légale est un système de forfait annuel permettant à une radio hertzienne ou une chaîne tv de diffuser, moyennant finances, les musiques illustrant leurs reportages, leurs émissions, leurs programmations.

Ainsi, tous les sites internet voulant diffuser de la musique gérée par la Sacem doivent contracter avec la Sacem et les sociétés de gestion des droits voisins (producteurs / interprètes). Les cas de non autorisation sont nombreux, le plus célèbre étant celui de Deezer, ancien BlogMuzik, qui n’avait pas d’autorisation des producteurs pour l’ouverture de son service de musique streamée. Selon nos informations, le site est toujours dans l’illégalité puisqu’aucun accord a été conclu avec les sociétés de gestion de droit.

Le 15 septembre donc, des accords ont été annoncés entre Technopol et les sociétés de gestion collective des droits de producteurs de phonogrammes, la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) et la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France). Ces accords ne concernent que les web-radios diffusant des musiques électroniques.

Reste des accords plus larges à conclure pour les différents acteurs.

Après les accords conclus entre les sociétés de producteurs et France-Webradios, la Sacem et et cette dernière (l’Association Nationale des Web-radios) sont parvenues à un nouvel engagement sur les contrats type et les rémunérations prévues.

Extrait :

Par cet accord, les webradios associatives pourront diffuser sur leur site Internet les oeuvres du répertoire de la SACEM, pour leur activité d’écoute en flux continu.

Par cette signature, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique dont les oeuvres diffusées par des webradios associatives seront rémunérés à hauteur de 6% de l’ensemble des recettes avec pour toute webradio dont :
- le budget annuel est inférieur à 20.000€, un minimum de 60€ par mois pour les trois premiers canaux de diffusion,
- le budget annuel est inférieur à 40.000€, un minimum de 120€ par mois pour les trois premiers canaux de diffusion.

Cet accord remplace le contrat précédemment mis en place par la SACEM.

Grille tarifaire

A ces sommes s’ajoutent donc les tarifs négociés avec les producteurs (qui sont à peu près les mêmes que ceux négociés par Technopol, le lien sur le site officiel du SCPP n’étant plus valide), soit : 240€ HT (pour la SCPP) + 120€ HT (pour la SCPF) par an.

Comptez bien, avec les 720€ HT ça nous donne un total de …. roulement de tambours…. 1080€ HT par an pour enrichir Zazie, P.Nègre et leurs copains ! Tout cela reste encore bien cher pour un modeste site perso qui veut se faire sa petite playliste.

radio canard

un exemple de radio canard…

Heureusement qu’avec les modules playlistes de Dogmazic, vous pouvez créer vous-même une liste de musiques, puis la partager avec vos amis, leur envoyer par mail, la publier sur la radio et reprendre les podcast sur vos sites !

Sources : SCPP, Les Catalyseurs Numériques, France-Webradios, Technopol, PC-Inpact, Radio-canard, Et un grand merci à leto_2 du forum Framasoft.

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Gratuit c’est pas libre !

Dimanche 9 septembre 2007

Gratuit c’est pas libre !
C’est vrai quoi : il serait temps d’inverser le gimmick facile : ‘libre c’est pas gratuit’, à quoi répondent facilement divers intérêts, et qui se décline d’ailleurs pour peu qu’on y cède en ‘gratuit c’est libre’ ou en ‘libre de droit c’est gratuit’.

Eh ben non ! Et même le fameux “prix libre” ne saurait permettre à d’aucuns d’arguer que “ben quoi c’est libre”… Car en effet c’est précisément et rigoureusement libre, à telle enseigne que si tu files 1€40 pour 2 cds, moi le vendeur suis également libre de te dire : “no blemo, mais tu vois, tu gardes tes 1€40 et je garde mes cds, je suis libre comme toi”. Ah !!

beth'copyleft : 1 logo du copyleft par bituur esztreymCar, soyons sérieux, toute l’entreprise de la musique libre, depuis que Ram Samudrala a écrit la Free Music Philosophy en 1994 puis 1998, et la Free Music Public License en 2000-2001, et depuis qu’apparurent la Licence Art Libre en 2000 puis les Creative Commons fin 2001-2002 (us), et d’autres, est de manifester, non que tout-li-monde-il-y-fait-c’qu’y-veut, mais que le musicien, l’auteur, reprend la main, contre les “intermédiaires”, ceux-là mêmes qui dans toute l’histoire du droit d’auteur déséquilibrent (ou tentent de - souvent avec succès - déséquilibrer et biaiser à leur avantage) la relation entre les auteurs et le public.

Quiconque travaille dans le domaine de la “production audiovisuelle” pour faire large, sait que le “libre de droit” n’est pas gratuit : le web regorge de sites de producteurs/distributeurs de “musique libre de droits” que les clients potentiels, producteurs de pubs, de sonorisation, de clips, de sonneries téléphoniques, de “tounes” (à la québéquoise) d’ascenseurs etc., savent être libre de perceptions, mais néanmoins payantes : ces musiques “libres de droits”, vendues “au kilo”, ou au “Mégabyte”, n’entraînent nul engagement de perceptions ou droit d’auteur d’aucune sorte, mais sont payantes ; ces sites ont des catalogues, des tarifs, on raque, et voilou. L’utilisateur paye un tarif, et basta.

Or voici que se méprenant, cherchant la martingale (et comment les blâmer - sauf que : là non…) et découvrant la “musique libre”, “dite” ou “réputée” gratuite (et la confondant avec..), d’aucuns s’imaginent pouvoir trouver là la poule-aux-oeufs-pas-bézef, voire nib’. Ben non !

Ne serait-ce que pour la raison, qu’ils n’ont pas encore aperçue, que l’utilisation d’une musique libre (id est publiée sous licence de libre diffusion) suppose que l’oeuvre dérivée, savoir la publicité, le podcast radio, le clip - si la musique qu’ils intègrent est sous licence libre - soit sous même licence : … la pub, le clip, doivent également être sous licence libre… c’est-à-dire librement réutilisable, modifiable, (re)distribuable, etc…

Mais même sans cette condition de viralité de diffusion libre, l’usage des licences de libres diffusion implique le respect de certaines règles. Cela n’a rien à voir avec les “musiques libres de droits” : lesquelles, on contacte le site ou diffuseur, on achète la zik, et basta. Là non : dans le cas de la musique libre, on contacte l’auteur, le label, on se conforme aux termes de la licence, on paye à l’auteur ce que de droit, et l’on rediffuse l’oeuvre dérivée selon les termes indiqués par la licence choisie par l’auteur…

D’où confusion entre “musique libre de droits” et “musique libre” : car ce n’est pas du tout, mais pas du tout la même chose.

La “musique libre” telle que nous l’entendons ici, et que tend à s’en répandre le sens, est la musique dont les auteurs ont choisi d’assurer eux même la gestion (gestion individuelle - et non collective - des droits d’auteurs), et qu’ils ont choisie de diffuser sous des licences de libre diffusion, ou LLD, qui leur assurent la maîtrise de la dissémination.

Il est vrai que ne sont pas encore assurées les conditions publiques, économiques, d’une diffusion, distribution et valorisation économique des oeuvres “libres” ainsi entendues. Ce qui est fort dommage, car des études déjà menées montrent que la répartition de l’attention, diversité et symétrie, dans un régime de distribution et offre “libres”, est répartie beaucoup plus équitablement que dans un système concentré tel que celui qui domine encore actuellement.

La différence statistique est “blatant” comme disent les anglois : violemment saisissante, pourrions-nous traduire. Jusqu’à maintenant, les conditions dominantes actuelles des circuits de distribution et répartition de l’attention empêchent que se manifeste clairement la vertu macro-économique du libre pour la culture…

Wait and see… Watson est mort ; nous sommes vivants, passionnés et à l’oeuvre.

(note : il est clair - n’est-ce pas, nous l’espérons - sauf pour quelques tanches, que “gratuit c’est pas libre”, hein, comme l’illustre a fortiori l’usage par d’aucunes méga-entreprises du téléchargement gratuit pour peu que l’on se fade la pub imposée : n’y revenons pas…)

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