Archive pour la catégorie 'Dogmazine'

Appel à projet : make art 09

Thursday 25 June 2009

Lors d’un précédent article je vous avais parlé de cette association poitevine, Goto01, qui met en lumière les créations avec des logiciels libres (tournant sous OS libre), l’open-source, et la culture libre, en créant des événements, animant des ateliers de formation… Nous venons de recevoir cet appel à projets pour leur festival “Make Art 09″.

Que la force créatrice soit avec vous !!!


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du
7 au 13 
DECEMBRE 09 

english version

MAKE ART 2009
“What The Fork?!” pratiques distribuées et ouvertes en art FLOSS

APPEL A PROJETS


make art est un festival international dédié à l’intégration des
Logiciels Libres et Open Source (FLOSS*) dans l’art numérique.
*FLOSS = Free/Libre/Open Source Software

La quatrième édition de make art – “What The Fork?!” pratiques
distribuées et ouvertes en art FLOSS – se déroule à Poitiers (FR),
du 7 au 13 décembre 2009.

make art propose des performances, des présentations, des
ateliers et une exposition, centrés sur la rencontre entre l’art
numérique et le logiciel libre.

Nous recherchons actuellement des projets récents, innovants, basés
sur des logiciels libres et open source : performances musicales et
audiovisuelles, présentations, démonstrations de logiciels et
installations.

Cette année make art sera centré sur les pratiques distribuées
et ouvertes en art FLOSS. Dans ‘What the fork?!’ il est
question de décentralisation. Le fork c’est le bien.
La pratique du Fork, qui consiste à copier le code source d’un projet
puis de continuer à travailler sur une copie plutôt que l’original,
a souvent eu mauvaise réputation. Car cela engendrerait une scission
au sein du projet et de l’équipe de développeurs, et conduirait à des
projets différents et souvent incompatibles. Efforts gaspillés,
rivalités et querelles de développeurs, autant de concepts qui y sont
associés. Tout ça c’est de l’histoire ancienne et créer le fork
d’un projet dans l’intention de rivaliser est encore une autre
histoire.
La liberté de faire un fork permet la mise en oeuvre rapide
de nouvelles fonctionnalités et de personnalisations, en contournant
la nécessité d’acquérir le statut de celui qui dépose et valide (le
“committer”), en contournant les protocoles de corrections de bug ou
de demandes de nouvelles fonctionnalités, en travaillant de manière
distribuée, ensemble avec d’autres sans être obligé de suivre le même
et unique objectif, tout en travaillant depuis la même source, mais en
opérant par fertilisation croisée, en insufflant, en copiant, en
patchant, en améliorant, en expérimentant, en changeant de direction
et en fusionnant.
Cette pratique est largement boostée par les outils décentralisés de
développement de logiciel tels que Darcs, Mercurial ou Git. Il ne
s’agit pas de hacks faits à la va-vite, mais la création d’une
chambre d’expérimentation, qui laisse de côté la copie unique du
travail et qui démultiplie les idées.

Avant de proposer votre projet, veuillez lire attentivement les
consignes ci-dessous. Vous devrez télécharger le formulaire et nous
le retourner rempli à l’adresse makeart2009 =at= goto10 =dot= org
avant le 15 juillet 2009.

http://makeart.goto10.org
http://goto10.org

Calendrier
15 juillet             – Date limite de réponse à l’appel à projets
Début septembre        – Notification des projets sélectionnés
7-13 décembre 2009     – make art 2009

Consignes pour le dépôt de candidature
1. Téléchargez le formulaire de candidature ici. Le fichier est
au format OpenOffice .odt. Veuillez laisser le document dans ce
format lorsque vous nous le retournez.

2. Seuls les projets conçus intégralement avec des logiciels libres
et open source (FLOSS) et tournant sur un système d’exploitation (OS)
libre seront acceptés. Par conséquent : PAS de Windows, OSX, MaxMSP,
Reaktor ou Ableton Live !

3. Pour la proposition de tout projet d’installation, de performance
ou de présentation, veuillez nous faire parvenir les éléments
suivants :
- performance : 2 photos en haute résolution et 1 fichier audio
ou vidéo de haute qualité
- installation : 2 photos en haute résolution et 1 fichier vidéo de
haute qualité
- présentation ou démo : 2 photos en haute résolution (ou copies
d’écran dans le cas d’une présentation de logiciel)

Si la taille des fichiers dépasse 3 Mo, veuillez nous indiquer un lien
internet au lieu de les attacher à votre message.
Nous préférons recevoir les documents utilisant des formats ouverts.

4. Pour la proposition de tout projet d’installation ou de performance,
veuillez joindre à votre candidature une fiche technique complète en
détaillant la mise en place technique, le matériel que vous apportez
vous-même et le matériel dont vous avez besoin que le festival vous
fournisse. Soyez précis et spécifique !

5. Toute demande incomplète ne sera pas traitée.

Types de projet recherchés
Nous sommes à la recherche d’installations, de performances et de
présentations dont le sujet correspond au centre d’intérêt du
festival. Le thème du festival ‘What The Fork?! pratiques distribuées
et ouvertes en art FLOSS’ ne doit pas être restrictif, il peut être lié
au contenu tout comme à la réalisation technique de l’oeuvre.

Pour un aperçu des précédentes éditions, veuillez visiter le site des
éditions passées :
make art 2008, make art 2007 et make art 2006

Financement
make art est un petit festival, nous fournirons aux auteurs
des projets sélectionnés l’hébergement, le transport et un modeste
cachet. Nous ne sommes pas en mesure de financer le développement de
projets.

english version

make art est propulsé par GOTO10

Source : http://makeart.goto10.org/call/index.fr.html

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Hadopi, la « Contribution Créative », et après…

Saturday 2 May 2009
par dana Hilliot (1)

Nous sommes déjà invités à penser dans une perspective post-Hadopi. Je me situe dans ce courant d’analyse qui prévoit que la loi Hadopi sera non seulement quasiment impossible (techniquement et juridiquement) à mettre en œuvre, et j’ajouterais que, même si on appliquait certaines des dispositions prévues, les lobbys qui l’ont inspirée finiront par s’en désintéresser. Il en a été ainsi pour la loi précédente, dite DADSVI, et il n’y a pas de raisons qu’il en aille autrement pour cette nouvelle loi (2). Et je m’en réjouis à l’avance.
Dans cette perspective, seule une proposition alternative semble s’imposer : la licence globale, qu’on appelle aujourd’hui “contribution creative” (3) (qui elle-même se divise en plusieurs versions, universelle, optionnelle, graduelle, etc).
Nous voudrions dans cette brève tribune, de manière certes prématurée puisque les discussions sur Hadopi sont en cours, émettre au sujet de cette fameuse licence globale un avis inquiet, voire franchement négatif. Je précise tout de suite que le champ d’application qui m’intéresse concerne uniquement les œuvres musicales. Des questions se posent également pour la production cinématographique, mais ce champ là échappe à mes compétences.

Mettons toutefois les choses au clair d’emblée. Je suis totalement opposé au projet de loi Hadopi, non pas tant parce qu’il serait en réalité le projet des lobbys de l’industrie du divertissement (ce qu’il est) en vue de sauver ce qui peut l’être de leur business, mais parce qu’il rend possible et légal des techniques de surveillance qui pourraient très bien être détournées de leur usage déclaré (prévenir le téléchargement illégal) : il ouvre en quelque sorte la boîte de Pandore du contrôle accru de la vie privée. J’ajouterai, après bien d’autres critiques, que ce projet Hadopi est fondé sur l’idée tout à fait stupide qu’un téléchargement se substituerait à un achat, chaque œuvre téléchargée représentant ainsi un “manque à gagner” pour les ayants droits - si on empêche le téléchargement illégal, alors les mélomanes ou les cinéphiles iraient se précipiter chez leurs disquaires (enfin : ceux qui restent) ou bien sur les sites de téléchargement payant. Cette croyance est tout à fait délirante, et il est à peine de besoin de produire des études pour le prouver (4)..

Cela dit, l’autre terme apparemment inévitable de l’alternative, la licence globale, ne nous satisfait pas non plus, pour des raisons qui n’ont strictement rien à voir avec les raisons pour lesquelles Hadopi nous semble inacceptable. Je passerai outre les considérations techniques concernant la mise en place d’un tel dispositif (mais tout laisse à penser que ce dispositif ne sera pas moins compliqué de ce point de vue que celui que nécessite Hadopi), et j’essaierai de me concentrer sur les pré-conceptions sur lesquelles repose ce type de projet. À l’issue de mes analyses un peu sauvages, je proposerais toutefois un troisième terme à l’alternative hadopi/contribution créative, terme qui se formule assez simplement par : «laisser faire les artistes et les mélomanes », autrement dit, ne rien faire et observer.

1. Nous avons besoin d’une description plus complexe des mondes de la musique

La licence globale (ou : “contribution créative”) s’appuie (en partie) sur le postulat suivant : « tout artiste a droit à une rémunération pour son travail ». Ce postulat formulé en termes juridiques ne doit cependant pas faire illusion : on serait bien en peine dans le droit de trouver une définition de l’artiste qui puisse justifier une telle formule. Ou alors, si nous devions rédiger un nouvel article du droit d’où l’on pourrait déduire cette articulation entre la vie artistique et sa nécessaire rémunération, il nous faudrait fournir une définition de ce qu’est un artiste, ou du type d’activité qui permet de mériter ce titre, juridiquement parlant. “Ce qu’est un artiste”, quelles sont les qualités intrinsèques de ce genre d’être humain, ou quels seraient les critères permettant d’identifier juridiquement une activité artistique, voilà qui est affaire de fantasme, d’opinion, ou, au mieux, de philosophie. Vers où se tourner pour produire une définition objective, ce qui serait tout de même le premier acte d’une institution du droit ? Nous ne disposons pas jusqu’à preuve du contraire d’une définition suffisamment consensuelle pour qu’un projet de loi visant à sauver les artistes fasse l’unanimité ou bien soit simplement crédible.

Il y a tout lieu de craindre que la licence globale se satisfasse d’une situation de fait en guise de définition de droit : pour le dire concrètement, et vu comment les choses s’explicitent autour de cette licence, il y a fort à parier que, de fait, seuls les auteurs inscrits à la Sacem seront tenus pour les bénéficiaires légitimes du dit droit (5). Les projets autour de la licence globale considèrent que la Sacem devrait être “naturellement” l’organisme chargé de répartir aux artistes les sommes récoltées au titre de la licence globale. Et ce pour au moins deux raisons, que je voudrais d’abord exposer puis critiquer.

Indiscutable Sacem ?

L’une est assez prosaïque : la Sacem gère les œuvres des auteurs et des ayants droits qui ont souhaité être rétribués en échange de la jouissance que les mélomanes tireraient de l’écoute ou de l’utilisation de leurs œuvres. Comme elle est le seul organisme en France chargé de cette mission -redistribuer les droits afférents à la consommation des œuvres - il paraît logique de lui confier la tâche de redistribuer les sommes récoltées par la licence globale. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si :
1° tous les auteurs de ce pays étaient inscrits à la Sacem (nous savons que c’est loin d’être le cas) et
2° si, au sein même des membres inscrits, la répartition des droits afférents à la jouissance des œuvres s’opérait de manière indiscutable, c’est-à-dire, juste.
Or, à moins d’être tout à fait ignorant des débats ayant cours autour des rémunérations des auteurs, on ne peut manquer de relever le fait que justement, cette répartition fait débat, et que ça ne date pas d’aujourd’hui. J’ai envie de dire, puisque je ne suis pas membre de la Sacem, qu’à la limite, ces problèmes ne concernent que les membres de cette association. Si la Sacem devait être effectivement chargée de gérer la répartition des sommes récoltées par la licence globale, alors il suffirait de régler les problèmes en interne, et, à la limite, cela ne concernerait pas vraiment l’État ou les citoyens. Sauf que :
1° la Sacem étant en situation de monopole, et ce, avec l’aval bienveillant du droit, il y a là tout de même une question qui devrait interpeller de temps à autres le politique et
2° il existe des milliers d’auteurs qui ne sont pas membres de la Sacem, ce qui me conduit au point suivant.

Des auteurs irrationnels

L’autre raison relève d’une pré-conception discutable de la réalité de la création dans ce pays : cette pré-conception part du principe que les auteurs inscrits au catalogue de la Sacem sont suffisamment représentatifs du monde de la création réel, le reste, les artistes non membres, comptant pour trop peu pour qu’il soit légitime d’en faire cas, ou bien, dans une version plus caricaturale, qu’il n’y a d’auteurs digne de ce nom que ceux qui sont membres de cette vénérable institution. On retrouve ici un mythe contemporain que j’ai essayé de mettre à jour après d’autres dans mon texte Amateurs versus professionnels (6), celui selon lequel un artiste ne mérite ce nom qu’à exercer son art professionnellement, ou en vue d’en faire profession, mythe autour duquel gravite toute une pénombre d’associations du type : l’amateur est un dilettante, et ses œuvres ne peuvent au mieux qu’attirer la sympathie, tandis que le professionnel fait un travail sérieux, ce qui est le gage de la qualité de son œuvre. Sans parler des sophismes du type : “Tout travail mérite salaire”, or, “l’activité artistique est un travail”, donc, “l’activité artistique doit être rémunérée” etc.. bref, derrière cette édification de la Sacem comme représentant et porte-parole des “véritables” auteurs, ceux qu’il convient de prendre en compte politiquement, on peut aisément repérer tout une sérielle de fantasmes, de formules très peu rationnelles. Et surtout : ces fantasmes procèdent d’une vision tout à fait étriquée de la réalité. J’en profite d’ailleurs pour réitérer là un appel à des études sociologiques sérieuses, capables d’aller mener des enquêtes au-delà des informations fournies par les institutions et les chiffres du marché (internet fournit aisément si on veut s’en donner la peine, un tableau beaucoup plus complexe de la réalité du champ de la musique que ce qu’en dessine les statistiques de l’IRMA ou des bisnessmen). En réalité donc, il existe des milliers d’auteurs qui, pour différentes raisons, ne sont pas membres de la Sacem. Certains bénéficient d’une notoriété d’ailleurs bien plus grande que nombre d’adhérents de la Sacem, et ont produit une œuvre bien plus considérable. Parmi ces auteurs dont les œuvres n’apparaissent pas dans le catalogue de la Sacem, certains attendent peut-être une notoriété plus importante, considérant que pour le moment ça ne vaut pas la peine de rejoindre un organisme de gestion collective, vu le peu de droits que l’exploitation de leur œuvre engendrerait. Beaucoup d’autres sont dans une perspective tout à fait différente : ils considèrent que leur musique devrait circuler librement, sans trop d’empêchement, et préfèrent autoriser et encourager par contrat (les fameuses licences de libre diffusion) les mélomanes à écouter, à échanger, à faire circuler, à jouer, voire à réutiliser et modifier, leurs œuvres. Du coup, ce sont des œuvres que la Sacem ne gère pas, sur lesquelles elle n’a aucun contrôle (et de fait ces auteurs ne souhaitent certainement pas un tel contrôle). Ce genre de choix paraît tout à fait incompréhensible aux yeux de celui qui tient au mythe que nous avons décrit ci-dessus. Ce dernier pense alors comme certains économistes qui ne comprennent les comportements humains qu’à l’aune du modèle de l’individu calculant ses intérêts (financiers). Le problème, pour le tenant du mythe, c’est que ces comportements qui lui semblent tout à fait irrationnels sont “de fait” des comportements observables dans la réalité.
On peut effectivement les ignorer, ces auteurs qui se comportent de manière irrationnelle (ils ont leurs raisons, bien évidemment), mais alors on devra admettre que le droit, la loi, repose sur une vision délibérément étriquée de la réalité, qu’elle n’est pas la loi pour tous mais pour quelques uns.
À la limite, on pourrait dire : mais que leur importe à ces auteurs, qui ont fait le choix de ne pas réclamer de droits d’auteur (à part dans quelques cas exceptionnels, éventuellement inscrits dans des clauses), cette licence globale ? L’argent récolté ira à ceux qui émis le réclament, et voilà tout.
sauf que, sauf que..

payer pour jouir

Il est probable que tout abonné à internet par le biais d’un fournisseur d’accès devra verser son obole à la licence globale (7). Y compris donc les auteurs qui publient sous licence de libre diffusion et les mélomanes qui les écoutent. Or, on se retrouve dans un cas de figure paradoxal, puisque, non content de sacrifier leurs rémunérations dues à la circulation des œuvres afin de favoriser le libre accès à la culture pour le plus grand nombre (ce qui me paraît quelque part constituer un but politiquement louable), ils devront en plus financer, par le biais de cette redevance, les auteurs qui eux désirent au contraire qu’on paye pour jouir de leurs œuvres . Sachant que, vu la manière dont les sommes récoltées par la Sacem sont réparties, il y a de fortes chances que ce soit encore les mêmes qui récoltent le pactole (le système de la répartition de la Sacem aboutissant en fait à un renforcement des inégalités, le plus riche touchant forcément plus que les autres). Et, cerise sur le gâteau : cette situation ubuesque existe déjà, puisque depuis la loi Tasca, chaque fois que nous achetons un support de reproduction vierge ou un outil de stockage, nous versons notre dîme à ces mêmes auteurs, par le biais de la redevance sur la copie privée (8).

Hé bien, nous auteurs non membres de la Sacem, nous sommes nombreux à considérer que la coupe est pleine. Je suis tout à fait compréhensif au sujet des auteurs qui ont choisi de défendre leur droit à une rémunération, je suis tout à fait conscient que l’industrie du divertissement craint pour la pérennité de ses revenus traditionnels (9), et je pense que l’État peut avoir son mot à dire à ce sujet. Mais, je crois qu’il faut arrêter de fabriquer des lois et des taxes pour défendre une industrie avant tout occupée à créer du profit, dont bien peu revient en définitive aux artistes (à part aux déjà mieux lotis), industrie dont il y a fort à parier qu’elle finira bon an mal an par se tourner vers des activités plus rémunératrices que la culture. Je crois qu’il faut arrêter de confier systématiquement à la Sacem le rôle de représentant des auteurs et des musiciens, et admettre qu’elle ne représente que ses membres, et que parmi ses membres, seuls une minorité bénéficient réellement des sommes qu’elle est censée gérer. Je crois qu’il faut que le législateur, s’il souhaite vraiment légiférer, tienne compte de la complexité croissante des pratiques en matière de musique, et s’enquiert plus précisément de cette complexité, et cesse de traiter par le mépris les portes paroles des auteurs qui se comportent autrement qu’on voudrait que les auteurs se comportent dans un monde plus simple.

2. Il vaut parfois mieux laisser faire plutôt que d’apporter une mauvaise réponse à une question mal posée

À la question de la supposée perte de rémunération des auteurs (et j’aimerais vraiment une enquête sérieuse à ce sujet, plutôt qu’un espèce d’opinion vague indigne d’une conscience politique responsable) et aux moyens d’y remédier, je n’ai aucune réponse. Ce n’est pas à nous, auteurs qui avons choisi de publier sous licence de libre diffusion, de nous enquérir des moyens de sauver les rémunérations des auteurs et les bénéfices de l’industrie du divertissement et de leurs actionnaires. Nous demandons simplement qu’on nous laisse travailler en paix, explorer nos propres modèles de production et de diffusion, qui, je n'’ai aucun doute là dessus, constitueront dans l’avenir la voie privilégiée de la pratique artistique mondaine. Nous ne voulons pas payer pour soutenir des modèles en ruines, auxquels nous ne croyons plus, à tort ou à raison.

Sauver le business de la musique : A never ending story ?

Et, tout de même : jusqu’où ira-t-on ? La taxe sur la copie privée n’a pas suffit, la loi Dadsvi n’a pas suffi (et n’a même pas été appliquée), la loi Hadopi ne procurera aucun revenu supplémentaire aux auteurs qui la soutiennent, et constitue de surcroît une menace pour la sphère privée, la licence gobale ne rapportera au bout du compte qu’à ceux qui ont déjà suffisamment voire beaucoup. Et dans deux ans, quelle loi ou quelle taxe inventera-t-on pour conserver des modèles de rémunération (payer pour jouir d’une œuvre) qui sont de toutes façons voués à disparaître ? Certes, le secteur de la culture et du divertissement n’est pas le seul qui bénéficie de politique de soutien public spécifique. Par exemple, une bonne partie de l’agriculture, dans les pays industrialisés, dépend de manière vitale des aides publiques. Différents secteurs de l’industrie ont subi dans le contexte de la mondialisation des échanges, et avec la croissance des effets du capitalisme financier, des effondrements que le puissance publique a pu freiner, retarder, mais qu’elle n’a toujours pu ou su empêcher. Mais dans le cas de l’industrie du divertissement et/ou de la culture, l’engagement de l’État ne saurait s’appuyer sur des considérations aussi vaseuses que “Il faut sauver la création”, “Les artistes se meurent” et autres formules hystérisantes : la vérité est que le système de la musique tel qu’il s’est développé depuis les années 80, avec la constitution des majors, l’invention des droits voisins, le déploiement de l’internet, la facilité d’accès aux moyens de diffusion pour n’importe quel créateur, etc… la vérité est que ce monde (ou plutôt ces mondes qui souvent se juxtaposent plutôt qu’ils ne se lient), a gagné en complexité, et que repérer où est l’artiste qu’on voudrait sauver là dedans, hé bien, ça demande une réflexion plus fine, une recherche poussée, des enquêtes approfondies. Une telle enquête montrerait probablement que l’immense majorité des auteurs et des créateurs de ce pays survivent en se comportant exactement comme la plupart des gens : c’est-à-dire qu’ils exercent un métier, ou bien dépendent d’aides sociales ou familiales. Et que seule une minorité capte réellement grâce à la commercialisation de leurs œuvres un revenu complet (et parmi ceux là, quelques uns récupèrent des sommes tout à fait considérables, et il y a de quoi hurler à les entendre se plaindre des internautes qui les spolient). L’économie de la musique produit donc des inégalités tout à fait considérables, phénomène qui s’est notablement aggravé depuis la constitution des majors et l’invention des droits voisins dans les années 80. Il est entendu qu’Hadopi ne changera rien à l’affaire, puisque cette loi coûtera bien plus d’argent qu’elle n’en rapporte. Je voudrais dire ici au futur législateur qui sera amené à réfléchir à une contribution créative ou une licence globale, que ces derniers artifices risquent fort non seulement de ne rien changer à ce système producteur d’inégalités, mais pire encore, de l’aggraver. Déjà, ne devrait-on pas commencer par soumettre à l’examen les effets réels sur l’économie de la musique de la redevance sur la copie privée ? Se demander à qui profite cette manne ? Combien d’artistes non seulement n’ont jamais vu un penny leur parvenir au titre de cette redevance, et qui, au contraire, payent la redevance pour financer des artistes qui eux sont déjà bien installés dans le système de rémunération actuel ? Pourquoi en irait-il autrement avec la contribution créative ? Ces différentes taxes publiques sont destinées avant tout à sauver des auteurs, des producteurs, des industries, qui ont, pour des raisons diverses, su tirer leur épingle du jeu dans une économie autrefois florissante. Dans cette affaire, la puissance publique se contente de consolider ou de sauvegarder ce que le marché de la musique a consacré. Elle n’apportera rien à ceux qui n’avaient déjà rien - lesquels d’ailleurs ne réclament en général pas grand chose, sinon qu’on reconnaisse leur existence. Le fait est que ça ne les empêche pas, ces auteurs qui se débrouillent avec peu de revenus directement liés à la commercialisation de leur musique, de composer, d’enregistrer et de diffuser. Financièrement, ils font autrement, voilà tout (c’est le cas dans tous les pays du monde). On peut, au nom d’une certaine conception de ce que devrait être un artiste et les privilèges qu’il devrait avoir compte-tenu de la « valeur » de sa production, considérer cette situation comme injuste. Si vous voulez (je ne suis pas sûr que tous ces artistes s’en plaignent d’ailleurs). Mais on devrait surtout, avant d’élaborer une loi pour “sauver la création”, s’enquérir de ce monde-là, examiner comment ils se débrouillent, et au minimum l’admettre à titre de fait, plutôt que de balayer cette part de la réalité d’un revers de la main et se contenter de réagir aux malheurs supposés des artistes les plus médiatiques, ceux qui, au sein d’un certain système, ont réussi.

Dire la vérité et appeler un chat un chat.

Je serais bien incapable à ce moment de mon exposé de proposer une autre solution. Pour la simple et bonne raison que le problème qui se pose au législateur me paraît pour le moins opaque. S’il s’agit simplement de sauver un système et une industrie soi-disant en péril, et que la licence globale constitue une réponse à ce problème, hé bien, pourquoi pas ? Mais il faut le dire explicitement ainsi. Mais s’il s’agit de soutenir “la création”, ou “les artistes”, et qu’on entend par là l’ensemble des artistes et des créateurs, en tenant compte de la diversité de leurs aspirations et de leurs pratiques, alors la licence globale n’est en rien la réponse appropriée. Ou alors elle n’est qu’une réponse pathétiquement partielle (puisqu’au bout du compte elle se contentera de consolider les positions de ceux qui ont déjà sorti leur épingle du jeu, en ignorant tous les autres). Si on concédait qu’après tout, l’État est dans son droit, si les représentants élus le jugent bon, de s’évertuer à sauver un mort en sursis, et qu’après tout les redevances sur la copie privée ou les abonnements internet, sont voués à n’être que des mesures transitoires, destinées donc à accompagner une transition douloureuse vers autre chose (quelque chose qu’on est bien en peine d’imaginer), hé bien : admettons-le, et tant pis pour les euros que tout un chacun devra verser à ce compte. Mais qu’on le dise ainsi ; qu’on n’aille pas emberlificoter les citoyens en leur racontant des sornettes afin de se donner bonne conscience (ou de satisfaire les desirata de quelques puissants amis). On aimerait en tous cas que la vérité qui manquait cruellement dans les « arguments » (j’ose à peine leur donner ce nom) des défenseurs de l’Hadopi, ne subisse pas le même sort lorsque les défenseurs de la licence globale monteront au créneau.

Tout de même, et là je m’adresse à ceux qui soutiennent le projet d’une contribution créative ou d’une licence globale, réfléchissez-y à  deux fois avant de confier cette nouvelle manne à tel ou tel organisme chargé de la redistribuer. La Sacem, contre laquelle je n’ai aucun grief, étant moi-même en tant que musicien tout à fait indépendant de cet organisme, ne prend soin que de ses membres. Confier cette manne à la Sacem, c’est considérer que tous les auteurs en sont membres, ce qui est totalement faux. Et je conseillerais alors au futur législateur de se demander pourquoi tant d’auteurs ne s’inscrivent pas à la Sacem.

On évoque la création d’un autre organisme « indépendant », une autorité qui, aux côtés de la Sacem, serait chargée de redistribuer les sommes récoltées aux ayants droits non inscrits dans une société de gestion collective. Mais là encore, quelles seront les règles de la répartition ? Il y a là un problème sérieux qui se pose : si on considère que la licence globale s’inscrit elle aussi dans la lignée des redevances visant à compenser les pertes (supposées) de la vente de supports matériels, existe-t-il une règle de répartition juste, équitable, rationnelle ? Dans la logique de la « compensation » de pertes supposés, il me semble que la seule règle objectivable consiste à redistribuer aux auteurs proportionnellement aux téléchargements observés. Mais si l’on procède de la sorte, la licence globale ne fera comme je l’ai dit que récompenser les artistes consacrés par le marché (en premier lieu, les artistes sont la télévision et la radio nous assomment, ou ceux qui ont les moyens d’être promus par la publicité, bref ceux qui saturent déjà l’espace musical publique). Est-ce là un but politique avouable ? Je laisse au législateur le soin de l’évaluer. Et combien de temps allons-nous compenser les pertes supposées suite à la disparition probable des supports matériels de diffusion ? Deux ans ? Dix ans ? Vingt ans ? Mais à cette époque, ces fameux supports ne seront que de lointains souvenirs. Si on abandonne la logique de la compensation, en considérant par exemple que de toutes façons, la vente de supports physiques est déjà de l’histoire ancienne, et qu’il n’y a plus rien à compenser du tout, alors comment justifier une telle loi ? Ce serait là une imposition directe ? Mais dans quel but ? Soutenir la création ? Mais à partir de quand décide-t-on qu’on a affaire à un créateur ? ou à un “artiste” ? Et pourquoi se limiter à la musique ? Quel principe politique digne de ce nom réserverait une imposition en faveur des seuls musiciens ? ce serait là à mon sens une révolution pour la culture comparable à l’invention du droit d’auteur au XVIIIème siècle ! Et n’est-ce pas dans ce cas absurde que seuls les internautes soient invités à verser leur obole ? Et quid de la répartition de cette somme ? Je crois qu’il faut faire extrêmement attention quand on envisage de créer un nouvel impôt en faveur d’une catégorie de la population. Cela demande en tous cas une profondeur de réflexion politique dont on ne voit pas pour le moment la moindre ébauche. On entend mult belles phrases et beaux sentiments, mais on peut espérer qu’une modification aussi spectaculaire du droit se fonde sur des arguments, et pas de bons sentiments.

Et si nous laissions faire les artistes ?

Soutenant ce leitmotiv de la compensation, il y a des idées qui trainent, évidemment jamais problématisées en tant que telles : « Un État se doit de soutenir la création » (oui : mais à quel prix ? Et qu’appelons-nous « création » ?), « La manière dont les choses de la musique fonctionnait était préférable avant internet » (alors je m’étonne qu’un de nos législateurs zélés ait omis de proposer qu’on interdise purement et simplement l’accès à internet au profit de la création), et plus fondamentalement, « la musique enregistrée ne peut considérée que comme une marchandise » (et de fait, l’auteur et les artistes sont des entrepreneurs etc.). Je crois que le temps viendra où nous devrons définitivement nous débarrasser de telles idées. Et à vrai dire, je me situe personnellement, et beaucoup d’artistes sont dans ce cas, dans une perspective non seulement post-hadopi, mais post-licence globale. Le législateur tend à se représenter internet comme un chaos : mais c’est faire fi des mécanismes d’auto-régulation qui ont toujours émergé de ce chaos. C’est un fait que de nombreux artistes n’ont pas attendu que le législateur se penche sur leur cas pour inventer et élaborer des solutions pratiques qui leur permettent de continuer à produire de la musique et la diffuser. J’ai parlé de ces artistes qui adoptent délibérément une attitude de confiance envers les mélomanes, en les encourageant à partager leurs œuvres. Chaque semaine nous vient aux oreilles que tel ou tel artiste reconnu s’est émancipé de sa maison de disque pour voler de ses propres ailes. La plupart de ces innovateurs savent tirer de l’outil internet un avantage plutôt qu’un inconvénient. Beaucoup font appel aux dons (et quand est-ce que dans ce pays, un gouvernement aura l’audace de fabriquer une loi véritablement incitative pour le mécénat et le don pour les projets culturels ?). Un nombre croissant d’artistes acquiert une reconnaissance (voire un véritable succès) sans passer par les intermédiaires traditionnels, mais en communiquant sur internet et en se produisant sur scène. Quelle que soit leur notoriété et leur succès commercial, une foule d’artistes est en train d’inventer le futur de la musique (10). Pourquoi ne pas tout simplement les laisser faire ? Et tant pis pour ceux qui ne jurent que par la conservation de leurs privilèges d’autrefois. N’y-t-il pas quelque chose d’indécent que « ceux qui ont eu leur heure » inspirent aujourd’hui des lois fondées sur le soupçon envers les mélomanes ?

…………….

(1) Ce texte a été écrit sans trop de soin. Le développer m’engagerait trop loin, et je n’ai pas suffisamment de temps à consacrer à cette tâche. Vous trouverez d’autres textes autour de ces problématiques sur cette page web : http://www.outsiderland.com/danahilliot/dana_writings/writings.htm. Évidemment, je ne parle pas tout à fait de n’importe où, et je dois être honnête envers mes éventuels lecteurs en concédant quelques informations à ce sujet : j’ai fondé en 2002 un des premiers labels indépendants (de taille fort modeste certes, mais qui a connu depuis un développement régulier) publiant de la musique sous licence de libre diffusion. Il va de soi que je milite pour ces licences depuis cette époque, notamment au sein de l’association musique-libre.org (aujourd’hui : Dogmazic). Je suis également musicien (mais sans grande notoriété, et à vrai dire, de plus en plus discret, par goût et par confort). Et je gagne ma vie en exerçant (depuis quelques années) un autre métier qui est aussi un passion.

(2) Je réitère à ce sujet une exaspération que j’ai déjà exprimée ailleurs : le pire pour une démocratie, c’est d’assister à ce dévoiement du droit, que les lobbys parviennent à faire modifier sans vergogne au gré de leur lubies. Le droit d’auteur constitue depuis les années 80 et l’adoption des droits voisins un champ d’expérimentation pour les intérêts des industriels du divertissement, un outil pour capter à peu de frais de l’argent public avec l’aval des gouvernements de droite ou de gauche. Il est devenu au fil de ces dernières décennies un fourre tout anarchique qui se modifie et se gonfle d’alinéas délirants : si Diderot était encore de ce monde, il serait sans doute effaré de voir comment la philosophie et les principes qui présidaient à l’invention du droit des auteurs en France ont été mis en ruines par les businessmen.

(3) voir à ce sujet les remarquables réflexion de Philippe Aigrain dans son livre Internet et Création : http://paigrain.debatpublic.net/?page_id=171. Les propositions de P. Aigrain à partir desquelles les politiques fabriqueront sans doute le projet de « contribution créative » sont fondées sur des analyses fines et complexes. Ma crainte tient au fait que ces considérations, dès lors qu’elle se produiront dans le champ du débat politique, seront probablement passées sous silence au profit des simplifications rhétoriques en usage dès qu’une question portant sur les arts et la culture fait l’objet d’un débat public. Cela dit, même dans la perspective proposée par P. Aigrain, je ne crois pas que le modèle de la rémunération qui s’y dessine soit un modèle pour l’avenir. Le fond de ma pensée, concernant l’avenir de la culture, est qu’il vaudrait mieux laisser les choses se faire : les auteurs sur Internet et ailleurs fabriquent chaque jour des mesures d’autorégulation, élaborent des bricolages, inventent des solutions juridiquement compatibles, etc. Faisons leur confiance : la plupart sauront d’adapter et faire preuve d’imagination ou suivront des modèles créés par d’autres afin de résoudre leurs problèmes et réaliser leurs désirs. Certes, on entend aujourd’hui la plainte tonitruante de ceux qui, parmi les artistes, préféreraient que les choses reviennent à un état antérieur, souhaiteraient conserver leurs privilèges. Cette attitude est récurrente à chaque fois qu’un système est en crise. Devons-nous élaborer des politiques en fonction de ces plaignants, ou devons-nous faire confiance à ceux qui innovent et inventent ? C’est au fond la question qui se pose en ce moment de crise.

(4) Je vous renvoie toutefois au texte décapant de Fabrice Epelboi : http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/

(5) Évidemment, il y a fort à parier qu’une telle manne suscite également l’intérêt des interprètes et des producteurs. Ce qui ne simplifiera pas les choses (rien qu’au sujet de la répartition).

(6) Dana Hilliot : Professionnels versus Amateurs : http://www.outsiderland.com/danahilliot/dana_writings/professionnelsversusamateurs.htm

(7) Il semblerait cependant que certaines versions du projet prévoient la possibilité pour l’internaute d’adhérer de manière optionnelle à ce système de paiement compensatoire. Je me demande alors comment gérer la situation de tous ceux qui « oublieront » de payer mais n’en continueront pas moins à télécharger : faudra-t-il adjoindre à ce système « optionnel » un système répressif « optionnel » du type Hadopi ?

(8) Nous espérons au moins que le législateur aura alors la décence de supprimer la redevance sur la copie privée. Sinon il y a fort à parier que les mélomanes finissent par se rendre compte qu’ils sont les vaches à lait d’un système en voie d’obsolescence, et il se pourrait bien qu’ils se rebellent un peu.

(9) Je suis toutefois persuadé que les majors ont déjà trouvé d’autres sources de financement, plus rentables que la production musicale. Ceux qui risquent fort de disparaître dans l’histoire sont les maisons de disques dites “indépendantes” (indépendantes de quoi ? Des majors ?) de taille moyenne. Vu le nombre extraordinaire de micro-structures et de petits labels florissant depuis une dizaine d’années, je suis désolé de dire que la relève est déjà largement assurée. Certes, c’est aussi toute une chaîne compliquée de petits et grands métiers, d’intermédiaires, de médiateurs, de promoteurs, d’agents en tous genre, qui risque fort de disparaître. C’est toujours triste de devoir changer de métier quand la demande concernant son activité diminue. Mais bon, il y a des tas de gens qui sont dans ce cas, et je ne vois pas pourquoi, parce qu’il s’agit de “culture” (mot dont l’usage paraît quelque peu galvaudé quand on songe à certaines productions promues par les chaînes de télévision), on devrait éprouver à leur sujet plus de préoccupation et d’émotion que lorsqu’il s’agit de travailleurs dans des secteurs non-culturels.

(10) Un sociologue attaché à une méthode qualitative aurait sans doute des informations intéressantes à tirer de la manière dont les mouvements inspirés des premières licences libres ont évolué ces dix dernières années. À la fin des années 90, les initiatives liées aux licences libres reposaient sur des discours à teneur fortement idéologique,  et explicitement dirigés contre le système de la musique commercial. Dix années plus tard, on constate que les réalisations concrètes (labels, plate-forme de diffusion, associations en tous genre, et bien sûr, des milliers de projets artistiques) qui utilisent ces licences se sont totalement émancipées intellectuellement des catégories et modes de pensée du système ancien. C’est par les pratiques et les réalisations qu’au bout du compte le mouvement s’est libéré de ses crispations anti-culturelles pour constituer une véritable alternative. Internet a favorisé, en tant qu’outil, cette émancipation, parce que le champ du web était laissé quasiment libre par les industries culturelles. Le risque aujourd’hui, pour les alternatives, seraient que les industries et les businessmen parviennent à récupérer le contrôle non seulement réel mais idéologique de cet outil. La loi Hadopi constitue un exemple flagrant de ce type de tentative. Effectivement, il leur faut la loi et la puissance publique pour parvenir à leurs fins. C’est pourquoi je crois tout à fait vital que le législateur futur daigne enfin se pencher sur les alternatives sans sombrer dans l’erreur de ne les considérer que comme des positions contre-culturelles. Il s’agit bien de constater le pluralisme des pratiques, des idées et des valeurs, plutôt que d’en revenir à des oppositions idéologiques totalement dépassées aujourd’hui.

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Message pour autistes.gouv.fr : le filtrage est inefficace les fabriquants le disent

Tuesday 10 February 2009

A l’Elysée et rue de Valois les oreilles sont bouchées à l’émeri : surdité forcenée, voulue et organisée, on peut le craindre, en connivence avec de restreints groupes d’intérêt de l’industrie musicale et du divertissement, qui ne peut que les conduire dans le mur, sans parler des effets pervers et dommages causés. Ce n’est pas grave, N. Sarkozy et Ch. Albanel accélèrent en klaxonnant…

HADOPI : Horrifique Aventure, Décidément, Orientée Par l'Intérêt de l'IndustrieCe n’est pas faute de recevoir de toutes parts, internautes, musiciens et artistes, cinéastes, chercheurs, études et rapports officiels, CNIL, Parlement Européen (amendement Bono), Commission même, les mêmes avis (cf. dossier de laquadrature.net) : cette loi Hadopi est inapplicable, dépassée, et surtout anticonstitutionnelle : “atteinte à la présomption d’innocence, jugement sans possibilité de défense et sans passer par l’autorité judiciaire”, rappelle Fabrice Epelboin sur ReadWriteWeb. Ce dernier avait déjà démontré combien un rapport Hadopi commandé par le gouvernement à des consultants liés économiquement à la FNAC ou Vivendi était bancal, truffé d’oublis, d’approximations et hâbleries, mal sourcé, ignorant des dernières recherches et j’en passe.

Voici cette fois-ci un rapport publié par Ipoque, leader europén des fabricants de matériel de filtrage : donc c’est du lourd, sûrement ! Oui certes, mais pour dire que le filtrage est inefficace, quoi qu’on fasse, qu’il n’existe - et le rapport les passe en revue détaillée - aucune solution absolue…

Citons Fabrice Epelboin, qui donne la conclusion d’Ipoque :

La conclusion du fabricant de matériel de filtrage est probablement la cerise sur le gâteau…

“Tout d’abord, et c’est le plus important, [l’industrie des] contenu doit fournir d’autres accès de haute qualité, à des prix justes, à ses contenus. De nouveaux modèle économiques sont inévitables. A terme, c’est la seule solution pour rendre le partage de contenus copyrightés moins intéressants.”

En conclusion, ce rapport que tout parlementaire devrait lire, souligne à quel point la loi Hadopi deviendra, si elle passe, inefficace en quelques mois, et comment une loi destinée à censurer internet n’aura, au final, pas beaucoup d’efficacité, si ce n’est de faire passer aux yeux de la population Française, la France pour une dictature.

petit exercice mémoriel d’acronymie pour conclure : nous eûmes la loi Droit comme Arme de Destruction et Vassalisation au Service de l’Industrie, c’était la saison 2005-6 ; nous sommes en plein dans la saison 2008-9 à rebondissements : la loi Olivennes HADOPI Création Et Internet (ou O.H.A.D.O.P.I.C.E.I. ) : Ohh, Horrifique Aventure, Décidément, Orientée Par l’Intérêt des Copains Et de l’Industrie.

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Affaire étrangère, opéra de V. Villenave et L. Trondheim, en Libre Opera License

Thursday 5 February 2009

C’est poppins, du parti pirate, qui nous a alertés : un événement inédit dans la musique libre, ces jours-ci du 1er au 5 février 2009, est donné en création mondiale à Montpellier l’opéra de Valentin Villenave et Lewis Trondheim, Affaire étrangère. Valentin Villenave a écrit la partition avec Lilypond, logiciel libre sous GNU GPL, sur un livret de Lewis Trondheim, et l’ensemble de l’opéra, je cite aKa qui fait écho à l’événement sur le framablog, “est placé sous une licence originale, créée m’a-t-il semblé pour l’occasion, la Libre Opera License v.0.2, savant mélange de GNU GPL et de Creative Commons by-nc-sa”.

affiche de Jochen Gerner - Affaire étrangère en création mondiale à MontpellierAllez lire sur le blog de Valentin l’histoire de cette oeuvre, de sa rencontre avec Trondheim, et  toute l’aventure : “Alors, voilà. J’avais vingt ans ; je voulais écrire un opéra. Et changer le monde…”. Le très clair et sobre site de l’opéra donne tous les éléments, on peut y télécharger la partition, le code source, réserver sa place pour ce soir 5 février, dernière de la création mondiale en attendant d’autres représentations.

Pour finir voici trois paragraphes de la note d’intention de Valentin Villenave, sur les raisons de la publication sous licence libre, d’une splendide pertinence et impertinence à la fois en temps d’Hadopisme, et en belle résonance avec les prochaines Assises “Liberté création et internet” : mille bravi, messer Villenave !

Pour un renouveau des modèles de création.

Nous nous trouvons aujourd’hui face à une situation inédite et merveilleuse : les données immatérielles sont potentiellement accessibles à tous et en tous lieux. Cet immense progrès pourrait être pour les citoyens du monde la promesse de se réapproprier la culture et la connaissance ; au lieu de quoi une poignée d’intérêts privés font de la technologie un outil d’asservissement et de propagation des inégalités. En particulier, l’escroquerie baptisée Propriété Intellectuelle consiste à nous vendre des idées comme l’on vendrait des saucisses.

Hélas ; sans-doute suis-je d’une génération qui ne peut plus se satisfaire d’impostures, à commencer par le terrifiant processus qui conduit aujourd’hui les citoyens à se voir privés de leurs libertés fondamentales, au nom d’une prétendue « protection » des auteurs. Il importe d’agir, non seulement pour que la culture puisse continuer à vivre et à se diffuser, mais également pour préserver notre démocratie même.

Pour ces raisons, Lewis Trondheim et moi-même avons voulu faire un geste symbolique en publiant notre ouvrage sous une licence alternative, qui autorise tout un chacun non seulement à le reproduire, mais également à le diffuser et à le modifier à volonté. La partition est entièrement conçue au moyen du logiciel libre GNU LilyPond, développé depuis treize ans par une communauté de bénévoles enthousiastes, qui constitue pour les musiciens du monde entier l’espoir immense d’accéder librement à toutes les musiques écrites ; plus simplement, c’est pour moi la garantie que les partitions que j’écris sont et demeureront libres et adaptables par tous les interprètes, enseignants, élèves, qui y trouveront le moindre intérêt.

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Rencontres LinuxMAO sur Paris

Sunday 30 November 2008

Le site LinuxMAO a la bonne idée d’organiser des rencontres de musiciens utilisant Linux pour la création Audio. Vous êtes donc conviés à 2 rencontres.

Le week-end du 27 et 28 décembre 2008 (pour tester vos cadeaux musicaux de Noël ?)

Le week-end du 11 et 12 janvier 2009 (pour dire la bonne année à plein de gens)

Les inscriptions sont ouvertes par le biais de formulaires accessibles aux inscrits sur le site.

Animations, démos de logiciels, tutoriels, mini-concerts un petit programme qui va se constituer avec les inscriptions des membres et leurs suggestions. Une belle initiative à soutenir, surtout si vous passez sur Paris pendant ces périodes !

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Karaoké sous linux !

Sunday 23 November 2008

Pour ceux pour qui la musique rime trop souvent avec des fausses notes, voici un petit logiciel de karaoké sous linux, bien évidemment, après vous n’aurez plus d’excuse !

Voici la nouveauté du moment, Performous.

Ce fork (développement annexe d’un logiciel à partir d’un autre logiciel) de Ultrastar (logiciel du même type mais dont le développement s’est arrêté) est donc un logiciel de karaoké. Vous branchez un micro, votre voix est analysée par le logiciel, et vous chantez. Le logiciel est pourvu d’un détecteur de pitch (vitesse, justesse) pour évaluer les notes que vous ferez. Le rythme est également pris en compte dans les évaluations.

Performous Screenshot
Et vous savez quoi ? Grâce aux commentaires de cet article, je me dis que les musiciens qui sont intéressés par ce type de logiciel pourraient y contribuer en créant les fichiers nécessaires à la lecture de leurs œuvres par ce logiciel. Ainsi c’est une autre manière de découvrir de nouveaux artistes libres avec un logiciel libre pour le public. Allez, je suis sûr que vous avec tous rêvé un jour de chanter “que tuuuu sooooiiiis moonn aaaaaaaarrrrrrrbre !” (Delgarma - Mon arbre).

Pour les artistes qui seraient intéressés pour collaborer avec leurs musiques et chansons, ce tutoriel vous permettra de concevoir des fichiers textes que le logiciel pourra lire. Très utile ! Bien évidemment, si vous connaissiez auparavant Ultrastar, les fichiers que vous utilisiez sont toujours compatibles avec Performous.
Entraînez-vous dur, les prochaines versions incluront les instruments avec la possibilité de brancher ceux des jeux Guitar Hero et Rock Band…

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Festival “Dub en sauce 2″ - 17 et 18 oct à Montpellier

Tuesday 30 September 2008

En partenariat avec Dogmazic, les Cristaux Liquident présentent…

Le festival “Dub en sauce 2″ (recettes méditerranéennes)
vendredi 17 & samedi 18 octobre 2008 - Montpellier

flyer dub en sauce 2

Comme pour la première édition, le festival “Dub en sauce”  s’intéresse à une zone de l’Europe particulièrement créative : le bassin méditerranéen. On y croisera et mélangera pour la première fois sur les terres françaises du dub hispano - argentin, Sarde, et du sud de l’Italie.

::: Artistes :::

Arrogalla (LCL rec. Sardaigne) /// Un “one-man-dub” électronique par un archéologue sonore spécialisé dans l’exploration des musiques traditionnelles Sardes.

Jambassa (AQBMP rec. Italie) /// Un retour futuriste aux sources de la “black music” électronique.

King disciple (Montpellier) /// Des bases reggae et dub roots mariées à l’énergie du steppa dub.

PakuPaku (LCL rec. Montpellier) /// Une session mix généreuse et éclectique, roots, electro, digital laptop reggae, drum’n'dub, curiosités et autres perles…

Peak (AQBMP rec. Italie) /// Une excursion “ambient-dub” dans les ambiances paisibles des montagnes du sud de l’Italie.

Roots ista Possee meets Volfoniq (Paris Montpellier) /// Une performance inédite, l’électro-dub instrumental de Volfoniq face au “digital dub” massif de Roots ista posse.

Volatil (LCL rec. Espagne) /// Une fusion multicolore originale pour ce trio Argentino-hispano-anglais(Mc, machines, Dj)

::: Programmation :::

>>> Vendredi 17 octobre - à partir de 19h00

PakuPaku (LCL rec. - Montpellier) : Dj mix dub, reggae & curiosités
Arrogalla (LCL rec. - Sardaigne) : live folk dub
Volatil (LCL rec. - Espagne) : live d’n'b / dubstep + MC

>>> Samedi 18 Octobre - à partir de 19h00

King Disciple (Montpellier) : live dub roots / steppa
Jambassa (AQBMP rec. - Italie) : live digital roots
Volfoniq meets Roots Ista Posse (MontpellierParis): live dub clash !
Peak (AQBMP rec. - Italie) live ambient dub

dub en sauce 2 gif animé

::: Pratique :::

Le Baloard - 21 Bd Louis Blanc - Montpellier
(Centre Ville / Tram ligne 1 ou 2 - Arrêt Corum)

PAF : 8 euros / soirée
Ouverture des portes à 19h00

+ d’infos :

http://www.dubensauce.org
(compilation sous licence creative commonsen libre téléchargement)

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Artischaud, le festival des cultures libres !

Friday 22 August 2008

On ne va pas se le cacher, organiser des événements c’est lourd, ça demande du temps, des gens et de l’argent… Mais qu’est-ce que c’est bien !!!

Pour mettre en avant les artistes libres et toutes les formes créatives disponibles sous licences ouvertes, l’association Musique Libre! édite le projet Dogmazic, elle soutien activement la démarche du festival Artischaud qui dans la même optique œuvre pour la libre circulation des créations.

L’Artischaud se déroulera du 22 au 27 septembre 2008 à Lyon. Soyez nombreux pour soutenir ce gros projet !

En partenariat avec Jarring Effects, l’Université Lumière Lyon 2, la Mairie de Lyon, Radio Pluriel, Moult’ez Arts, les EPM du Lyonnais et bien d’autres, ce festival sera l’occasion idéale pour voir en chair et en os vos artistes favoris, participer aux événements, vous informer, nous rencontrer.

Vous pouvez modifier les logos, détournez-les comme vous voulez et transmettez-nous vos œuvres sur

artischaud |at| yahoo.fr

Elles seront disponibles en licences ouvertes et s’afficheront sur le site !

Voici le programme détaillé du festival :

// LUNDI 22 SEPTEMBRE //
>> 11h00 : Information sur la culture libre - Maison des étudiants de l’ Université Lyon2 (Bron).
>> 13h00 : Concert Tsunami Wazahari (Bordeaux) Electro-Dub - à l’Amphi Culturel Université Lyon2 (Bron). Entrée Libre
>> 20h00 : Scène Ouverte - au K-Barré.
Espace de téléchargement et d’enregistrement libre et gratuit musiques et Logiciels.
Entrée Libre - Adhésion K-Barré 1€.

// MARDI 23 SEPTEMBRE //
Thème « Internet et les auteurs, un danger ? »
>> 11h00 : Information sur la culture libre - cour du 74 rue Pasteur de l’Université Lyon2 (Quais).
>> 15h00 : Conférence « Les enjeux du copyright et du copyleft » - à l’Université Lumière Lyon II (Quais). Entrée Libre
>> 18h30 : Conférence « La culture libre de sa naissance à nos jours » - à l’Université Lumière Lyon II (Quais). Entrée Libre
>> 21h00 : Projection « Good Copy Bad Copy » & Débat autour du téléchargement - à la Boulangerie du prado. Entrée Libre - Adhésion 1€

// MERCREDI 24 SEPTEMBRE //

Thème « Les cultures par tous? »
>> 11h00 : Information sur la culture libre - Maison des étudiants de l’ Université Lyon2 (Bron) et cour du 74 rue Pasteur (Quais).
>> 15h00 : Conférence « La place de la culture en rapport avec les nouveaux moyens de créer et de diffuser » - à l’Université Lumière Lyon2 (Quais). Entrée Libre
>> 18h00 : Atelier Logiciels Libres pour le graphisme - MJC Vieux Lyon.
>> 19h00 : Vernissage Exposition « Au dela du virtuel » par les EPM du Lyonnais - MJC Vieux Lyon. (Exposition toute la semaine du festival)
>> 20h00 : Trio Led Crush (Lyon) Chanson-Théâtre-Humour - MJC Vieux Lyon.
Entrée à prix libre - Chapeau
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels.

// JEUDI 25 SEPTEMBRE //
>> 11h00 : Information sur la culture libre - Maison des étudiants de l’ Université Lyon2 (Bron).
>> 13h00 : Concert show case Godon (Lagraulière (86) Rock from Borrèze- Université Lyon2 Bron(Amphi culturel). Entrée Libre
>> 20h30 : Concert Delgarma (Lyon) Folk-World - Péniche Le Sirius.
>> 22h00 : Concert VS (Paris) Post-Rock - Péniche Le Sirius (cale).
Entrée Libre – Chapeau.
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels.

// VENDREDI 26 septembre //
>> 21h00 : Résidence Compagnie Lakim et DJ’s (programmation MJC Perrache).
>> 22h00 : Concert Godon (Lagraulière (86)) Rock from Borrèze
>> 23h30 : Concert Vax Enterpriz (Lyon) Electro Hip-Hop
>> 00h30 : Concert Olip (Besançon) Drum’n’Break
>> 01h30 : Concert Altoclark (Lyon) Electro 8 bits
Ces concerts auront lieu au Marché Gare (fermeture des portes 3H)
Tarifs : 5 à 7€. (tarif réduit précaires et étudiants)
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels

// SAMEDI 27 septembre //

>> 21h00 : Concert Tsunami Wazahari (Bordeaux) Dub-Electro featuring DamDi (Grenoble) Hip Hop
>> 22h00 : Concert Volfoniq (Montpellier) Electro-Ethno-Dub
>> 23h00 : Concert Cyber Mudjahedeen (Lyon) Hard Dub’n’Bass
Ces concerts auront lieu au Sonic (péniche le Mascaret)
Tarifs : 5 à 7€. (tarif réduit précaires et étudiants)
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels

N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande d’information, d’aide sur le festival… Nous serons ravis de vous répondre !

contact |at| festival-articho.org

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Linux audio pro : les solutions !

Thursday 14 August 2008


Quand on parle linux, on pense de plus en plus à produire, enregistrer dans des conditions vraiment professionnelles avec le matériel dont les qualités sont au rendez-vous.

Le site LinuxMao nous sauve la vie et nous donne sa sélection de liens concernant le matériel professionnel supporté sous linux pour la production audio. Du beau monde en perspective pour que les productions sous linux aient véritablement la qualité qu’elles méritent !

Source : LinuxMao

Musix 1.0

Quand les argentins se mettent à produire une distribution audio pro cela donne, Musix ! La dernière version de cette distribution est de sortie, préparez vos graveurs de dvd, c’est du lourd.

Avec une interface unifiée entre Gnome et KDE, toutes les applications auront la même apparence, cette distribution basée sur la Knoppix (elle-même basée sur Debian) se veut créative jusqu’au bout des octets avec les logiciels pour l’audio (Ardour, Rosegarden, Jack…), ceux pour la vidéo (Cinerella…), pour le graphisme (Gimp, Inkscape…), pour la 3d (Blender…)… une distribution à tout faire pour, dixit le site, “éliminer Windows” et “arrêter d’acheter du matériel sous DRM”.

Les objectifs de la distribution :

Nous avons aujourd’hui atteint tous les objectifs définis il y a deux ans pour le système:

  • Logiciel 100% libre (donner conscience de l’importance des libertés face à la technologie)
  • Dédié à des tâches éducatives et didactiques
  • Qu’il serve également de support de démonstration (la caractèristique “Live CD” aide beaucoup en ce sens)
  • Simple d’utilisation pour tous-tes utilisateur-trice, expérimenté-e ou non
  • Offrir une documentation claire et à jour sur les applications (en espagnol et anglais pour l’instant), des introductions pour les novices, des textes philosophiques
  • Doit être utilisable également comme distribution GNU/Linux de bureau (Internet, office, graphisme, jeux, etc.)
  • Contenir sur le disque des instruments MIDI; de cette manière l’utilisateur-trice peut commencer à l’utiliser sans avoir besoin de chercher des sons et des instruments sur internet
  • Parfaitement adapté aux utilisateur-trices de diverses langues
  • Compatible avec les dépôts libres du système Debian
  • Instalable sur le disque dur
  • Utiliser un Kernel dédié au multimédia (et pouvoir le lancer comme utilisateur normal, non-adiministrateur)

Source : Musix, Musix en FR

Bonne productions libres !

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Net-Labels en force (bis)

Friday 8 August 2008

Deuxième petite série d’articles sur mes trouvailles du net concernant les Net-Labels en licences ouvertes.

BeepBeep, jeune Net-Label hollandais (petit clin d’œil à nos amis). Ils ont sorti récemment une compilation intéressante de leur catalogue. Au menu production maîtrisée, du bon indie-rock sympatique. Ce jeune Net-Label compte pour le moment 7 groupes mais gageons qu’il grandira avec le temps.

(Cliquez sur l’image pour aller sur le site du Net-Label)

Deuxième petite trouvaille, le Net-Label suisse, Alpinechic. Ici c’est plutôt de l’électro qui les anime, entre la minimale 8bits (G & S), la techno-pop (Pureape), voire parfois du rock psyché des inclassables Dead Living Boys. Ce Net-Label surprend par la qualité de ses productions originales et souvent inattendues. Trois compilations sont présentes sur le site pour vous permettre de mieux cerner les productions.

Bonnes écoutes !!!

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