Archive pour la catégorie 'MAO sous linux'

Quelques nouvelles du loli…

Lundi 16 juin 2008

J’avais envie de m’amuser un peu… Je vais vous annoncer quelques nouvelles du logiciel libre…

Alors, attention, c’est du lourd qui se prépare.

Tout d’abord saluons la sortie de deux distributions importantes.

64Studio

64 Studio, une référence du genre, considérée par beaucoup comme une des meilleures, stable, professionnelle… Nom de code : “A Minha Menina”, c’est la version 2.1. Pour la petite histoire :

64 Studio “A Minha Menina” is named after a song by Jorge Ben, recorded by Os Mutantes and covered by The Bees

Les nouveautés ?

Mises à jour en pagaille des logiciels présents, quelques corrections de bugs. L’équipe s’est surtout concentrée sur la stabilité et le “long term usage” de la distribution basée sur une Debian 4.0 Etch. Ils ont une réputation à tenir !

Tout es là.

artistix

Artistx 5.0 ! Une distribution que l’on suit depuis un moment déjà. Basée sur Debian Sid, cette grosse bête (un DVD rempli d’applications pour la création) passe en version 5.0. Son contenu ? Le voici, directement extrait de son tout nouveau site :

  • 2D Graphic Software: Gimp, Inkscape, Nip2, Krita, Cinepaint, Synfig, Rawstudio, Skencil, Hugin.
  • 3D Graphic softwares: Blender, Wings3D, Kpovmodeler + Povray 3.6, K3D.
  • Video softwares: Cinelerra, Kino, Openmovieeditor, Kdenlive, Pitivi, Avidemux, Devede, and many others.
  • Video and Music players: Mplayer, Helix Player, Videolan, Xine, Kaffeine, Kmplayer, LastFM and many others.
  • Music software: PD and externals, Rosegarden, Ardour, TerminatorX, Cecilia/Csound, Gnusound, Mixxx and many others.
    On the DVD you can find about 2500 multimedia softwares, practically everything made for the GNU/Linux platform.

Du lourd pour cette version de mise à jour (kernel, compiz…).
Tout est sur le site officiel !

On continue ?
D’accord, alors imaginez Tux, le sympatique pingouin linuxien faisant de la guitare… Non je ne parle pas de Frets On Fire, version libre de Guitar Hero, mais plutôt de TuxGuitar !
Un éditeur multi-piste de tablature pour guitariste chevronné et libre !

La suite ?

Rosegarden 1.7.0 !

Pour ceux qui ne suivent pas au fond (et même sur les bords, à côté du radiateur, pas loin de la fenêtre d’où l’on peut voir la jolie professeur d’anglais dans la salle de cours d’en face) un séquenceur audio et MIDI et éditeur de notation musicale pour Linux. Les développeurs prennent actent de l’évolution de la concurrence dans le monde des séquenceurs sous linux (seq24, Ardour (prochainement en v3), Qtractor, Renoise, MusE…) et vont dorénavant se concentrer sur la traduction de la notation musicale dans leur logiciel, un point fort de celui-ci (par contre je suis toujours aussi mauvais en anglais).

Créez bien !!!

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Le monde dépendra-t-il de la culture libre ?

Lundi 10 mars 2008

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Earth
(Voir la version originale, diaporama ou anglaise)

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Camera

Depuis Elephants Dream1 en 2005 la scène Creative Commons de la création audiovisuelle aux exigences professionnelles est restée quasi déserte. Deux ans et demi après l’image de synthèse c’est le documentaire qui fait son baptême du feu. En effet, depuis peu un projet présente une série de documentaires professionnels, ayant pour vocation d’être diffusés sous licence(s) Creative Commons, et entièrement réalisés avec des logiciels libres. Ces documentaires sont en cours de production et dureront au total entre 90 et 120 minutes. De nouvelles vidéos font régulièrement leur apparition sur le site, ils traitent des mouvements non-violents récents et historiques en Inde.

  1. Producteur : Ton Roosendaal ; Réalisateur : Bassam Kurdali ; Licence : Creative Commons Attribution ; Durée : 10 minutes 54 secondes ; Budget : 120 000€ ; Site Web.

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Elements should be

Mais, si la création libre est quasi inexistante dans le milieu professionnel, n’est-ce pas parce qu’elle est incompatible avec le professionnalisme ? N’est-ce pas justement le volontariat qui caractérise la culture libre ?

Le besoin de culture est une caractéristique fondamentale de l’humanité, comme le besoin de se nourrir, de respirer et de boire. L’intérêt de l’homme pour la culture est instinctif, l’aspect volontaire de la culture est donc inné, inaliénable et primordial. Mais par dessus les caractéristiques de la société humaine s’ajoutent et s’imbriquent une multitude d’activités, parmi elles les activités professionnelles, commerciales et industrielles. Parfois ces activités peuvent avoir des conséquences directes ou collatérales désastreuses sur les domaines auxquels elle s’appliquent. La famine, et la pollution de l’air et de l’eau en sont les sinistres exemples relativement à nos besoins de se nourrir, de respirer et de boire.

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Elements are

Puisqu’il est le socle de la culture le volontariat n’est pas en opposition au professionnalisme, mais à travers lui il peut aiguiller le commerce et l’industrie pour éviter un autre désastre, culturel cette fois.

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Webcam/DVCAM

Ses activités humaines peuvent s’interconnecter et dépendre d’autres activités. De par son caractère essentiellement basé sur le volontariat la culture libre est dépendante de temps, et d’argent. Elle évolue donc au gré de ses dépendances : le temps libre, la charité, le mécénat, les subventions, etc. Or la dépendance est l’opposé de la liberté, donc contradictoire avec cette culture qui se définie comme libre. Pire que la dépendance avec d’autres activités, elle peut aussi être en conflit, comme c’est le cas avec l’industrie du divertissement. Ce conflit est le résultat d’une oppression législative et technologique liberticide menée contre les internautes par l’industrie. Ça fait donc seconde contradiction avec la culture libre.

Pour être à la hauteur de ses idéaux de liberté, la culture libre doit donc trouver des solutions face à ces interconnexions qui peuvent être handicapantes, voire nocives. En développant des activités pour ce dont elle dépend, ce qui concerne le temps et l’argent la professionnalisation semble être un atout, et en trouvant un système de coexistence avec les activités conflictuelles, voire mieux une compatibilité.

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Round/Box

Le modèle économique de l’industrie du divertissement consistait à faire payer l’accès au contenu via la vente de Vinyls et de VHS, et c’est ce qu’elle tente de faire aussi sur Internet. Or avec Internet nous avons déjà cet accès, ce qu’on n’a pas c’est le droit de l’utiliser selon les principes de la culture libre : copie, diffusion et modification sans restriction. À quoi bon vouloir nous vendre un accès qu’on a déjà ? Pourquoi ne nous vendrait-elle pas plutôt ce qui nous manque : le droit de copier, diffuser et de modifier sans restriction ? La culture libre tirerait alors la situation à son avantage car c’est l’industrie qui deviendrait dépendante d’elle. Si cette hypothèse devenait une réalité c’est le monde lui même qui serait alors dépendant de culture libre, c’est pourquoi le présent project de documentaire propose des solutions pour concrétiser cette hyposthèse.

Cette vision est beaucoup moins romanesque que celle de la culture libre underground et du volontariat. Mais elle n’a rien de contradictoire, au contraire, en étendant son influence le socle volontaire de la culture libre éloigne les menaces qui pèsent sur elle. Payer de sa personne sur son temps personnel ou avec son argent revient au même. C’est la même motivation, la même sueur, pour la même liberté.

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Cultural bottleneck

Le système traditionnel fait payer pour l’accès au contenu, en aval de sa publication. Or la culture libre ayant pour vocation d’être libre d’accès peut difficilement se permettre ce type d’approche limitant l’accès. Il lui faudrait donc un système qui finance une création en amont de sa publication, pour pouvoir la laisser vivre sa vie sur Internet, sans restriction et pour l’éternité.

C’est pourquoi ce projet de documentaires propose plusieurs méthodes de participation comme la promotion, la traduction, le montage, la programmation, etc. et parallèlement un mode de financement original, nommé « funding and licensing » par l’équipe de Creative Commons. Ce modèle a souvent été théorisé mais jamais appliqué sur un projet de cette envergure. Le budget du film a simplement été divisé en trois paliers, à chaque fois que le cumul des entrées d’argent (dons, partenariats, etc.) franchit un palier, une licence Creative Commons plus permissive est appliquée.

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Hollywood shortcuts

Comme toute production professionnelle, ces documentaires engendrent des coûts incompressibles. Mais une réduction significative du coût total de production a été permise par le travail collaboratif, le contournement de nombreux intermédiaires et l’utilisation exclusive de logiciels libres. Le revers de ces économies est que certains contournements éloignent les possibilités de financement traditionnels, comme la redevance, la taxe sur les supports vierges, les droit d’auteurs (e.g. SACEM), bénéfices de la publicité télévisuelle, etc.

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Trusted ear

Comme ce projet défend directement le public et ses libertés, l’idée que le public soutienne directement en retour sa viabilité, sa liberté et son indépendance tombe à première vue sous le sens. Public et créateurs faisant directement équipe, chacun y trouverait son compte : une culture libre dans les deux sens du terme, libre d’utilisation par les licences Creative Commons, et libre de parole par l’indépendance des créateurs. Sans compter que les économies réalisées en contournant certains intermédiaires réduiraient aussi les munitions visant à menotter les internautes : moins de fonds pour le lobbying parlementaire (voire directement dans l’Assemblée), et moins de fonds pour développer des technologies comme les DRM.

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Ads

Malgré tout le bon sens que ce raisonnement peut laisser transparaître, il y a un hic… celui de la gratuité. En effet, malgré les milliers de publicités1 ingurgités chaque jour par nos cerveaux respectifs, leurs prix répercutés sur nos achats quotidiens (comparables à celui de la TVA2, voire beaucoup plus3), représentant la première dépense mondiale (1 200 milliards d’Euros en 20044), nous avons le sentiment que tout est gratuit. Ce sentiment nous coûte en réalité très cher, ne serait-ce qu’en temps de cerveau disponible pour TF1 et en kilomètres cube de coca5. Car une partie infime de ces milliers de milliards d’Euros annuels — que nous payons tous — est destinée à ce qui nous intéresse, la création.

Paradoxalement donc, accepter l’idée que rien n’est gratuit nous ferait faire de substantielles économies. Mettre la main à la poche ça rapporte ! Ajouté à cela un gain culturel qualitatif et quantitatif, un barrage au financement de la médiocrité universelle vendeuse de coca, tout en nous épargnant des dommages collatéraux liberticides.

  1. « En moyenne 3 000 annonces par jour » aux États-Unis en 2007 ; La publicité est partout (Réseau Éducation-Médias).
  2. 10% à 20% pour des produits d’hygiène et 10% à 15% pour des produits alimentaires en 1999 ; La publicité (Patrick Hetzel).
  3. Jusqu’à 8 653€ de frais publicitaire par voiture vendue en 2006 ; (Autoplus n°939).
  4. (Collectif des déboulonneurs).
  5. Déclaration de Patrick Le Lay, le PDG de TF1 : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision, mais dans une perspective business, soyons réaliste: à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » ; Les dirigeants face au changement (Editions du Huitième jour).

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Non-violence in India

Mais qui donc est censé participer financièrement ?

La réponse devrait être : « celles et ceux qui ont une profonde envie de faire exister cette création ». C’est malheureux à dire, mais dans ce cas de la non-violence en Inde cela représente fort peu de monde.

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CD

Prenons par exemple l’industrie musicale traditionnelle. Sur dix personnes qui achètent chacune un album, combien l’ont fait par conviction profonde ? Une ou deux, peut être trois ? Un qui n’imagine pas une seconde vivre sans cet album, le « grand fan », et deux grands amateurs, juste fans. Les sept autres l’ont simplement fait pour y avoir accès, mais ayant aujourd’hui accès à l’album sur Internet, ils le pirateraient s’il n’était pas libre, ou ne seraient pas concernées par un financement libre « funding and licencing ». Sans compter des milliers d’autres qui n’auraient jamais acheté l’album même pour y avoir accès. Comme ils peuvent malgré tout le télécharger, ils le stockent parmi quelques autres téraoctets de fichiers, ça tombera peut-être en random sur une playlist un de ces jours… ça s’arrête souvent là.

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Concert

C’est donc sur les trois fans qu’il faut compter. Il est difficile de comparer un budget avec un prix de vente dont le nombre est variable, mais faisons une moyenne grossière. Sur un nombre moyen de ventes dans le système traditionnel, en arrondissant généreusement, le salaire des artistes représente 15% du prix de vente1. Et tout aussi généreusement le budget logistique incompressible représente 15%. Comme le démontre le projet de documentaires évoqué les salaires et la logistique suffisent à faire vivre la création, par financement direct. Admettons donc que le prix de vente cet album soit de 20€ dans le système traditionnel, les dix personnes auraient payé un total de 200€. Dans le cas d’un « funding and licencing » libre les trois fans devraient donc assumer 30% soit 60€. Le grand fan est prêt à payer un peu plus que le prix habituel : 30€. Parce qu’il est grand fan, sait que son argent est bien investi, et est en contact beaucoup plus étroit avec son idole. Ce contact peut se traduire par des dédicaces, remerciements sur la pochette, avant-première, etc. Enfin les deux autres fans sympathisants sont prêts à payer, mais un peu moins que le prix habituel : 15€ chacun. Cette approche semble tout à fait raisonnable, et le compte y est.

  1. Détail du prix de revient du CD de Thomas Fersen ; Coût de production : 555 000€ ; Prix de vente : 17,99€ ; (Magazine Epok) :
    • Prise de son : 13 500€
    • Montage : 7 000€
    • Mixage : 19 000€
    • Location de matériel : 450€
    • Repas : 1 625€
    • Fournitures (CD vierges, disques durs) : 3 000€
    • Salaires : 75 230€ (4 musiciens, une chorale, ingénieur son, chanteurs, backliner…)
    • Création graphique : 31 500€
    • Budget de lancement : 12 000€ (mini concerts, déplacements télévision)
    • Achats publicitaires : 140 000€
    • Points de présence magasins : 25 000€ (corners, publicité sur le lieu de vente, points d’écoute)
    • Affichage : 22 000€
    • Communication sur les concerts : 45 000€
    • Clip : 40 000€
    • Spot télévision : 5 000€
    • Photos presse : 3 000€
    • Maison de production : 110 000€ (25% du sous-total de 443 305€)

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Soccer

Pourquoi les fans paieraient-ils pour les autres ?

Chacun d’entre nous existe à travers ses goûts, ils font partie de notre chair et de notre identité. On ne paie pas nécessairement pour les autres, mais pour faire exister nos goûts, les faire connaître, les partager et être reconnus en tant qu’individus. C’est une question que l’on se pose pas lorsqu’on est fan. Si on aime le foot par exemple, il est naturel de supporter son équipe préférée, on apprécie le jeu de toutes les équipes mais on ne les soutient pas. On est d’autant plus heureux que les fans d’autres équipent s’intéressent à la nôtre. Les autres équipes sont elles mêmes supportées par d’autre supporters, et tout le monde est d’autant plus heureux de pouvoir profiter du spectacle. C’est une forme de compétition créative, bon enfant : « Qui saura le mieux supporter son équipe ? ». Chacun d’entre nous serait donc prêt à supporter les créations libres, mais seulement celles que l’on aime par dessus tout. Les goûts de chaque individu sont uniques, il faudrait donc une palette de choix très large pour faire vivre un tel système, de façon équitable par rapport à l’ensemble du public, et viable économiquement.

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Watering

Or il y a une vraie carence en matière de choix au sujet de la création audiovisuelle libre aux exigences professionnelles. C’est pour ça qu’en l’état actuel des choses la réponse ne peut être « celles et ceux qui ont une profonde envie de faire exister cette création ». Pour que ce choix existe il faut qu’il y ait une demande de liberté, cette dernière étant quasi inexistante il faut la créer. Ce n’est donc pas aux seuls fans mais dans un premier temps à tout ceux qui ne souhaitent plus être les victimes de la répression sur Internet, ne plus gaspiller leur argent, et souhaitent que la culture libre ne soit plus l’exception mais la règle de le faire. Aujourd’hui chacun devrait soutenir les initiatives de créations libres, par delà les goûts. Et ce jusqu’à ce que le choix soit suffisamment vaste pour que l’on ne contribue plus par bon sens, mais instinctivement, en grand fans, pour les seules créations que l’on aime réellement.

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Caravan

Lawrence Lessig, fondateur de Creative Commons a soutenu ce projet de documentaires depuis le premier jour, en devenant le premier donateur en ligne. Ton Roosendaal, producteur d’Elephants Dream a fait part des ses encouragements à l’équipe qu’il qualifie de « pionnière ». De même que Mark Shuttleworth, leader d’Ubuntu, qui la qualifiée d’« extrêmement censée ». Et enfin Richard Stallman, parrain du logiciel libre et théoricien de l’encyclopédie libre devenue Wikipédia, a fait part de son intention de promouvoir le projet pour le franchissement des deux derniers paliers, plus libres. De part sa jeunesse le projet ne semble pas encore être bien connu hors du cercle des initiés, cependant la Fondation Wikimedia a fait savoir à l’équipe qu’elle ouvrirait une section dédiée à la promotion de projets de ce type, c’est une piste.

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« Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, — de poésie, jamais ».Charles Baudelaire (Conseils aux jeunes littérateurs, 1846).

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Copyright
Combien de temps sans liberté ?

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thenyouwin.yooook.org

Un projet de documentaires libres.

blankCamille Harang 2008 Creative Commons License GNU Free Documentation License

Works: Earth, Fruits, Clouds, Water, Starved, Pollution, Factory, Field, Bottleneck, Hollywood, Concert, Stadium 1, Stadium 2, Watering, Caravan.

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Linux dans les productions musicales…

Jeudi 7 février 2008

Après que notre ami Dana nous ait gratifié de ses trouvailles en matière de musiques libres, je voudrais vous faire part des miennes concernant les logiciels sous linux de production audio. Bon il est vrai que j’ai déjà écris pas mal de news sur le sujet, mais c’est bizarre comme en 1 mois les choses peuvent évoluer…

Tout d’abord on va commencer par annoncer un événement pour les Maoistes libres convaincus (et les autres). La LAC (Linux Audio Conference) du 28 février au 2 mars 2008 à Cologne chez nos amis germaniques. Gros rassemblement en tout genre de programmeurs, musiciens, curieux, militants… bref, un événement très important duquel sortira certainement beaucoup de bonnes choses.

lac

Inscriptions ici !

Nouvelles sorties et mises à jour de logiciels !

En vrac et parce qu’un article de 500 lignes est trop long à lire…

Ardour 2.3 (corrections de bugs, amélioration de prise en charge de certains matériels… et bonne nouvelle, l’auteur travaille sur un éditeur MIDI à intégrer dans les prochaines versions du logiciel !)

Dons, téléchargements et informations complémentaires sur le site officiel d’Ardour !

LMMS 0.3.1 (corrections de bugs en tout genre pour ce séquenceur audio/midi à l’interface aussi intuitive qu’un Fruity Loops).

Et lui aussi a droit à son site officiel !

EnergyXT (logiciel non-libre et commercial mais on l’aime bien quand même, là aussi corrections de bugs, stabilité…).

Par contre il n’a pas de site officiel… euh non ça va je déconne, il est là !

Jack 0.109.2 (corrections de bugs, support de nouveaux matériels firewire…), c’est un éventreur londonien qui est né vers… euh, non c’est un centre de connexions audio pour linux, il permet à beaucoup d’applications de dialoguer, de se synchroniser pour créer un environnement cohérent de production numérique.

Sa maison londonienne est ici !

Ça c’est pour les mises à jour des logiciels de production sous linux.

Maintenant,

L’arrivée !
Arrivée remarquable et remarquée de Renoise sous linux. Tracker très puissant tournant jusqu’alors sous windows et mac, il a été porté depuis peu sous linux en version 1.9.1. Jack, vst, alsa sont les noms d’oiseaux auxquels vous êtes habitués et qui rentrent très bien dans la “maison” Renoise.

Un petit tour par le site officiel pour s’en convaincre et pourquoi pas acheter une licence de ce très bon logiciel propriétaire sous linux.
Je garde le meilleur pour la fin, comme toujours. Après l’éventreur (jack) et les flans (alsa) voici venue le temps…

de Saz !

Non, ce n’est pas un diminutif de saxophone prononcé avec un seveux sur la langue, mais un studio professionnel entièrement sous linux ! Ça se passe sur Paris et de commentaire tellement la démarche est à encourager.

Petit topo :

SAZ Paris dispose d’un studio d’enregistrement informatisé grâce à une station audionumérique fonctionnant sous un système Linux dédié et optimisé, à très faible latence, permettant l’enregistrement, la retouche, le montage,le mixage automatisé et le mastering en 24bits/96kHz. Plus d’une centaine de plugins audio sont disponibles (LADSPA et VST !).

Au sein d’une boutique de vente de CD, ce studio d’enregistrement a fait le pari de linux pour son matériel audio. Chapeau les artistes !

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Live CD Linux pour l’audio et la vidéo !

Lundi 24 septembre 2007

Avec toutes ces nouvelles de l’industrie du disque, on en oublierai presque de faire de la musique !

Voici pour ce faire deux distributions linux orientées sur le travail audio qui compléteront vos choix.

dynebolic en version 2.5.

dynebolic

Une distribution linux entièrement en live-cd (bootable sur PC et X-Box (!)) orientée audio et vj. Traitement des vidéos en temps-réel, du son, reconnaissance de beaucoup de cartes TV, conception de webTV, web-radios… Avec en guest-stars :
Muse, Audacity, Icecast, ReZound, Soundtracker, Kino, Lives, Gimp, Blender, Freej et bien d’autres…

dyne:bolic

Une distribution qui ne s’installe pas et qui a tout d’une grande !
Jacklab en 1.0 finale.

Jacklab

Une distribution en live-dvd basée sur Open-Suse.

  • Kernel 2.6.19 compilé en Real Time.
  • KDE, E17 comme interfaces graphiques.
  • Près de 70 applications audio, dont Jack audio.
  • WineASIO pour la compatibilité avec les plugin VST / VSTi.
  • Les codecs multimedias, les applications basiques de KDE (Kontact, Kopete…), Firefox 2.0

Sources : Linux MAO, Jacklab, Dynebolic (attention site capricieux au fort trafic ^^), LeCollagisteVJ.

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Energy-XT 2.0 par Virgo

Mardi 11 septembre 2007

Je sais bien qu’il existe déjà d’autres logiciels de MAO très aboutis sous Linux et qui conviennent parfaitement à la façon de travailler d’un certain nombre de musiciens.
Seulement je tenais à vous faire partager ici mon immense joie d’avoir enfin trouvé
LE logiciel “tout en un” que j’attendais depuis des lustres, facile à prendre en main et qui ne me dépayse pas trop par rapport à FL Studio sous Windows.

En effet, j’utilisais FL Studio depuis maintenant près de deux ans et, quoi qu’en disent ses détracteurs, j’étais plutôt satisfait par la qualité de ce soft.

Voyez… Je parle déjà de FL Studio au passé car j’ai enfin trouvé ma perle rare avec energyXT. C’est dire l’ampleur de la claque… Je suis tout simplement bluffé par la qualité du truc.

Le site officiel (en anglais) qui aura réponse à toutes vos questions se trouve à cette adresse :

http://energy-xt.com

Seul bémol : energyXT est payant. Ceci dit, il ne vous en coûtera que 70€ pour bénéficier de la version complète, sachant que la version démo vous permet de tester toutes les fonctionnalités mais vous empêche de sauvegarder vos projets. Compte tenu des possibilités offertes par le logiciel, cela me semble un prix plus que raisonnable si on le compare à ses concurrents.

Ce séquenceur “tout en un” est simplissime à installer (une simple archive à décompresser), à paramétrer puis à utiliser.

C’est bien simple, en une après-midi j’ai réussi à faire quasiment tout ce que je savais déjà faire sous FL Studio !

Ce qui m’a le plus bluffé c’est la qualité du synthé de base et des effets (reverb, delay, etc) incorporés au logiciel, ainsi que la prise en main super intuitive pour qui est déjà habitué à bosser avec un séquenceur.

sequenceur


Il y a aussi des possibilités de mixage et de masterisation comparables à celles offertes par FL Studio. Et ça c’est vraiment une gageure à trouver dans un même logiciel chez les rares équivalents libres existant sous Linux…

Autres points qui m’ont épaté : la possibilité de freezer très simplement une piste pour gagner en cycles CPU et même de la dé-freezer ensuite. C’est très fort, même si je sais que cela existe depuis belle lurette dans d’autres programmes sous Windows.
D’ailleurs, côté consommation de CPU, je suis loin d’avoir poussé le soft à bout mais je trouve qu’il s’en tire admirablement bien (testé sous Ubuntu Studio, alors peut-être le noyau basse latence est-il pour quelque chose dans ces performances ?)…

drums


Parmi les fonctionnalités bluffantes il y a aussi une fonction de zoom très originale ainsi qu’une gestion très efficace des automations, avec des tracés de type vectoriel très pros et qui offrent une grande précision (un des points à améliorer, selon moi, dans FL Studio).

Dans l’ensemble les raccourcis clavier et les combinaisons clavier/souris sont très bien pensés et super pratiques. Tout ça est très ergonomique. L’interface visuelle très sobre n’en est pas moins diablement efficace (bien que certains petits détails puissent être encore peaufinés à mon humble avis).

Autre truc qui m’a bien plu : la qualité et la concision des tutoriels disponibles sur le site officiel, dont des tutoriels vidéo disponibles sur Youtube.

Et puis il y a aussi une gestion des banques de samples et de plugins tout à fait comparable à celle de FL Studio, avec notamment l’utilisation courante du glisser-déposer, ainsi qu’une communauté active d’utilisateurs regroupés au sein d’un forum.

J’en oublie encore sûrement beaucoup mais je ne voudrais pas non plus vous gâcher le plaisir de la découverte. Clin d'oeil

Ah oui ! J’allais oublier… energyXT gère les plugins VST et VSTi (même sous linux !) et il est également disponible en version Windows ce qui fait qu’il y a moyen de collaborer entre utilisateurs Linux et Windows.

Je suis donc actuellement en train de bosser sur un tout nouveau morceau avec ce logiciel.
Pour un fan d’Ubuntu comme moi, c’est vraiment un immense plaisir de se sentir ainsi libéré de Windows, la MAO étant la seule application qui me retenait encore sous l’OS de Redmond.

Et tant pis si c’est pour travailler encore quelque temps avec du logiciel propriétaire. Je trouve que c’est déjà un sacré pas en avant d’enfin arriver à tout faire sous Linux, en attendant que des softs de type LMMS arrivent à pleine maturité.

NDLR : energyXT n’est pas un logiciel libre, il travaille aussi avec des formats propriétaires (REX2, VST/VSTi, MP3). Cependant un logiciel de cette qualité sous linux ne pouvait pas passer entre les pattes de l’autruche. Le fait que le logiciel soit payant peut être tout à fait une conséquence de son support des formats REX2 (un format tout droit issu de Reason) puisque l’auteur a dû certainement acquérir une licence pour intégrer ce support à son logiciel.
Source : Virgo sur le forum de Dogmazic.

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