Archive pour la catégorie 'Asso Musique Libre'

Libre accès -> RMLL ! (Artischaud ?)

Mercredi 2 juillet 2008

Bon, Libre accès, voilou, et revoilou, et t’en re-veux. De la mairie du IIe à la Cantine, en passant par le point névralgique, le Ministère de la Crise du Logement. & Paf, de suite semaine après, Cantine encore dis voir, fête firefox3, y étions aussi, réalisant entre Mexique France la quadrature de l’emploi du temps :

dogmazic est chaud bouillant pour le panda

Cela étant, et toutes choses étant égales par ailleurs, “de commencements en commencements par des commencements qui n’auront pas de fin“, disait Grégoire de Nazianze, on z’y va maintenant à Mont-de-Marsan : tsunamiza-wazarizationn du conglomérat de gnurdz en folie . Oui… désolés… le jeudi 3 juillet au soir, une carnavalesque meute de gnurdz chauds comme des macaques frétillera et moovera son petit corps sur de la musique libre mixée rien que pour eux, chanceux ;^D

Carnaval!!!

A diffuser dans l’artichaut !

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A partir de combien de mécontents vote-t-on ou amende-t-on une loi ?

Mardi 24 juin 2008

En réaction à l’appel des artistes contre le piratage paru dans le Journal Du Dimanche nous lançons un contre-appel, car les artistes, ce n’est pas qu’eux, et qu’il est inquiétant de légiférer pour si peu de gens !

Les stars dont le nom suit (source JDD) approuvent* la loi Olivennes, qui si elle passe instaurera la riposte graduée comme réponse au piratage :

Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam’s, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.

Voici le texte de la lettre des artistes pour le partage (texte révisé le 28/06/2008). Pour que cela fonctionne, nous vous encourageons à le relayer le plus largement possible :

Nous sommes inquiets, très inquiets, nous aussi. La France a créé les droits d’auteur, certes : enfin non : et il conviendrait d’être précis et ne pas dire n’importe quoi si l’on prétend défendre et illustrer le droit d’auteur (Statute of Ann & Petite histoire des batailles du droit d’auteur). La France adore la culture, certes. Mais l’État français s’apprête une fois de plus à défendre une poignée d’artistes et leur appareil de propagande, qui enrage de n’avoir pas su s’adapter à la nouvelle économie de la connaissance, du partage.

Au lieu d’adapter leur modèle économique, ces Industries du siècle dernier veulent nous offrir des minitels pour accéder à leurs contenus ! Au lieu de constater que la créativité n’a jamais été aussi vigoureuse, ces Industries de loisirs pensent encore que le monde entier se pâme devant leurs rengaines à la mode, sentimentales et formatées, ou leurs fonds de catalogue ! Ces entreprises ne représentent pas la diversité culturelle, elles lui ont presque toujours fermé leurs portes, dans tous les domaines, ou l’ont pillée sans vergogne pour en tirer du profit. Cela dure depuis bien longtemps… Cela s’accentue même.

Notre activité artistique a de tout temps toujours été fragile, mise en péril. La plupart de ceux qui ont apporté à la musique, à la culture en général, géants sur les épaules desquelles nous nous tenons, sont morts dans la misère, et parfois l’humiliation et les moqueries de leurs congénères. Et le phénomène touche toujours autant les jeunes créateurs de ce pays, qui vivent dans leur immense majorité bien en dessous du seuil de pauvreté, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics.

Ce n’est pas en légiférant pour perfuser une cinquantaine de millionnaires (enfin, surtout ceux qui en exploitent les revenus, les auteurs restent toujours le dernier maillon de cette chaine) que le problème du piratage se règlera ! La cause du déclin de l’industrie culturelle n’est certainement pas le développement actuel des échanges d’œuvres, mais l’appétit féroce de leurs receleurs, qui aujourd’hui tirent les ficelles jusque au cœur notre parlement, proposent dans nos lois des mesures contraires aux droits de l’homme et du citoyen, et cherchent à imposer par force les modèles économiques de leur morbide de fin de règne, aveuglés par la vision des gains qui leur filent entre les doigts. Cette crise à pour cause essentielle leur inadaptation aux nouveaux défis qui découlent du développement fulgurant de l’économie numérique.

L’incompétence se paie !
Il faut vivre avec son temps !

Il faut admettre que le public, grâce à Internet, dispose désormais durablement d’une offre culturelle sans barrières. Il faut admettre aussi que toute tentative de contrôle des échanges virtuels n’aura pour effet que d’intensifier les méthodes de contournement, et donc de multiplier les contrefaçons.

Il faut au contraire faciliter l’accès aux œuvres, restituer la confiance, et nous y encourageons sciemment le public, car nous sommes persuadés que la liberté de créer dépend de plus en plus de la préservation de la liberté d’échange sur internet.

C’est pourquoi nous encourageons le public à télécharger nos œuvres, à les partager, à les découvrir, que ce soit gratuitement, ou en les achetant lorsque celles-ci l’ont touché. Oui, nous avons confiance en nos concitoyens, qui savent être reconnaissant de la générosité qu’on leur témoigne. Non, nous ne défendons pas la gratuité, mais le bien commun, socle de toute culture civilisée.

Le projet de loi, proposé par la ministre de la Culture, issu de la mission menée à l’automne dernier par Denis Olivennes, nous donne de très bonnes raisons de penser qu’internet risque de se transformer en tombeau de la liberté d’expression, c’est pourquoi nous nous engageons à le combattre avec toute notre énergie, dans le respect des droits d’auteur, par l’utilisation des licences libres et ouvertes. Et l’exception culturelle qu’elles portent en elles. Cette exception réside dans leur forme de légalité, qui refuse les verrous et la criminalisation des usages culturels, et restitue à la culture son vrai rôle, qui ne se définit pas avec des frontières, des punitions ou des interdits.

Arrêtons de marcher sur la tête !

Nous ne laisserons pas 52 artistes qui ont eu la chance d’échapper à la misère endémique de leurs confrères, et leurs épiciers lobbyistes et avares dicter leur loi au pays des droits de l’homme ! Nous sommes des musiciens, mais aussi et avant tout des citoyens !

Créateurs ouverts au partage, quelle que soit votre activité artistique, pour signer l’appel, écrivez à villagelibre [at] dogmazic.net, avec dans l’objet de votre mail “Réponse à la lettre des 52″, et dans le corps du message, votre nom d’artiste et le/les endroit(s) ou vous proposez vos œuvres en téléchargement sous licence ouverte. ces informations accompagneront la lettre, qui sera largement diffusée dans les médias qui accepteront de nous laisser exprimer notre opinion.

Premiers signataires :

Sac à boulons, miluz, Trois P’tits Points, People Ignore who i Am, Kew, Philippe Catoire, shaoshyant, Fantastic House, dogbreath, Killroy Was Here, isotrak, kernem, rocksongs, O.P.A, L’Heureux Cycleur, Loubia Dobb System, davidstr, sam, why the a, matmix, Explicite, Siegfried Gautier, Hitmuri, Gloup For Free, dead joshua, Patrick Maverick R, Crème Brûlée, Eddy van G., Ms Piggie Popp, dana hilliot and his friends, aisyk, uberlulu, Miss Helium, P2R Prod, tdBt, Tsunami Wazahari, Christophe E., TDW, Michel Sardon, Mankind Concept, @dn56, Marco Zakka, a-Sansara, MASTAROTH, Solcarlus, Dom The Bear, Nehoryn, lonah … (to be continued)

—————-
* Ont-ils vraiment signé cette lettre ? Ont-ils vraiment réfléchi à cette loi ? Ont-ils été “poussés” à signer la lettre ? Tout cela n’est pas bien clair…

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Libre Accès - Paris le 20/06/2008

Samedi 31 mai 2008

libre accès
Le vendredi 20 juin 2008, dans l’enceinte de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris :

- Concerts de musiques libres. Des groupes qui autorisent la copie, la diffusion et la modification de leurs morceaux,
- Projection de films, documentaires, courts-métrages librement enregistrables, diffusables et modifiables,
- Installations et performances artistiques libres comme l’air,
- Surprises en vue, ateliers de créations et de re-créations entre artistes et le public libérés du copyright.

Organisé par Bellinux, Dogmazic, Lonah et Ralamax Prod, des associations qui encouragent la création libre issue de l’internet, du numérique et des logiciels libres.

Avec Copyleft Attitude, Parinux, Macaq, T.R.A.C.E.S., In Libro Veritas, Framasoft

Depuis bientôt 10 ans, de nouvelles pratiques de créations artistiques ne cessent de s’affirmer en reformulant le droit d’auteur conventionnel. Elles autorisent la copie, la diffusion et la transformation des œuvres dans le respect du droit des auteurs.

Ni pirate, ni propriétaire exclusif de la création : ouvert au partage !

Venez nombreux découvrir des artistes qui se jouent de l’interdiction de copier leurs oeuvres ! Toutes formes, tous médias, toutes qualités possibles. Plaisir d’offrir et joie de recevoir, l’échange est au rendez-vous de la création libre.

L’accès est libre, la liberté est l’accès à la culture pour tous.

Le vendredi 20 juin 2008, dans l’enceinte de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris.

Toutes les infos sont sur LibreAcces.org

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2008 : année de la musique libre ?

Mardi 1 janvier 2008

Bonne Année en musique libre

Chers adhérents, membres, ou visiteurs de passage,

Toute notre équipe vous souhaite une bonne année 2008 !!
Nous sommes plus que jamais engagés dans de grands projets, avec l’objectif qui a toujours été le nôtre : soutenir le développement de la musique libre.

Le 10 janvier, nous allons présenter notre borne interactive Automazic à des professionnels des bibliothèques et médiathèques. Ce projet mobilise une grande partie d’entre nous, nous ferons tout pour le faire avancer ! La musique libre doit avoir sa place dans nos institutions, c’est le message que nous faisons passer… Et il passe :-)

Le 11 et 12 janvier, nous serons à Auch, pour Libres Clics, avec un plateau musical de choix le 11 : DATA + DA KREW !

Janvier sera aussi le mois du débat, avec la SACEM notamment.

Laurent Petitgirard a très courtoisement accepté notre invitation à une discussion sur nos forums, qui portera essentiellement sur le statut des sociétaires de la sacem qui enfreignent notre règlement (et celui de la sacem), en enregistrant leurs titres sur notre plateforme légale de musique sous licences ouvertes (et les autres plateformes).
Car tout ce que nous entreprenons est motivé par l’ambition d’une musique libre vivante et énergique, dégagée de toute récupération politique ou économique !

C’est pourquoi nous mettrons tout en œuvre pour que la scène musicale libre puisse rencontrer son public, dans les meilleures conditions possibles.

Nous remercions chaleureusement tous ceux qui contribuent à faire avancer la musique libre, que ce soit par leur dons et/ou leur enthousiasme, leurs projets & leur détermination !

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Automazic en vrai !!

Lundi 5 novembre 2007

Depuis samedi dernier (03/11), Automazic est en fonction à la médiathèque de Gradignan, nous avons concocté un petit reportage photographique relatant les jours précédant l’inauguration, ainsi que l’inauguration elle même. Pour en savoir plus c’est par ici.

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1000 jours de musique libre

Samedi 20 octobre 2007

Mille jours d’existence pour l’archive de musique libre de dogmazic.

logo Musique-libre.orgA l’époque, les Creative Commons n’étaient pas encore lancées en France et nous étions les seuls a consacrer une plate-forme à la musique en licence libre. Le site s’appelait musique-libre.org.
Depuis de nombreux acteurs ont vu le jour pour contribuer à l’essor de ce qui est devenu un véritable mouvement.

Longs débats avec la communauté du logiciel libre au sein de laquelle l’enthousiasme n’était pas unanime. Libres, pas très libres, nous parlons désormais de musique en licences ouvertes, montrant que l’ouverture ou la liberté accordée sont variables d’une licence à l’autre.

Au départ, il nous avait été bien difficile de rassembler quelques dizaines de titres à proposer sur notre site.
Quelques artistes toujours actifs sur dogmazic s’en souviennent encore.
Désormais, jusqu’à 200 000 écoutes et téléchargements sont effectués quotidiennement, plus de 16000 titres sont disponibles.

Les inscriptions de morceaux sur dogmazic

Ces 33 mois ont été denses, riches en rencontres, réelles et virtuelles, en débats passionnants et animés, et surtout une masse énorme de travail bénévole aujourd’hui déployée par une quinzaine de personnes, toujours dans l’urgence, avec les moyens ridicules que vous connaissez.
Nous étions trois au début de l’aventure, basés à Bordeaux. L’été suivant, le site a pris de l’assurance avec l’arrivée d’un programmeur digne de ce nom dont l’efficacité continue de nous épater : xulops. Deux excellentes recrues ont rejoint l’équipe en même temps : Christophe, dont le professionalisme a fait, par exemple, que la borne Automazic voit le jour, et Didier dont le dynamisme et l’enthousiasme sans faille a toujours permis de recadrer les débats et d’avancer.
Nous avons été rejoints ensuite par Edised, Marcovitch, Blacknose, Mpop, Aisyk, Julien, Pelf, qui ont su trouver leur place et chacun apporter énormément dans différents travaux, et le meilleur reste à venir.

Cette archive va aujourd’hui être disponible au sein des médiathèques et qui sait, plus tard dans d’autres lieux publics.
L’intérêt des médiathèques pour Automazic démontre une véritable reconnaissance de l’alternative que nous prônons depuis tant d’années. C’est assurer un peu plus la culture pour tous et par tous.

Quant à Pragmazic, il vise à structurer le secteur de la musique en licence ouverte. Car rappelons qu’un label est avant tout un soutien moral, artistique et logistique pour l’artiste. Nous espérons que Pragmazic contribuera à démontrer qu’un modèle juste est possible dans la distribution commerciale de la musique.

Nous avons le sentiment de ne jamais avoir trahi la mission que nous nous sommes fixée par l’objet de l’association Musique libre ! :

  • Soutenir & promouvoir la création & l’exploitation musicale indépendante dans le cadre des licences libres.
  • Militer pour la gestion individuelle des droits d’auteur auprès des sociétés civiles, organisateurs de spectacle, labels & diffuseurs.
  • Informer les artistes & le public sur les modes émergents de diffusion & d’exploitation des œuvres musicales à l’ère numérique & sur l’économie qui en découle.

Les mois et années qui viennent risquent de demander toujours plus de travail,
nous rappelons à tous que nous sommes éternellement à la recherche de développeurs, de graphistes, de rédacteurs, et de toute âme qui se sentirait un rôle dans ce projet.

Merci à tous de participer en tant que mélomane ou en tant qu’artiste au succès de cette aventure.

Un merci particulier à tous les généreux donateurs qui contribuent par leur générosité à maintenir dogmazic.net en vie.

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Automazic : Borne d’écoute et de dépôt de musique en licences ouvertes

Jeudi 18 octobre 2007

Nous sommes très fiers de vous annoncer la naissance d’un projet que nous avions en tête depuis quelques années :

borne e face

(c) Alchimie

La borne interactive Automazic est un concept original de l’association Musique Libre ! , son design a été réalisé par l’agence Alchimie (Marseille).

Il s’agit d’un point d’accès public à la musique présente sur le site de l’association entièrement piloté par du logiciel libre (Ubuntu, Firefox,…).

Elle sera installée dans les lieux publics de telle sorte que les visiteurs puissent écouter, télécharger ou déposer gratuitement des musiques en licence ouverte sur tout type de périphériques USB 2.0 (en fonction des drivers constructeurs bien sûr) et aussi sur CD/DVD RW.

La borne Automazic a été pensée et étudiée en concertation avec certains responsables des médiathèques de France (ACIM), notamment la médiathèque de Gradignan (33), afin de répondre à plusieurs attentes :

  • Enrichir le catalogue musical existant des bibliothèques musicales avec une archive dense de musique originale ;
  • Procurer une visibilité plus importante aux artistes de dogmazic.net qui ont fait le choix de diffuser leurs oeuvres en licences ouvertes en leur proposant un moyen supplémentaire pour diffuser leurs oeuvres ;
  • Partager un catalogue riche et varié avec un large auditoire au sein de hauts lieux culturels que sont les médiathèques ;
  • Informer le public sur les enjeux de la musique en licence ouverte grâce à une documentation claire, et le sensibiliser sur les potentiels de partage et de création offert par ces licences.

Le premier prototype de borne Automazic sera inauguré à la médiathèque de Gradignan le 3 novembre prochain, toute notre équipe sue en ce moment pour qu’il voie le jour en temps en en heure !

Pour plus d’infos sur Automazic ? suivez ce lien !

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DADVSI : faudrait arrêter de se la raconter !

Mardi 18 septembre 2007

Car nous ne comptons pas nous endormir sur ce sujet éminemment important pour l’avenir de la musique libre, nous relayons ce communiqué EUCD.INFO :
Mardi 18 septembre 2007 - Adresse permanente :

À la lecture des dernières prises de position publiques de Christine Albanel sur le dossier des droits d’auteur et d’internet, EUCD.INFO constate que la ministre s’incrit dans la droite ligne de son prédécesseur : elle ment. À croire que son cabinet n’a pas tiré les leçons de l’épisode DADVSI qui a conduit Renaud Donnedieu De Vabres au purgatoire.

Ainsi quand la ministre déclare que la loi DADVSI “a déjà prouvé son efficacité contre les comportements les plus graves - je pense notamment aux pirates qui cassent massivement les systèmes de protection”, [1] il s’agit d’une contre-vérité évidente et d’un amalgame inacceptable.

D’une part, malgrè la loi DADVSI, la fréquentation du P2P n’a pas fléchi et tous les systèmes de DRM tombent peu à peu, cassés et re-cassés. D’autre part, cette contre-vérité se double de mensonges par ommission et de démagogie puisque la ministre se garde bien d’aborder les effets réels de la loi DADVSI tant pour la libre concurrence que les droits du public.

La sécurité de développement du Logiciel Libre est clairementfragilisée par cette loi et contourner un DRM est une obligation pour qui veut accéder à la culture avec les outils de son choix et exercer son droit à la copie privée. Point de pirates endurcis donc, simplement des utilisateurs qui refusent une loi stupide et injuste.[2]

Plutôt que de nier cette réalité, il serait temps que le gouvernementadmette qu’il est urgent de réviser la loi DADVSI, en posant l’interopérabilité et la copie privée comme des droits réels. L’insécurité juridique dans laquelle vivent aujourd’hui les auteurs et utilisateurs de logiciels libres touchent jusqu’à l’Assemblée Nationale [3] et la copie privée doit redevenir possible sans risquer les poursuites, surtout que la redevance copie privée a encore été étendue récemment. [4]

À défaut, la ministre risque bien de rejoindre son prédécesseur au panthéon des Pinocchio de la République, les faits étant aussi têtus que les lobbies Gepetto qui l’influencent.

*Références*

[1] Réconcilions la culture et internet - Lire aussi l’interview de la ministre dans le Figaro

[2] La lettre ouverte à la ministre d’un internaute qui s’est dénoncé deux fois pour avoir “cassé une protection”, qui n’a pas été poursuivi et est donc étonné des propos de la ministre

[3] L’Assemblée nationale a migré le poste de travail du député vers du logiciel libre cet été. Mais face à l’imprévisibilité de la loi DADVSI, elle n’aurait pas installé de logiciel libre de lecture de DVD, préférant saisir l’autorité administrative créé par la loi DADVSI et installer dans l’attente d’une réponse un logiciel propriétaire connu pour ses spyware. L’autorité n’a toujours pas répondu et ne semble pas tenu de le faire, d’ailleurs. Si cela est avéré (et d’après nos informations cela l’est), cela démontre le ridicule de cette loi vu que le logiciel que l’Assemblée souhaite installer est disponible sur internet depuis des années et des millions d’utilisateurs l’utilisent tous les jours pour lire et faire des copies privées.

[4] Redevance copie privée bientôt sur les consoles ?

*Lire aussi*

Le remaquable rapport Cedras, commandé et censuré par le ministère de la culture, notamment car il conclue que la loi DADVSI n’empêche pas la copie numérique illégale mais créé par contre une insécurité juridique certaine

Les commentaires de juristes sur la loi DADVSI publiés dans la réputée revue Dalloz et qui aboutissent à la même conclusion que le rapport Cedras

Le recours de l’APRIL attaquant devant le Conseil d’État le décret punissant de 750 euros d’amende le fait de contourner un DRM, procédure dont ne connaîtra l’issue qu’en mi-2008 vraisemblablement bien qu’ayant débuté en février 2007

*** On lira également cette Lettre ouverte à Christine Albanel par stopDRM.info.

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Les T-SHIRTS DogmaZic sont arrivés !

Vendredi 14 septembre 2007

Ils sont tout beaux, tout chauds, existent en trois tailles : S pour les filles, M et L pour les garçons (les X et XL arriveront bientôt).

C’est la première mouture de T-SHIRTS dogmazic, édités à seulement 50 exemplaires (il en reste 35), des collectors quoi ! :-)

Vous pouvez vous procurer ces joyaux de la haute couture sur pragmazic* à cette adresse.

Alors, ça vous dit de dire NON A LA MUSIQUE TRANSGÉNIQUE ?

Même notre cher bituur a craqué (c’était à Sarzeau il n’y a pas longtemps), alors qu’il a toujours été, unilatéralement et viscéralement, contre le port du T-SHIRT en société :-D

bituur_for_the_first_time_in_t_shirt.jpg

Caddie
16€
Caddie
16€
Caddie
16€
Asso Musique libre ! 11.1€
Pragmazic 2.27€
TVA 2.62€

* à ce sujet, les artistes présents sur pragmazic peuvent aussi désormais mettre en vente leurs T-SHIRTS

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Gratuit c’est pas libre !

Dimanche 9 septembre 2007

Gratuit c’est pas libre !
C’est vrai quoi : il serait temps d’inverser le gimmick facile : ‘libre c’est pas gratuit’, à quoi répondent facilement divers intérêts, et qui se décline d’ailleurs pour peu qu’on y cède en ‘gratuit c’est libre’ ou en ‘libre de droit c’est gratuit’.

Eh ben non ! Et même le fameux “prix libre” ne saurait permettre à d’aucuns d’arguer que “ben quoi c’est libre”… Car en effet c’est précisément et rigoureusement libre, à telle enseigne que si tu files 1€40 pour 2 cds, moi le vendeur suis également libre de te dire : “no blemo, mais tu vois, tu gardes tes 1€40 et je garde mes cds, je suis libre comme toi”. Ah !!

beth'copyleft : 1 logo du copyleft par bituur esztreymCar, soyons sérieux, toute l’entreprise de la musique libre, depuis que Ram Samudrala a écrit la Free Music Philosophy en 1994 puis 1998, et la Free Music Public License en 2000-2001, et depuis qu’apparurent la Licence Art Libre en 2000 puis les Creative Commons fin 2001-2002 (us), et d’autres, est de manifester, non que tout-li-monde-il-y-fait-c’qu’y-veut, mais que le musicien, l’auteur, reprend la main, contre les “intermédiaires”, ceux-là mêmes qui dans toute l’histoire du droit d’auteur déséquilibrent (ou tentent de - souvent avec succès - déséquilibrer et biaiser à leur avantage) la relation entre les auteurs et le public.

Quiconque travaille dans le domaine de la “production audiovisuelle” pour faire large, sait que le “libre de droit” n’est pas gratuit : le web regorge de sites de producteurs/distributeurs de “musique libre de droits” que les clients potentiels, producteurs de pubs, de sonorisation, de clips, de sonneries téléphoniques, de “tounes” (à la québéquoise) d’ascenseurs etc., savent être libre de perceptions, mais néanmoins payantes : ces musiques “libres de droits”, vendues “au kilo”, ou au “Mégabyte”, n’entraînent nul engagement de perceptions ou droit d’auteur d’aucune sorte, mais sont payantes ; ces sites ont des catalogues, des tarifs, on raque, et voilou. L’utilisateur paye un tarif, et basta.

Or voici que se méprenant, cherchant la martingale (et comment les blâmer - sauf que : là non…) et découvrant la “musique libre”, “dite” ou “réputée” gratuite (et la confondant avec..), d’aucuns s’imaginent pouvoir trouver là la poule-aux-oeufs-pas-bézef, voire nib’. Ben non !

Ne serait-ce que pour la raison, qu’ils n’ont pas encore aperçue, que l’utilisation d’une musique libre (id est publiée sous licence de libre diffusion) suppose que l’oeuvre dérivée, savoir la publicité, le podcast radio, le clip - si la musique qu’ils intègrent est sous licence libre - soit sous même licence : … la pub, le clip, doivent également être sous licence libre… c’est-à-dire librement réutilisable, modifiable, (re)distribuable, etc…

Mais même sans cette condition de viralité de diffusion libre, l’usage des licences de libres diffusion implique le respect de certaines règles. Cela n’a rien à voir avec les “musiques libres de droits” : lesquelles, on contacte le site ou diffuseur, on achète la zik, et basta. Là non : dans le cas de la musique libre, on contacte l’auteur, le label, on se conforme aux termes de la licence, on paye à l’auteur ce que de droit, et l’on rediffuse l’oeuvre dérivée selon les termes indiqués par la licence choisie par l’auteur…

D’où confusion entre “musique libre de droits” et “musique libre” : car ce n’est pas du tout, mais pas du tout la même chose.

La “musique libre” telle que nous l’entendons ici, et que tend à s’en répandre le sens, est la musique dont les auteurs ont choisi d’assurer eux même la gestion (gestion individuelle - et non collective - des droits d’auteurs), et qu’ils ont choisie de diffuser sous des licences de libre diffusion, ou LLD, qui leur assurent la maîtrise de la dissémination.

Il est vrai que ne sont pas encore assurées les conditions publiques, économiques, d’une diffusion, distribution et valorisation économique des oeuvres “libres” ainsi entendues. Ce qui est fort dommage, car des études déjà menées montrent que la répartition de l’attention, diversité et symétrie, dans un régime de distribution et offre “libres”, est répartie beaucoup plus équitablement que dans un système concentré tel que celui qui domine encore actuellement.

La différence statistique est “blatant” comme disent les anglois : violemment saisissante, pourrions-nous traduire. Jusqu’à maintenant, les conditions dominantes actuelles des circuits de distribution et répartition de l’attention empêchent que se manifeste clairement la vertu macro-économique du libre pour la culture…

Wait and see… Watson est mort ; nous sommes vivants, passionnés et à l’oeuvre.

(note : il est clair - n’est-ce pas, nous l’espérons - sauf pour quelques tanches, que “gratuit c’est pas libre”, hein, comme l’illustre a fortiori l’usage par d’aucunes méga-entreprises du téléchargement gratuit pour peu que l’on se fade la pub imposée : n’y revenons pas…)

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