Archive pour la catégorie ‘Activisme’

A propos de l’expérience SACEM / Creative Commons

Jeudi 26 janvier 2012

La SACEM et Creative Commons viennent d’annoncer la mise en place d’une expérience pour une durée de 18 mois, permettant aux sociétaires de la SACEM de « développer la promotion de leurs œuvres » en ayant recours, tout en continuant à confier la gestion de leurs œuvres à la SACEM, aux licences Creative Commons, option Non-Commerciale (CC BY-NC / CC BY-NC-SA / CC BY-NC-ND version 3.0 France).[1]

Jusqu’à présent, la SACEM avait toujours officiellement refusé une telle compatibilité.

Depuis leur création, le collectif Revolution Sound Records[2], l’association Musique libre ![3] avec sa plateforme Dogmazic[4] militent et œuvrent pour la reconnaissance et la promotion de l’usage des licences dites « libres[5] » ou ouvertes. Dans ce cadre strict, nous pouvons dire que la prise en compte de ces pratiques et outils juridiques par la SACEM semble être une avancée… si elle prend ces outils pour ce qu’ils sont : une philosophie du partage.

Toutefois, face à la forme que prend cet accord, nous ne pouvons être que critiques devant cet effet d’annonce de la SACEM, soutenu par la fondation Creative Commons et son chapitre français.

Critiques concernant le modus operandi pour arriver à cette expérience, car nombre d’acteurs du mouvement du Libre (associations, labels, auteurs, mélomanes) ont été exclus des débats, et leurs différents points de vue et expériences, les rares fois où ils ont été entendus, ont été ignorés.

Critiques concernant la base « juridique » de l’accord, à savoir la version 3.0 France des licences CC (licence en cours de transcription, avec une évolution plus que contestable vers une augmentation des responsabilités de l’acceptant[6]). Nous nous étonnons aussi de voir que CC France continue d’ignorer les nombreuses réserves à l’encontre de cette version, réserves portées par certains acteurs du mouvement du Libre (acteurs de terrain en prise directe avec les usages au quotidien des licences libres et ouvertes).

Critiques envers la volonté de la SACEM (avec le poids qui est le sien — celui d’un monopole de fait) de baliser la notion d’usage commercial au sein de ces licences, et ce en exonérant l’auteur de toute responsabilité. De plus, il apparaît clairement que cette définition engendre déjà des problèmes concernant certains lieux comme les bibliothèques ou les médiathèques(7), certains sites de diffusion portés par des association loi 1901 (Dogmazic, RSR…), certaines initiatives et certains outils (bornes Pragmazic[8], netlabels, web radios).

Critiques et prudents envers la dialectique employée par cette annonce dans laquelle l’utilisation de licences libres ou ouvertes est considérée UNIQUEMENT comme un outil de promotion, dont la gratuité serait le seul argument, remisant au loin la philosophie et l’éthique liées au mouvement du libre et portées par un grand nombre d’auteurs et de mélomanes promoteurs des licences libres ou ouvertes.
« Libre » ne signifie pas gratuit, mais implique un autre rapport entre le créateur et le public.

Pour nous, membres de collectifs, d’entreprises et d’associations d’auteurs et de mélomanes, la musique libre est partie prenante d’une réflexion autour des enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels de la création et de la diffusion musicale. Elle n’est pas un simple outil promotionnel au service de l’industrie musicale.

Les termes de cet accord montrent que la SACEM ne sort pas de son conservatisme. La SACEM pose des limites qui rendront la libre diffusion presque inapplicable pour ses propres membres et qui vont apporter aux actuels usagers des licences libres et ouvertes beaucoup de confusion, entraînant par la même occasion une insécurité juridique fâcheuse pour le public.

Ignorant les fondements de la culture libre, la SACEM s’impose (avec l’aide hélas du chapitre français de la fondation CC) sur un terrain qui s’est construit sans elle. L’ère de la simpliste dichotomie « amateurs / professionnels » est révolue : la musique sous licences libres ou ouvertes a désormais accédé à la reconnaissance par sa qualité, son pluralisme et sa diversité.

Des efforts de pédagogie doivent être poursuivis afin de démontrer qu’une alternative est réelle, que la musique sous licences libres ou ouvertes (au-delà d’un moyen d’expression et de visibilité) est aussi un acte philosophique, parfois militant ou revendicatif.

Nous appelons le chapitre français de la fondation CC à s’appuyer de nouveau sur la communauté du mouvement du Libre, à nous entendre, à prendre en considération nos revendications ou idées d’évolution, à ne plus se murer derrière un silence hautain et surtout à ne plus parler en notre nom. CC France n’est pas l’unique dépositaire du Libre en France (pas plus que la fondation CC ne l’est dans le monde), et il existe bien d’autres licences utilisées(9)).

Par conséquent, nous continuerons à ne pas diffuser d’œuvres d’artistes sociétaires de la SACEM, y compris ceux ayant opté pour une licence CC, tant que la SACEM n’aura pas corrigé sa définition de la non-commercialité, et qu’elle limitera l’expérience à des licences faisant peser des risques juridiques sur les utilisateurs.

De plus, les nouvelles orientations de CC France vers une culture libre uniquement promotionnelle sont très éloignées de notre façon de voir les choses concernant le lien entre le donnant droit et l’acceptant. Nous refusons de plonger l’acceptant dans l’insécurité juridique qui découle de la déresponsabilisation de l’ayant droit. Cela nous oblige à exclure et à refuser toutes les œuvres placées sous une licence CC version 3.0 France.

Nous appelons les acteurs du Libre partageant nos points de vue et perspectives à réfléchir COLLECTIVEMENT à la mise en place d’outils pour donner un réel cadre éthique à NOTRE vision du Libre et pour permettre au mouvement des cultures libres d’être réellement représenté, afin de pouvoir peser dans les débats à venir.

21 janvier 2012
Le collectif REVOLUTION SOUND RECORDS
http://www.revolutionsoundrecords.org
L’association MUSIQUE LIBRE !
http://www.dogmazic.net/

(1) : http://creativecommons.fr/549/
(2) : http://www.revolutionsoundrecords.org/
(3) : http://asso.dogmazic.net/
(4) : http://www.dogmazic.net/
(5): http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre
(6): http://aisyk.blogspot.com/2011/12/evolution-des-articles-5-et-6-des.html
(7): http://scinfolex.wordpress.com/2012/01/10/accord-sacemcreative-commons-quelles-incidences-sur-les-usages-collectifs/
(8) : http://www.pragmazic.net/
(9) : http://wiki.vvlibri.org/index.php?title=Tableau_Licences et http://www.dogmazic.net/static.php?op=copyleftLicence.html&npds=-1

En supplément, voici une communication que l’Association Musique libre! avait envoyé à la Sacem en 2010 qu prouve bien que nos revendications ont été envoyé il y a longtemps et qu’elles n’ont pas été prises en comptes à l’époque.

Communication de l’Association Musique Libre! du 6 mai 2010.

Pour ajouter votre signature à ce communiqué :
http://www.revolutionsoundrecords.org/index.php?e=page&id=957

Des nouvelles de Dogmazic !

Jeudi 22 septembre 2011
Membres, membres,

 

Comme vous l’avez sans doute remarqué, un certain nombre de problèmes techniques apparaissent sur le site de Dogmazic depuis quelques mois, le dernier en date étant l’impossibilité de télécharger/streamer tout ou partie de l’archive.
L’accumulation commence à peser pour vous comme pour nous, et nous pensons que nous vous devons un petit point d’étape pour expliquer où en est l’asso, et pourquoi on en arrive là précisément en ce moment.

 

Tout d’abord, l’association vit un changement assez fondamental, qui devrait être concrétisé par une très prochaine assemblée générale[1], plusieurs personnes souhaitant quitter leur poste au CA ou au bureau – plusieurs personnes parmi lesquelles des fondateurs, qui souhaiteraient passer la main (qu’ils soient remerciés au passage pour tout ce qu’ils ont fait).
Après pas mal d’années, ce n’est pas simple, ni sur le plan de la dynamique associative, ni sur le plan technique.
Sur le plan technique, après une période de presque deux ans sans administrateur système réellement associé aux serveurs, deux nouvelles personnes qualifiées nous ont rejoints sur ce point : Jérôme et Olivier. Ils ont repris la main courant Juin 2011 sous la houlette de Sam, puis d’ORL plus récemment, et remettent petit à petit les choses à plat, tant pour le quotidien que pour le long terme, en relation étroite avec Franck et Sylvain de Pragmazic (ainsi que d’autres). Qu’ils en soient tous remerciés, plus que vivement.
Néanmoins, la phase d’observation, la prudence requise, etc. font que cette remise à plat ne peut être immédiate, et parfois les failles matérielles (notamment disque dur) précèdent les solutions qu’on voudrait y apporter.
Nous espérons sortir très bientôt de cette zone de turbulences, et de nombreuses actions allant dans ce sens sont engagées aujourd’hui (nouvelle AG, nouveaux serveurs, nouvelle version du site…).

 

En attendant, merci de votre patience et de votre indulgence, soyez sûrs que nous faisons de notre mieux. Merci aussi de votre réactivité à nous annoncer les pannes que vous détectez, et merci aux plus énervés d’entre vous qui vont jusqu’à nous prémâcher le travail de recherche de pannes grâce à leur noueux petits doigts de geeks !

 

A très bientôt.

Le CA de Dogmazic[2]

 

[1] L’Assemblée Générale Extraordinaire devrait se tenir le 5 Novembre 2011 sur Paris. Le lieu est encore en discussion, mais réservez bien cette date, elle est capitale pour l’association.

 

[2] Du coup, magie des forums aidant, me voilà rendu à parler de moi à la 3e personne, ce qui n’est pas dans mes habitudes, vous vous en doutez ! Rassurez-vous, Alain Delon ne fait pas encore dans le libre !

Guide d’autodéfense numérique

Mercredi 29 juin 2011

Chers amis,

Voici la seconde édition du guide d’autodéfense numérique à l’usage de tous les usagers que nous sommes. Plein d’astuces pour sécuriser son ordinateur, mieux le comprendre et éviter les pièges, souvent coûteux, des FAI qui nous proposent des solutions pour la sécurité… Nos ordinateurs sont aussi une part de notre liberté, comprendre le fonctionnement de ce qui est devenu pour beaucoup un outil d’expression semble essentiel pour éviter de rester prisonnier d’une seule vision restrictive et bien souvent exclusivement mercantile.

[Edit : Lien pour télécharger le Guide d'Autodéfense Numérique]

Bonne lecture !

Appel à la création d’une Fédération des Cultures Libres

Mardi 3 mai 2011

Posté initialement sur nos forums, nous relayons ici l’appel à la création d’une Fédération des Cultures Libres (FCL), par Christophe-E :

La place des cultures libres en France est le plus souvent ignorée, méconnue et censurée par les institutions, le législateur et l’état.

Ceci résulte pour partie d’une volonté politique et pour partie d’une méconnaissance des cultures libres et ouvertes.

La volonté de mettre en avant et de porter les industries culturelles, quitte à filtrer les contenus, créer une « culture d’état », et ce au détriment des cultures libres et légales, est intolérable et inacceptable. Dans quelques temps , il ne sera plus possible d’accéder simplement et naturellement aux sites proposant des cultures libres et légales parce que non labellisées par l’état.

Il est donc grand temps de réagir, et de le faire de manière organisée afin de préserver la diversité culturelle et l’identité indépendante des cultures libres.

Ceci est donc un « Appel » à la création d’une Fédération des Cultures Libres , regroupant toutes les bonnes volontés qui souhaitent que ces cultures soient accessibles par tous sur internet sans entraves ni empêchements.

Fédération des cultures libres: (Pour un « internet libre et légal ») : Il s’agit de regrouper un maximum d’acteurs autour des cultures libres que ce soit des personnes morales (associations, entreprises, fournisseurs d’accès) ou physiques (créateurs, public), sur 2 idées fondamentales:

1 – La reconnaissance de l’existence des cultures libres par les institutions politiques Française et Européennes.

Cela passe obligatoirement la prise en compte officielle, totale et respectueuse des cultures libres de manière claire et précise, dans l’ensemble des dispositifs législatifs mis en place à ce jour en France, et plus particulièrement ceux, qui sous couvert d’une volonté de « régulation » de l’internet sont totalement discriminatoires à leur endroit.

Ces dispositifs au travers de différentes lois visent exclusivement à promouvoir les productions issues de l’industrie des loisirs numériques et à promouvoir les « contenus » proposés par les Fournisseurs d’accès à l’internet au détriment des cultures libres, seule offre légale accessible à tous.

Ces pratiques sont discriminatoires, nocives et insupportables à l’endroit des cultures libres et doivent cesser immédiatement.

Le public, quel qu’il soit doit pouvoir librement avoir accès aux oeuvres issues des cultures libres & ouvertes, sans entraves ni empêchement qu’ils soient technologiques, idéologiques ou politiques. Les systèmes de filtrages imposés aux fournisseurs d’accès à internet doivent respecter les cultures libres. Les fournisseurs d’accès à internet doivent permettre un accès facile aux sites proposant des contenus sous licences libres et ouvertes.

En cela que le conflit d’intérêt qui consiste à faire commerce de l’infrastructure et des contenus y circulant met naturellement en avant les contenus culturels négociés commercialement par le fournisseur d’accès. Ces pratiques d’ententes entre industriels doivent être fortement régulées et surveillées afin de conserver un accès ouvert et permanent aux cultures libres.

2- L’inscription au code de propriété intellectuelle Français des licences libres et ouvertes.

Il s’agit d’inscrire clairement au code de propriété intellectuelle un paragraphe entérinant définitivement l’existence, la reconnaissance de la gestion individuelle des droits d’auteurs et des licences libres et ouvertes.

Ceci afin de lever toute ambiguïté sur la légalité et la reconnaissance officielle pleine et entière de ce mode de gestion.

Fondement éthique et politique de la FCL : - Respect des ayants droits quels qu’ils soient pour un internet libre, légal et ouvert à tous. - Seul un internet arbitrairement et volontairement orienté vers le partage de la connaissance, le partage culturel légal et libre pour tous est réellement « civilisé ». L’internet n’est pas « neutre ».

Les 3 actes concrets de la FCL dès sa constitution :

1 – La création du label I2L (Internet Libre & Légal) permettant la mise en avant des sites proposant des contenus sous licences libres et ouvertes. (sur le même principe que feu la « zone libre »).

2- La création d’un Conseil Éthique du Numérique (CEN) qui portera la voix d’un internet libre et respectueux de tous. Ce conseil représentera l’ensemble des acteurs de « l’internet libre et légal » qui n’ont jamais été ni consultés, ni invités à proposer des solutions et des réflexions dans le cadre des débats préliminaires et des discussions lors de l’adoption des lois Dadvsi, Hadopi, LCEN et Loppsi.

Il s’agit là de créer une entité indépendante permettant de porter en permanence la voix de l’internet du partage de la connaissance et de la culture, dans le respect du droit d’auteur que cela ait un aspect commercial ou non.

Tout le monde a sa place sur un internet libre et respectueux de tous, il n’est pas la propriété exclusive des industries culturelles.

3- La mise en place d’une action coordonnée (Charte de Internet Libre & Légal) auprès de l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle de 2012 afin de les contraindre à se « positionner » en faveur ou contre « l’internet libre et légal » permettant ainsi à chaque citoyen de faire son choix le moment venu.

Donc j’ai choisi Dogmazic.net pour lancer cet appel, et discuter des modalités de création de cette structure parce que c’est historiquement le premier site de « musique libre » en France.

Mise à jour et commentaire :

Le site de la FCL : http://cultures-libres.org/fcl est en ligne avec un blog et un forum ouvert à qui veut bien participer.

Il suffit de s’enregistrer.

Cet appel est avant tout un constat.

Celui de voir depuis 2004 qu’aucune organisation commune à tous les acteurs des cultures libres et ouvertes, de la musique, du cinéma, de la littérature n’a vu le jour.

Cette organisation aurait pu peser à sa juste mesure lors des débats Dadvsi et Hadopi.

Le logiciel libre, lui, a su se fédérer et trouver des points de convergence permettant de porter cette voix, et c’est tant mieux d’ailleurs.

Certains ont bien tenté des approches, mais souvent sur des sujets polémiques, décalés, ou de manière bien maladroite parfois.

Une organisation permettant de parler d’une seule voix, de montrer qu’il existe des visons communes, entre chacune des initiatives, entre le public, les créateurs ,les labels, les éditeurs, les salles de spectacles, les associations, est vitale pour ce mouvement.

La FCL propose 2 axes majeurs, sur lesquels tout le monde pourrait se retrouver, en dehors des guéguerres partisanes (passées, présentes et futures….) sur la clause NC, la sainte rémunération de l’Artiste, la contribution créative, la licence globale, le syndicat des auteurs, la revenu de création et autres polémiques qui jalonnent l’histoire récente de ce mouvement comme autant de rendez-vous manqués.

Avec un blog et un forum ouvert à tous ceux qui veulent bien s’investir un peu, discuter, débattre, et permettant de donner une réalité à ce projet , de travailler en commun dessus, j’ai fait plus en 2 jours ce que l’ensemble des acteurs des cultures libres en 7 ans qui ont tous fait « leur truc à eux » sans vraiment chercher un dénominateur commun.

On peut tous avancer dans le même sens en s’enrichissant de nos différences!

L’outil est là, il peut aussi éventuellement intégrer un Wiki, mais les outils ne servent que si on a la volonté réelle de les utiliser…

Je reste persuadé que cet appel résonnera dans le vide allant taper d’un côté et de l’autre des parois d’un internet libre qui se meurt , vidé peu à peu de sa philosophie initiale: le partage de la connaissance et de la culture, pour laisser la place à la fuite en avant de la Culture d’État labellisée Hadopiènne , de la frénésie destructrice des réseaux sociaux de la course à la « visibilité » exacerbant l’individualisme naturel et inhérent à l’activité de création.

La communauté des « cultures libres & ouvertes  » n’existe pas à ce jour, du moins si on la compare au dynamisme de celle du logiciel libre.

Christophe-E

Libre en fête 2011 démarre

Mercredi 2 mars 2011

je fais le passeur d’un message à l’occasion de Libre en fête 2011.

Message du collectif copilibre69 de Lyon et de son agglomération.

 » Avec le printemps qui devrait bientôt pointer son nez, le mois de mars
va voir de nombreuses manifestations autour des logiciels libres et plus
généralement des biens communs numériques libres : conférences,
découvertes, formations, install parties, etc :

- Install party et conférence le samedi 5 mars à partir de 1O h à la
Maison du Livre de l’Image et du Son à Villeurbanne :
<http://mediatheques.villeurbanne.fr/sujet/actualites/rendez-vous/ordis-cie/>.

- Espace numérique libre du salon Primevère, du 11 au 13 mars à Eurexpo,
avec 4 grandes conférences et de nombreux ateliers pour découvrir des
facettes d’une informatique libre, écologique et alternative :
<http://primevere.salon.free.fr/visiteurs2011/rencontres.php>.

- Dès le 14 mars et jusqu’au 2 avril, de nombreuses manifestations dans
les Espaces Publics Numériques de l’agglomération : il devrait y en
avoir dans tous les quartiers. Deux composantes :
* L’Internet, les données personnelles, la liberté,
* Les logiciels et autres ressources numériques libres.

Pour découvrir toutes ces fleurs de liberté, plusieurs agendas sont en
cours de mise au point :
- ALDIL : <http://www.aldil.org/calendrier/month> : partout où l’ALDIL
va collaborer, le programme est complet.
- Bibliothèques de Lyon <http://www.bm-lyon.fr>
et Villeurbanne
<<http://mediatheques.villeurbanne.fr/sujet/actualites/rendez-vous/ordis-cie/>.
- Espaces Publics Numériques du Lyonnais : <http://www.epndulyonnais.org/>.

- National : http://www.libre-en-fete.net/evenements, il commence à se
remplir, il faudra repasser…

Un souffle de liberté va passer sur l’agglomération et le pays… »

Linux Creative Party : 24 heures de création graphique, sonore et de programmation

Dimanche 13 février 2011

Nous relayons bien volontiers cette annonce :)

Du samedi 19 au dimanche 20 mars

Passez 24 heures à créer du son, de l’image et du code sous Linux !

Le principe

Nous vous enfermons pendant 24 heures non stop, de midi le samedi à midi le lendemain avec un ordinateur (fourni) équipé d’une distribution Linux (Ubuntu ou Tango Studio selon les catégories de concurrents).  Que vous soyez producteur de musique ou de reportages, graphiste amateur, ou pro, fan de 3D, bidouilleur de code informatique, Radio Campus vous propose de CREER dans votre catégorie, à partir d’ »exercices de style » enchainés pendant toute la durée de ce concours. Pas besoin de connaître LINUX, les militants de CENABUMIX (l’asso locale de promotion des logiciels libres) et des spécialistes d’Orléans (LABOMEDIA, JEOFF, auteur de la distribution TANGO STUDIO) sont là pour vous donner les tuyaux qui vous permettront rapidement d’être créatif de manière autonome.  L’idée est justement de vous faire découvrir et éprouver « sur un temps très intense » les possibilités créatives offertes par LINUX

Au cours des 24 heures, on ne fait pas que scotcher sur son ordi : on mange, on boit un coup, on se détend, on regarde et on écoute les travaux produits, en « live » et sur l’antenne de Radio Campus Orléans . A l’arrivée, après mise en ligne de tous les travaux pendant les 24 heures, on vote pour chaque production sonore, graphique… Et on désigne ainsi un palmarès des  « VAINQUEURS »  dans chaque catégorie, sur chaque exercice de style. Ci-dessous, un exemple de COMPO sous Ubuntu et ICI une séquence 3D réalisé par un ado sous Blender, tous deux dans les conditions d’une Linux Creative Party, en 2009.

*************************************

Renseignements complémentaires : antenne@orleans.radiocampus.org

*************************************

Les catégories et les exercices de style

Au moment de l’inscription, vous choisissez un catégorie pour concourir. Dans chacune d’entre elle, plusieurs exercices de style vous seront proposés alternativement ou simultanément.

SON et MUSIQUE (création)

> création de jingles pour Radio Campus, composition musicale, remix, live et  DJ set. Vous pourrez pratiquer tout ou partie des exercices qui vous seront successivement proposés. Par exemple, rien ne vous oubligera à proposer un live, si ce n’est pas votre truc ! Toutes les 3-4 heures, une nouvelle salve de défis sera lancée, avec au moins 2 alternatives. Par exemple : 1 ou plusieurs jingles à sortir à partir d’une banque de sons, puis 1 remix à produire en choisissant parmi 3 à 4 propositions de base, puis une composition originale ou un autre remix/collage audio, etc.

MIX ET DJING

> Après une phase de découverte d’une vaste banque de sons libres de droits, des logiciels de MIX disponibles sous LINUX, il s’agira pour vous de montrer ce que vous savez faire en public et en direct sur Radio Campus Orléans. Les différents participants dans cette catégorie enchaineront des sets de 30 minutes à différents moments du concours !

GRAPHISME 3D

> modélisation, animation 3D sous BLENDER, 3D temps réel.

VIDEO

> Mash-up, mix vidéo live, clip vidéo

PROGRAMMATION

> d’intelligences artificielles (concours des étudiants de l’IUT d’Informatique ouvert à tous les étudiants des filières informatiques de la région centre )

> PURE DATA et l’interaction temps réel

Les prix qui récompenseront les meilleures créations

Un ordinateur pour le grand vainqueur (toutes catégories confondues), 1 écran XX pouces pour son dauphin, des disques durs externes pour les vainqueurs dans chaque catégorie !

Les résultats seront présentés et le palmarès annoncé sur ce même site Web, une semaine après la fin du concours.

Le Lieu

Hall de l’UFR de lettres/sciences humaines, sur le Campus d’Orléans La Source.

10 rue de Tours – BP 46527 – 45065 ORLEANS CEDEX 2

Pour venir, voir les détails ICI.

Inscriptions

Les inscriptions se font en ligne ICI en quelques clics, jusqu’au 1er mars 2011. On vous demande 4 euros pour participer. Ce droit d’entrée comprenant repas, accès aux machines et encadrement technique.

Le déroulement

De samedi 19 mars à dimanche 20 mars

ACCUEIL DES PARTICIPANTS de 10h00 jusqu’à 14h00 : buffet campagnard et bulles, mots officiels, présentation générale des 24 heures, des catégories de concours.

De 14h00 à 15h00 : lancement des premiers concours, installation des gens sur les machines, aide technique, petits ateliers pour présenter fonctionnement d’Ubuntu et logiciels.

> 18h00 : PREMIERE RESTITUTION intermédiaire ; écoute des premiers sons produits, mise en ligne des premiers fichiers + diffusion sur radio Campus Orléans ;

> 19h00 : ouverture du repas du soir (repas chaud si possible) et lancement de la 2eme vague de défis.

> 22h00 : restitution officielle du concours de programmation informatique ! Puis seconde vague de restitution sonore (et/ou graphique)

> 02h00 : Restitution n°3 et casse-croute nocturne (soupe à l’oignon ?)

> 07h00 : restitution n°4

> 08h00 : fin des concours et petit déjeuner pour tous !

> 9h30 – 12h00 rangement avec toutes les forces disponibles !

> 12h00 : on mange les restes !

> Fin du rangement…

Les logiciels utilisés

Bientôt, nous vous présenterons la liste complète de ces logiciels dans les différentes catégories. Pour l’instant, voici en substance et en vrac les logiciels repérés : Qtracktor, LMMS, Blender, KDenlive, Pure Data…

Pour découvrir tous les logiciels de musique sous Linux, voir ICI

Plus d’infos sur l’événement à venir très bientôt !!! En attendant, n’hésitez pas à nous poser les questions qui vous passent par la tête !

Le numérique et le nouveau ministère de la culture au Brésil

Jeudi 27 janvier 2011

Je vous fais part des inquiétudes de nos amis Brésiliens dont les efforts autour de la libre diffusion semblent vaciller face aux usuelles prérogatives des lobbies du copyright (ca ne semble pas être trop différent ici comme là bas).

Ce pays en pleine émergence, à tous les niveaux, font une revue sur leur droits d’auteurs ; ce que j’avais pu lire allait plutôt vers l’idée du bien commun ; d’une notion de droit d’auteur plus adaptée au partage, à l’échange…j’en était presque jaloux vu les actualités austères de nos sociétés européennes…à part l’Espagne qui a su dire non à Hadopi… mais soyons clair ca ne durera pas.

Bonne lecture, et ne nous résignons pas au contraire ! Tisser des liens internationaux est un pas supplémentaire qui doit être franchi…a mon avis.

Bonjour à tous!

Le Ministère de la Culture du Brésil, depuis les huit dernières années, a mis en œuvre une politique de « culture numérique » fondée sur le dialogue avec la société et l´ouverture aux nouveaux paradigmes. Ainsi, il a soutenu le développement des logiciel libres, la promotion des licences ouvertes et des  actions pour de nouvelles formes de production et diffusion de la culture.

La nouvelle ministre Ana de Hollanda remet en question ces avancées ; ces quinze derniers jours, le ministère a annulé plusieurs réunions avec  les acteurs et mouvements de la société civile ; notamment ceux qui discutent en ce moment de la révision de la loi autour du droit d´auteur. Autre signe,  ils ont récemment changé la licence Creative Commonns du site (www.cultura.gov.br) pour une « Licence d´Utilisation » sans aucune valeur juridique.

Désormais les acteurs de la société civile brésilienne  s´organisent pour défendre la continuité des politiques pour le numérique qu’ils ont contribué à construire avec le ministère. Ils ont besoin du support de la communauté internationale pour démontrer que le  Brésil n´est pas seule dans ce débat.

Je vous envoie ci-dessous une lettre ouverte pour la Ministre Ana de Hollanda, rédigée par la société civile engagée sur le numérique au Brésil.
La signer et la faire circuler les aidernt grandement en ces heures sombres pour la culture au Brésil ; le lien où  vous pouvez trouver la lettre en français, anglais, espagnol et portugais est : http://www.cartaaberta.org.br/?p=92

Good Copy Bad Copy

Mardi 7 décembre 2010

Ce documentaire sorti en 2007 montre les enjeux du copyright et de la propriété intellectuelle. Du Danemark, à New York, en passant par le Nigéria, la Suède, la Russie, le Brésil, ce documentaire long métrage plonge au cœur de cet univers mondial de la musique, microcosme important où The Pirate Bay (annuaire de liens) fréquente la MPAA (droit des majors du cinéma américain), où le fondateur des Creative Commons est confronté à des producteurs…

Un documentaire magistral pour notre réflexion sur le droit d’auteur et les enjeux qui l’accompagnent.

Ce documentaire dans sa version VO STF, déjà diffusé lors du festival Artischaud en 2008, avait été égaré. Artischaud l’a retrouvé ! Voici pour vous, sa version DVD, en bonne qualité donc, sous-titrée en français, qui vous permettra de rediffuser ce documentaire en CC By NC dans un contexte non commercial.

Le fichier en .iso, donc une image de DVD à graver directement sur un média vierge : http://artischaud.org/videos/GCBC.iso

Share the force, luke !

14/11/2010 – Rencontres : Garantir les libertés publiques et préserver les biens communs

Samedi 13 novembre 2010

ACTA

LIBRE ACCES invite à deux rencontres afin de « Garantir les libertés publiques et préserver les biens communs »

le Dimanche 14 novembre 2010 à 16h00 au Ministère de la Crise du Logement, métro : bourse, 24 rue de la banque 75002 Paris.

Autour : De la défense des libertés publiques et de la loi LOPPSI ( de 16h00 à 17h30), et de la préservation des biens communs et de la loi ACTA (de 17h30 à 19h30 )- avec la participation de Richard Stallman.

Garantir les libertés publiques pour préserver les biens communs (Lutter contre les nouvelles enclosures)

En février 2008, Richard Stallman, fondateur de la Free Software Foundation. et Jean-Pierre Berlan, ancien Directeur de recherche en agronomie à l’INRA. invités par les « Faucheurs Volontaires » et l’association Libre Accès, se rencontraient pour échanger leurs analyses respectives sur la captation des biens communs générée par l’invention, par les juristes des multinationales, de nouveaux « droits » divers de « propriété sur le vivant » (gènes, plantes, animaux), sur les connaissances comme les algorithmes des logiciels.

Jean Pierre Berlan, et Richard Stallman avaient alors appelé les citoyens à résister aux grandes entreprises qui, profitant de la faiblesse de nos démocraties contemporaines, prenaient le contrôle des Etats par l’intermédiaire de traités multilatéraux au sein de l’OMC (Accords ADPIC) et de l’OMPI, imposant de nouvelles lois comme le Digital Millenium Copyright Act aux Etats-Unis, la Directive EUCD en Europe, « La loi de lutte contre la contrefaçon », mensongère à plus d’un titre, votée au Sénat le 17 octobre 2007, permettant à des agents assermentés d’organismes professionnels privés (semenciers, industrie du disque, Business Software Alliance) d’apporter la preuve de la matérialité des « infractions », en ayant le droit d’enquêter, y compris sur Internet, en étant à la fois juge et partie.

Le colloque fut intitulé « les nouvelles enclosures des biens communs : du vivant aux logiciels » par analogie aux « enclosures » qui désignaient le mouvement d’expropriation des terres dévolues à l’usage collectif qui s’est déroulé sur plusieurs siècles et avait précédé et préparé la Révolution industrielle.

Deux ans se sont écoulés. De nouvelles lois telles que la loi HADOPI, LOPPSI 2 , ont amplifié ces « nouvelles enclosures ». De nouveaux accords multilatéraux comme l’Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) changent la donne en ce qu’ils sont désormais négociés hors de toute instance internationale, sans la présence des pays émergents, dans l’opacité la plus absolue.

A l’origine de cet accord : la volonté des firmes pharmaceutiques d’utiliser l’épouvantail de la « contrefaçon » afin de limiter par tous moyens la circulation des médicaments génériques qui échappent aux détenteurs de brevets. Plusieurs navires en provenance d’Inde et à destination de pays du sud qui transitaient par l’Europe ont été bloqués par des douanes en 2008, en ce qu’ils transportaient des médicaments génériques dont les copies étaient légales dans le pays d’origine et dans celui d’arrivée, mais pas en Europe où les règles en matière de brevets sont plus strictes. Mais l’ACTA n’a pas seulement pour ambition d’établir de nouvelles règles multilatérales, au mépris de la subsidiarité, sur les molécules et les médicaments génériques ; elle promeut également la vision extrémiste du « droit d’auteur » des industries du divertissement qui souhaiteraient imposer la responsabilité des acteurs de l’Internet (fournisseurs d’accès, fournisseurs d’hébergement) pour le contenu qui transiterait par leurs services.

En mars 2010 le Parlement Européen, dans un vote à la quasi unanimité, adopta une résolution commune, soutenue par les cinq plus importants groupes politiques qui enjoignait la Commission Européenne à rendre public les documents de négociation de l’ACTA. Ce vote fut suivi, en septembre 2010, d’une « Déclaration majoritaire des députés européens contre le projet d’accord ACTA ».

Bien complexe d’analyser les logiques à l’oeuvre dans des domaines aussi divers que les logiciels, l’internet, l’agriculture, les médicaments, les arts, le tout dans une nouvelle donne internationale de guerre économique entre l’économie de rente sur la « connaissance » et les pays émergents à forte croissance… La venue de Richard Stallman en Europe sera l’occasion de continuer le travail d’analyse initié, il y a deux ans, afin de prolonger le dialogue entre les différentes communautés concernées par ces « nouvelles enclosures », harmoniser les points de vue et tendre vers une convergence.

Pour ce faire, nous vous invitons à deux rencontres :

1. De la défense des libertés publiques et de la loi LOPPSI, de 16h00 à 17h30, pour échanger sur les dangers ce cette loi, avec :

- Jean Baptiste Ayrault de l’association Droit au Logement,
- Mathieu Pasquini Co-président de Libre Accès Inlibroveristas,
- Fabrice Epelboin Read write web
- Michel Sitbon Collectif contre la xénophobie
- Jérôme Thorel Privacy France

Et sont par également invités, Big Brother Awards, l’ntersquat, le syndicat de la magistrature, le CLEJ, Syndicat des Avocats de France, Souriez vous êtes filmés, le comité anti délation, Jeudi Noir, MACAQ.

2. De la préservation des biens communs et de la loi ACTA, de 17h30 à 19h30, avec

- Richard Stallman, fondateur de la Free Software Foundation
- Jean-Pierre Berlan, ancien Directeur de recherche en agronomie à l’INRA
- Sandrine Bélier, eurodéputée Europe Ecologie, membre de la commission Environnement et de l’Internet Core Group
- Benjamin Bayart, président de FDN
- Christine Tréguier auteur, journaliste.
- Jérôme Martin, Commission Internationale d’Act Up-Paris
- Jérémie Nestel, Co-président de Libre Accès, Trésorier des MACAQ

Animateur : Philippes Charles Nestel (membre de l’APRIL)

ddm.gouv.fr annonce : bataille hadopi au fouquet’s

Jeudi 29 octobre 2009

C’est tombé sur le site de la Direction du développement des médias, service du premier ministre, eh eh eh : « les « anti-Hadopi » continuent la « bataille » au Fouquet’s en présentant un livre. »

Cet ouvrage regroupe quarante contributions de tous horizons, auteurs réunis par une commune vision d’internet, du bien commun, de ce que doit être une société digne de ce nom. La bataille hadopi est un moment, un épisode, d’une lutte. Ce moment, est dédié à la mémoire de Francis Muguet, scientifique et hacktiviste du libre et du bien commun, qui est mort soudainement ce mois-ci.

Se procurer l’objet, participer.
Oxyradio était sur place, voici le podcast de la conférence de presse


Sauf licence spécifique,
Le contenu de ce site est sous licence
Creative Commons License