Dogmazine, c’est quoi ? Et comment ça marche ?

Dogmazine est le blog/site de news collectif et participatif qui accompagne Dogmazic.net

Ici, on parlera de musique, de sorties d’albums, de concerts, de festivals, d’initiatives… en lien avec la musique libre, la culture libre et la libre diffusion des œuvres.

On y présentera des artistes et des labels qui ont fait le choix de la libre diffusion de leurs œuvres, et on se penchera sur le(s) modèle(s) économique(s) de la musique libre.

On s’y autorisera aussi quelques réflexions de fond pour faire avancer le débat, quelques news « politiques » lorsque des décisions seront susceptibles d’impacter la musique libre, etc.

A propos de l’expérience SACEM / Creative Commons

26 janvier 2012 par Aisyk

La SACEM et Creative Commons viennent d’annoncer la mise en place d’une expérience pour une durée de 18 mois, permettant aux sociétaires de la SACEM de « développer la promotion de leurs œuvres » en ayant recours, tout en continuant à confier la gestion de leurs œuvres à la SACEM, aux licences Creative Commons, option Non-Commerciale (CC BY-NC / CC BY-NC-SA / CC BY-NC-ND version 3.0 France).[1]

Jusqu’à présent, la SACEM avait toujours officiellement refusé une telle compatibilité.

Depuis leur création, le collectif Revolution Sound Records[2], l’association Musique libre ![3] avec sa plateforme Dogmazic[4] militent et œuvrent pour la reconnaissance et la promotion de l’usage des licences dites « libres[5] » ou ouvertes. Dans ce cadre strict, nous pouvons dire que la prise en compte de ces pratiques et outils juridiques par la SACEM semble être une avancée… si elle prend ces outils pour ce qu’ils sont : une philosophie du partage.

Toutefois, face à la forme que prend cet accord, nous ne pouvons être que critiques devant cet effet d’annonce de la SACEM, soutenu par la fondation Creative Commons et son chapitre français.

Critiques concernant le modus operandi pour arriver à cette expérience, car nombre d’acteurs du mouvement du Libre (associations, labels, auteurs, mélomanes) ont été exclus des débats, et leurs différents points de vue et expériences, les rares fois où ils ont été entendus, ont été ignorés.

Critiques concernant la base « juridique » de l’accord, à savoir la version 3.0 France des licences CC (licence en cours de transcription, avec une évolution plus que contestable vers une augmentation des responsabilités de l’acceptant[6]). Nous nous étonnons aussi de voir que CC France continue d’ignorer les nombreuses réserves à l’encontre de cette version, réserves portées par certains acteurs du mouvement du Libre (acteurs de terrain en prise directe avec les usages au quotidien des licences libres et ouvertes).

Critiques envers la volonté de la SACEM (avec le poids qui est le sien — celui d’un monopole de fait) de baliser la notion d’usage commercial au sein de ces licences, et ce en exonérant l’auteur de toute responsabilité. De plus, il apparaît clairement que cette définition engendre déjà des problèmes concernant certains lieux comme les bibliothèques ou les médiathèques(7), certains sites de diffusion portés par des association loi 1901 (Dogmazic, RSR…), certaines initiatives et certains outils (bornes Pragmazic[8], netlabels, web radios).

Critiques et prudents envers la dialectique employée par cette annonce dans laquelle l’utilisation de licences libres ou ouvertes est considérée UNIQUEMENT comme un outil de promotion, dont la gratuité serait le seul argument, remisant au loin la philosophie et l’éthique liées au mouvement du libre et portées par un grand nombre d’auteurs et de mélomanes promoteurs des licences libres ou ouvertes.
« Libre » ne signifie pas gratuit, mais implique un autre rapport entre le créateur et le public.

Pour nous, membres de collectifs, d’entreprises et d’associations d’auteurs et de mélomanes, la musique libre est partie prenante d’une réflexion autour des enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels de la création et de la diffusion musicale. Elle n’est pas un simple outil promotionnel au service de l’industrie musicale.

Les termes de cet accord montrent que la SACEM ne sort pas de son conservatisme. La SACEM pose des limites qui rendront la libre diffusion presque inapplicable pour ses propres membres et qui vont apporter aux actuels usagers des licences libres et ouvertes beaucoup de confusion, entraînant par la même occasion une insécurité juridique fâcheuse pour le public.

Ignorant les fondements de la culture libre, la SACEM s’impose (avec l’aide hélas du chapitre français de la fondation CC) sur un terrain qui s’est construit sans elle. L’ère de la simpliste dichotomie « amateurs / professionnels » est révolue : la musique sous licences libres ou ouvertes a désormais accédé à la reconnaissance par sa qualité, son pluralisme et sa diversité.

Des efforts de pédagogie doivent être poursuivis afin de démontrer qu’une alternative est réelle, que la musique sous licences libres ou ouvertes (au-delà d’un moyen d’expression et de visibilité) est aussi un acte philosophique, parfois militant ou revendicatif.

Nous appelons le chapitre français de la fondation CC à s’appuyer de nouveau sur la communauté du mouvement du Libre, à nous entendre, à prendre en considération nos revendications ou idées d’évolution, à ne plus se murer derrière un silence hautain et surtout à ne plus parler en notre nom. CC France n’est pas l’unique dépositaire du Libre en France (pas plus que la fondation CC ne l’est dans le monde), et il existe bien d’autres licences utilisées(9)).

Par conséquent, nous continuerons à ne pas diffuser d’œuvres d’artistes sociétaires de la SACEM, y compris ceux ayant opté pour une licence CC, tant que la SACEM n’aura pas corrigé sa définition de la non-commercialité, et qu’elle limitera l’expérience à des licences faisant peser des risques juridiques sur les utilisateurs.

De plus, les nouvelles orientations de CC France vers une culture libre uniquement promotionnelle sont très éloignées de notre façon de voir les choses concernant le lien entre le donnant droit et l’acceptant. Nous refusons de plonger l’acceptant dans l’insécurité juridique qui découle de la déresponsabilisation de l’ayant droit. Cela nous oblige à exclure et à refuser toutes les œuvres placées sous une licence CC version 3.0 France.

Nous appelons les acteurs du Libre partageant nos points de vue et perspectives à réfléchir COLLECTIVEMENT à la mise en place d’outils pour donner un réel cadre éthique à NOTRE vision du Libre et pour permettre au mouvement des cultures libres d’être réellement représenté, afin de pouvoir peser dans les débats à venir.

21 janvier 2012
Le collectif REVOLUTION SOUND RECORDS
http://www.revolutionsoundrecords.org
L’association MUSIQUE LIBRE !
http://www.dogmazic.net/

(1) : http://creativecommons.fr/549/
(2) : http://www.revolutionsoundrecords.org/
(3) : http://asso.dogmazic.net/
(4) : http://www.dogmazic.net/
(5): http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre
(6): http://aisyk.blogspot.com/2011/12/evolution-des-articles-5-et-6-des.html
(7): http://scinfolex.wordpress.com/2012/01/10/accord-sacemcreative-commons-quelles-incidences-sur-les-usages-collectifs/
(8) : http://www.pragmazic.net/
(9) : http://wiki.vvlibri.org/index.php?title=Tableau_Licences et http://www.dogmazic.net/static.php?op=copyleftLicence.html&npds=-1

En supplĂ©ment, voici une communication que l’Association Musique libre! avait envoyĂ© Ă  la Sacem en 2010 qu prouve bien que nos revendications ont Ă©tĂ© envoyĂ© il y a longtemps et qu’elles n’ont pas Ă©tĂ© prises en comptes Ă  l’Ă©poque.

Communication de l’Association Musique Libre! du 6 mai 2010.

Pour ajouter votre signature à ce communiqué :
http://www.revolutionsoundrecords.org/index.php?e=page&id=957

Revolution Sound Records V5

12 novembre 2011 par collegue

revolution sound records

11 novembre 2011, Revolution Sound Records achève ses chantiers.
On revient.
Plus clairs
Fiers de notre nouvelle mouture
Les membres ont mûri
Leur site aussi
Alors soyez à nouveau les bienvenus pour vos créations, collaborations, informations, questions, révoltes et révolutions.
C’est l’heure de l’ouverture
V5.
http://www.revolutionsoundrecords.org
Bienvenue !!!!

Dogmazic, point sur les archives.

6 octobre 2011 par Aisyk

Notre site a subit de nombreuses difficultés ces derniers temps. Outre un hacking du site avec des publicités intrusives (ce problème de sécurité a été résolu depuis), nous devons faire face à un crash du contrôleur de disque du serveur principal des archives du site, arch4.
Le constat est malheureusement difficile.
Ce type de crash entraîne des pertes de données importantes, le système de fichier étant touché par cette panne, il faut donc envisager une restauration coûteuse pour espérer récupérer les données.
C’est l’objet de cette communication.
Nous dĂ©cidons, Conseil d’Administration de l’association Musique Libre! qui gère le site Dogmazic.net, de vous demander votre avis afin que vous puissiez nous Ă©clairer sur l’avenir, d’autant plus que cela entraĂ®nera, selon la solution choisie, des dĂ©sagrĂ©ments de plus ou moins grande durĂ©e dans l’accès aux archives et aux services du site.

Nous avons plusieurs informations à vous donner :
Les sauvegardes dont l’on dispose datent de Mars 2010 (environ 10000 morceaux de diffĂ©rence avec l’archive au moment du crash) mais certains fichiers n’Ă©tant plus prĂ©sents sur l’archive peuvent malgrĂ© tout ĂŞtre sur le serveur.
La rĂ©injection par Pragmazic d’une partie du catalogue qu’ils ont numĂ©risĂ© pour leur bornes (la case permettant dans votre administration d’artiste/groupe « d’autoriser le public Ă  accĂ©der Ă  mes Ĺ“uvres gratuitement par l’intermĂ©diaire des bornes Automazic implantĂ©es dans des lieux publics Ă  vocation non commerciale. » ) permettra de rĂ©cupĂ©rer une partie de ce que nous n’avons plus.
Nous envisageons une restauration via Diskcard, mais cela a un prix, demande du temps et nous ne sommes pas certains de récupérer les données. Comptez notamment deux semaines sans pouvoir inscrire de nouveaux morceaux sur le site.
Donc, que faisons-nous ?

1. On restaure les sauvegardes, on aura perdu des données, mais le service remarchera illico (si tant est que le contrôleur disque ait été changé)
2. On envoie les disques Ă  DiskCard.
Nous avons mis en place ce sondage sur le forum pour que vous puissiez voter en toute connaissance de cause :
http://www.dogmazic.net/modules.php?ModPath=phpBB2&ModStart=viewtopic&p=53633&p=53633&sid=94bb2c7289be102f0a55eb6a1007911e&npds=0#53633

Nous attendons donc vos avis !!!

P.S: AGE le samedi 5 Novembre sur Paris !!!

Des nouvelles de Dogmazic !

22 septembre 2011 par Aisyk
Membres, membres,

 

Comme vous l’avez sans doute remarquĂ©, un certain nombre de problèmes techniques apparaissent sur le site de Dogmazic depuis quelques mois, le dernier en date Ă©tant l’impossibilitĂ© de tĂ©lĂ©charger/streamer tout ou partie de l’archive.
L’accumulation commence Ă  peser pour vous comme pour nous, et nous pensons que nous vous devons un petit point d’Ă©tape pour expliquer oĂą en est l’asso, et pourquoi on en arrive lĂ  prĂ©cisĂ©ment en ce moment.

 

Tout d’abord, l’association vit un changement assez fondamental, qui devrait ĂŞtre concrĂ©tisĂ© par une très prochaine assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale[1], plusieurs personnes souhaitant quitter leur poste au CA ou au bureau – plusieurs personnes parmi lesquelles des fondateurs, qui souhaiteraient passer la main (qu’ils soient remerciĂ©s au passage pour tout ce qu’ils ont fait).
Après pas mal d’annĂ©es, ce n’est pas simple, ni sur le plan de la dynamique associative, ni sur le plan technique.
Sur le plan technique, après une pĂ©riode de presque deux ans sans administrateur système rĂ©ellement associĂ© aux serveurs, deux nouvelles personnes qualifiĂ©es nous ont rejoints sur ce point : JĂ©rĂ´me et Olivier. Ils ont repris la main courant Juin 2011 sous la houlette de Sam, puis d’ORL plus rĂ©cemment, et remettent petit Ă  petit les choses Ă  plat, tant pour le quotidien que pour le long terme, en relation Ă©troite avec Franck et Sylvain de Pragmazic (ainsi que d’autres). Qu’ils en soient tous remerciĂ©s, plus que vivement.
NĂ©anmoins, la phase d’observation, la prudence requise, etc. font que cette remise Ă  plat ne peut ĂŞtre immĂ©diate, et parfois les failles matĂ©rielles (notamment disque dur) prĂ©cèdent les solutions qu’on voudrait y apporter.
Nous espĂ©rons sortir très bientĂ´t de cette zone de turbulences, et de nombreuses actions allant dans ce sens sont engagĂ©es aujourd’hui (nouvelle AG, nouveaux serveurs, nouvelle version du site…).

 

En attendant, merci de votre patience et de votre indulgence, soyez sĂ»rs que nous faisons de notre mieux. Merci aussi de votre rĂ©activitĂ© Ă  nous annoncer les pannes que vous dĂ©tectez, et merci aux plus Ă©nervĂ©s d’entre vous qui vont jusqu’Ă  nous prĂ©mâcher le travail de recherche de pannes grâce Ă  leur noueux petits doigts de geeks !

 

A très bientôt.

Le CA de Dogmazic[2]

 

[1] L’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordinaire devrait se tenir le 5 Novembre 2011 sur Paris. Le lieu est encore en discussion, mais rĂ©servez bien cette date, elle est capitale pour l’association.

 

[2] Du coup, magie des forums aidant, me voilĂ  rendu Ă  parler de moi Ă  la 3e personne, ce qui n’est pas dans mes habitudes, vous vous en doutez ! Rassurez-vous, Alain Delon ne fait pas encore dans le libre !

Dogmazic fĂŞte ses 50 000 morceaux !

11 juillet 2011 par Aisyk

Aujourd’hui, c’est jour de fĂŞte pour Dogmazic. Depuis 2004, la plateforme hĂ©berge la crĂ©ativitĂ© de quelques 4274 artistes ou groupes et facilite la diffusion pour un nombre croissant de labels et netlabels Ă©voluant dans les styles les plus variĂ©s.

Elvire R. CC By 2.0

Il est temps de regarder comment Dogmazic a grandi, car aujourd’hui, la plateforme fĂŞte les 50′000 morceaux de son archive, des crĂ©ations venant de tous les coins du monde, de toutes les origines, de toutes les cultures, il est temps de voir que l’on peut reconnaĂ®tre en Dogmazic une vraie rĂ©ussite du Libre, sans publicitĂ©, et proposant un choix important de licences ouvertes pour les artistes.

D’ailleurs, Ă  ce sujet, nous Ă©prouvons en ce moment mĂŞme des difficultĂ©s importantes. Le pop-up publicitaire que vous voyez de temps en temps sur les pages du site est un javascript qui appelle un javascript qui appelle un javascript, etc. et ça ressemble furieusement Ă  un rootkit (faille de sĂ©curitĂ©). Évidemment, Dogmazic est un projet qui n’a jamais fait appel Ă  de la publicitĂ© pour vivre, ceci est une verrue sur notre belle goudroune. Un beau casse-tĂŞte, sur lequel planchent nos administrateurs rĂ©seau.

Le site a toujours existĂ© grâce aux dons de nombreux contributeurs. Ce choix pour le financement du site permet Ă  l’association de garder son indĂ©pendance et sa libertĂ© quant aux objectifs qu’elle se fixe. Et chaque centime donnĂ© Ă  l’association est exclusivement destinĂ© Ă  dĂ©velopper les usages des licences libres et ouvertes.

Mais le don n’est pas non plus la seule option disponible si vous souhaitez soutenir l’association Musique Libre ! Votre avis, vos idĂ©es, vos projets nous intĂ©ressent. Mais aussi votre aptitude Ă  dĂ©couvrir des perles musicale, Ă  animer le site avec des playlistes de choix ou Ă  organiser un Ă©vĂ©nement, une confĂ©rence, une webradio, un concert… En adhĂ©rant Ă  l’association, vous pourrez prendre part aux discussions sur les projets en cours, apporter votre expĂ©rience pour nous aider Ă  les mener Ă  bien, ou en proposer de nouveaux.

Le libre est ce que nous en faisons. Et l’avenir de dogmazic, vous le voyez comment ?

Guide d’autodĂ©fense numĂ©rique

29 juin 2011 par Aisyk

Chers amis,

Voici la seconde Ă©dition du guide d’autodĂ©fense numĂ©rique Ă  l’usage de tous les usagers que nous sommes. Plein d’astuces pour sĂ©curiser son ordinateur, mieux le comprendre et Ă©viter les pièges, souvent coĂ»teux, des FAI qui nous proposent des solutions pour la sĂ©curitĂ©… Nos ordinateurs sont aussi une part de notre libertĂ©, comprendre le fonctionnement de ce qui est devenu pour beaucoup un outil d’expression semble essentiel pour Ă©viter de rester prisonnier d’une seule vision restrictive et bien souvent exclusivement mercantile.

[Edit : Lien pour télécharger le Guide d'Autodéfense Numérique]

Bonne lecture !

Appel Ă  la crĂ©ation d’une FĂ©dĂ©ration des Cultures Libres

3 mai 2011 par Rico da Halvarez

PostĂ© initialement sur nos forums, nous relayons ici l’appel Ă  la crĂ©ation d’une FĂ©dĂ©ration des Cultures Libres (FCL), par Christophe-E :

La place des cultures libres en France est le plus souvent ignorĂ©e, mĂ©connue et censurĂ©e par les institutions, le lĂ©gislateur et l’Ă©tat.

Ceci rĂ©sulte pour partie d’une volontĂ© politique et pour partie d’une mĂ©connaissance des cultures libres et ouvertes.

La volontĂ© de mettre en avant et de porter les industries culturelles, quitte Ă  filtrer les contenus, crĂ©er une « culture d’Ă©tat », et ce au dĂ©triment des cultures libres et lĂ©gales, est intolĂ©rable et inacceptable. Dans quelques temps , il ne sera plus possible d’accĂ©der simplement et naturellement aux sites proposant des cultures libres et lĂ©gales parce que non labellisĂ©es par l’Ă©tat.

Il est donc grand temps de rĂ©agir, et de le faire de manière organisĂ©e afin de prĂ©server la diversitĂ© culturelle et l’identitĂ© indĂ©pendante des cultures libres.

Ceci est donc un « Appel » Ă  la crĂ©ation d’une FĂ©dĂ©ration des Cultures Libres , regroupant toutes les bonnes volontĂ©s qui souhaitent que ces cultures soient accessibles par tous sur internet sans entraves ni empĂŞchements.

FĂ©dĂ©ration des cultures libres: (Pour un « internet libre et lĂ©gal ») : Il s’agit de regrouper un maximum d’acteurs autour des cultures libres que ce soit des personnes morales (associations, entreprises, fournisseurs d’accès) ou physiques (crĂ©ateurs, public), sur 2 idĂ©es fondamentales:

1 – La reconnaissance de l’existence des cultures libres par les institutions politiques Française et EuropĂ©ennes.

Cela passe obligatoirement la prise en compte officielle, totale et respectueuse des cultures libres de manière claire et prĂ©cise, dans l’ensemble des dispositifs lĂ©gislatifs mis en place Ă  ce jour en France, et plus particulièrement ceux, qui sous couvert d’une volontĂ© de « rĂ©gulation » de l’internet sont totalement discriminatoires Ă  leur endroit.

Ces dispositifs au travers de diffĂ©rentes lois visent exclusivement Ă  promouvoir les productions issues de l’industrie des loisirs numĂ©riques et Ă  promouvoir les « contenus » proposĂ©s par les Fournisseurs d’accès Ă  l’internet au dĂ©triment des cultures libres, seule offre lĂ©gale accessible Ă  tous.

Ces pratiques sont discriminatoires, nocives et insupportables Ă  l’endroit des cultures libres et doivent cesser immĂ©diatement.

Le public, quel qu’il soit doit pouvoir librement avoir accès aux oeuvres issues des cultures libres & ouvertes, sans entraves ni empĂŞchement qu’ils soient technologiques, idĂ©ologiques ou politiques. Les systèmes de filtrages imposĂ©s aux fournisseurs d’accès Ă  internet doivent respecter les cultures libres. Les fournisseurs d’accès Ă  internet doivent permettre un accès facile aux sites proposant des contenus sous licences libres et ouvertes.

En cela que le conflit d’intĂ©rĂŞt qui consiste Ă  faire commerce de l’infrastructure et des contenus y circulant met naturellement en avant les contenus culturels nĂ©gociĂ©s commercialement par le fournisseur d’accès. Ces pratiques d’ententes entre industriels doivent ĂŞtre fortement rĂ©gulĂ©es et surveillĂ©es afin de conserver un accès ouvert et permanent aux cultures libres.

2- L’inscription au code de propriĂ©tĂ© intellectuelle Français des licences libres et ouvertes.

Il s’agit d’inscrire clairement au code de propriĂ©tĂ© intellectuelle un paragraphe entĂ©rinant dĂ©finitivement l’existence, la reconnaissance de la gestion individuelle des droits d’auteurs et des licences libres et ouvertes.

Ceci afin de lever toute ambiguïté sur la légalité et la reconnaissance officielle pleine et entière de ce mode de gestion.

Fondement Ă©thique et politique de la FCL : - Respect des ayants droits quels qu’ils soient pour un internet libre, lĂ©gal et ouvert Ă  tous. - Seul un internet arbitrairement et volontairement orientĂ© vers le partage de la connaissance, le partage culturel lĂ©gal et libre pour tous est rĂ©ellement « civilisĂ© ». L’internet n’est pas « neutre ».

Les 3 actes concrets de la FCL dès sa constitution :

1 – La crĂ©ation du label I2L (Internet Libre & LĂ©gal) permettant la mise en avant des sites proposant des contenus sous licences libres et ouvertes. (sur le mĂŞme principe que feu la « zone libre »).

2- La crĂ©ation d’un Conseil Éthique du NumĂ©rique (CEN) qui portera la voix d’un internet libre et respectueux de tous. Ce conseil reprĂ©sentera l’ensemble des acteurs de « l’internet libre et lĂ©gal » qui n’ont jamais Ă©tĂ© ni consultĂ©s, ni invitĂ©s Ă  proposer des solutions et des rĂ©flexions dans le cadre des dĂ©bats prĂ©liminaires et des discussions lors de l’adoption des lois Dadvsi, Hadopi, LCEN et Loppsi.

Il s’agit lĂ  de crĂ©er une entitĂ© indĂ©pendante permettant de porter en permanence la voix de l’internet du partage de la connaissance et de la culture, dans le respect du droit d’auteur que cela ait un aspect commercial ou non.

Tout le monde a sa place sur un internet libre et respectueux de tous, il n’est pas la propriĂ©tĂ© exclusive des industries culturelles.

3- La mise en place d’une action coordonnĂ©e (Charte de Internet Libre & LĂ©gal) auprès de l’ensemble des candidats Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2012 afin de les contraindre Ă  se « positionner » en faveur ou contre « l’internet libre et lĂ©gal » permettant ainsi Ă  chaque citoyen de faire son choix le moment venu.

Donc j’ai choisi Dogmazic.net pour lancer cet appel, et discuter des modalitĂ©s de crĂ©ation de cette structure parce que c’est historiquement le premier site de « musique libre » en France.

Mise Ă  jour et commentaire :

Le site de la FCL : http://cultures-libres.org/fcl est en ligne avec un blog et un forum ouvert Ă  qui veut bien participer.

Il suffit de s’enregistrer.

Cet appel est avant tout un constat.

Celui de voir depuis 2004 qu’aucune organisation commune Ă  tous les acteurs des cultures libres et ouvertes, de la musique, du cinĂ©ma, de la littĂ©rature n’a vu le jour.

Cette organisation aurait pu peser à sa juste mesure lors des débats Dadvsi et Hadopi.

Le logiciel libre, lui, a su se fĂ©dĂ©rer et trouver des points de convergence permettant de porter cette voix, et c’est tant mieux d’ailleurs.

Certains ont bien tenté des approches, mais souvent sur des sujets polémiques, décalés, ou de manière bien maladroite parfois.

Une organisation permettant de parler d’une seule voix, de montrer qu’il existe des visons communes, entre chacune des initiatives, entre le public, les crĂ©ateurs ,les labels, les Ă©diteurs, les salles de spectacles, les associations, est vitale pour ce mouvement.

La FCL propose 2 axes majeurs, sur lesquels tout le monde pourrait se retrouver, en dehors des guĂ©guerres partisanes (passĂ©es, prĂ©sentes et futures….) sur la clause NC, la sainte rĂ©munĂ©ration de l’Artiste, la contribution crĂ©ative, la licence globale, le syndicat des auteurs, la revenu de crĂ©ation et autres polĂ©miques qui jalonnent l’histoire rĂ©cente de ce mouvement comme autant de rendez-vous manquĂ©s.

Avec un blog et un forum ouvert Ă  tous ceux qui veulent bien s’investir un peu, discuter, dĂ©battre, et permettant de donner une rĂ©alitĂ© Ă  ce projet , de travailler en commun dessus, j’ai fait plus en 2 jours ce que l’ensemble des acteurs des cultures libres en 7 ans qui ont tous fait « leur truc Ă  eux » sans vraiment chercher un dĂ©nominateur commun.

On peut tous avancer dans le mĂŞme sens en s’enrichissant de nos diffĂ©rences!

L’outil est lĂ , il peut aussi Ă©ventuellement intĂ©grer un Wiki, mais les outils ne servent que si on a la volontĂ© rĂ©elle de les utiliser…

Je reste persuadĂ© que cet appel rĂ©sonnera dans le vide allant taper d’un cĂ´tĂ© et de l’autre des parois d’un internet libre qui se meurt , vidĂ© peu Ă  peu de sa philosophie initiale: le partage de la connaissance et de la culture, pour laisser la place Ă  la fuite en avant de la Culture d’État labellisĂ©e Hadopiènne , de la frĂ©nĂ©sie destructrice des rĂ©seaux sociaux de la course Ă  la « visibilitĂ© » exacerbant l’individualisme naturel et inhĂ©rent Ă  l’activitĂ© de crĂ©ation.

La communautĂ© des « cultures libres & ouvertes  » n’existe pas Ă  ce jour, du moins si on la compare au dynamisme de celle du logiciel libre.

Christophe-E

Libre en fête 2011 démarre

2 mars 2011 par eisse

je fais le passeur d’un message Ă  l’occasion de Libre en fĂŞte 2011.

Message du collectif copilibre69 de Lyon et de son agglomération.

 » Avec le printemps qui devrait bientĂ´t pointer son nez, le mois de mars
va voir de nombreuses manifestations autour des logiciels libres et plus
généralement des biens communs numériques libres : conférences,
découvertes, formations, install parties, etc :

- Install party et conférence le samedi 5 mars à partir de 1O h à la
Maison du Livre de l’Image et du Son Ă  Villeurbanne :
<http://mediatheques.villeurbanne.fr/sujet/actualites/rendez-vous/ordis-cie/>.

- Espace numérique libre du salon Primevère, du 11 au 13 mars à Eurexpo,
avec 4 grandes conférences et de nombreux ateliers pour découvrir des
facettes d’une informatique libre, Ă©cologique et alternative :
<http://primevere.salon.free.fr/visiteurs2011/rencontres.php>.

- Dès le 14 mars et jusqu’au 2 avril, de nombreuses manifestations dans
les Espaces Publics NumĂ©riques de l’agglomĂ©ration : il devrait y en
avoir dans tous les quartiers. Deux composantes :
* L’Internet, les donnĂ©es personnelles, la libertĂ©,
* Les logiciels et autres ressources numériques libres.

Pour découvrir toutes ces fleurs de liberté, plusieurs agendas sont en
cours de mise au point :
- ALDIL : <http://www.aldil.org/calendrier/month> : partout oĂą l’ALDIL
va collaborer, le programme est complet.
- Bibliothèques de Lyon <http://www.bm-lyon.fr>
et Villeurbanne
<<http://mediatheques.villeurbanne.fr/sujet/actualites/rendez-vous/ordis-cie/>.
- Espaces Publics Numériques du Lyonnais : <http://www.epndulyonnais.org/>.

- National : http://www.libre-en-fete.net/evenements, il commence Ă  se
remplir, il faudra repasser…

Un souffle de libertĂ© va passer sur l’agglomĂ©ration et le pays… »

Linux Creative Party : 24 heures de création graphique, sonore et de programmation

13 février 2011 par Aisyk

Nous relayons bien volontiers cette annonce :)

Du samedi 19 au dimanche 20 mars

Passez 24 heures à créer du son, de l’image et du code sous Linux !

Le principe

Nous vous enfermons pendant 24 heures non stop, de midi le samedi à midi le lendemain avec un ordinateur (fourni) équipé d’une distribution Linux (Ubuntu ou Tango Studio selon les catégories de concurrents).  Que vous soyez producteur de musique ou de reportages, graphiste amateur, ou pro, fan de 3D, bidouilleur de code informatique, Radio Campus vous propose de CREER dans votre catégorie, à partir d’ »exercices de style » enchainés pendant toute la durée de ce concours. Pas besoin de connaître LINUX, les militants de CENABUMIX (l’asso locale de promotion des logiciels libres) et des spécialistes d’Orléans (LABOMEDIA, JEOFF, auteur de la distribution TANGO STUDIO) sont là pour vous donner les tuyaux qui vous permettront rapidement d’être créatif de manière autonome.  L’idée est justement de vous faire découvrir et éprouver « sur un temps très intense » les possibilités créatives offertes par LINUX

Au cours des 24 heures, on ne fait pas que scotcher sur son ordi : on mange, on boit un coup, on se détend, on regarde et on écoute les travaux produits, en « live » et sur l’antenne de Radio Campus Orléans . A l’arrivée, après mise en ligne de tous les travaux pendant les 24 heures, on vote pour chaque production sonore, graphique… Et on désigne ainsi un palmarès des  « VAINQUEURS »  dans chaque catégorie, sur chaque exercice de style. Ci-dessous, un exemple de COMPO sous Ubuntu et ICI une séquence 3D réalisé par un ado sous Blender, tous deux dans les conditions d’une Linux Creative Party, en 2009.

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Renseignements complémentaires : antenne@orleans.radiocampus.org

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Les catégories et les exercices de style

Au moment de l’inscription, vous choisissez un catégorie pour concourir. Dans chacune d’entre elle, plusieurs exercices de style vous seront proposés alternativement ou simultanément.

SON et MUSIQUE (création)

> création de jingles pour Radio Campus, composition musicale, remix, live et  DJ set. Vous pourrez pratiquer tout ou partie des exercices qui vous seront successivement proposés. Par exemple, rien ne vous oubligera à proposer un live, si ce n’est pas votre truc ! Toutes les 3-4 heures, une nouvelle salve de défis sera lancée, avec au moins 2 alternatives. Par exemple : 1 ou plusieurs jingles à sortir à partir d’une banque de sons, puis 1 remix à produire en choisissant parmi 3 à 4 propositions de base, puis une composition originale ou un autre remix/collage audio, etc.

MIX ET DJING

> Après une phase de découverte d’une vaste banque de sons libres de droits, des logiciels de MIX disponibles sous LINUX, il s’agira pour vous de montrer ce que vous savez faire en public et en direct sur Radio Campus Orléans. Les différents participants dans cette catégorie enchaineront des sets de 30 minutes à différents moments du concours !

GRAPHISME 3D

> modélisation, animation 3D sous BLENDER, 3D temps réel.

VIDEO

> Mash-up, mix vidéo live, clip vidéo

PROGRAMMATION

> d’intelligences artificielles (concours des étudiants de l’IUT d’Informatique ouvert à tous les étudiants des filières informatiques de la région centre )

> PURE DATA et l’interaction temps réel

Les prix qui récompenseront les meilleures créations

Un ordinateur pour le grand vainqueur (toutes catégories confondues), 1 écran XX pouces pour son dauphin, des disques durs externes pour les vainqueurs dans chaque catégorie !

Les résultats seront présentés et le palmarès annoncé sur ce même site Web, une semaine après la fin du concours.

Le Lieu

Hall de l’UFR de lettres/sciences humaines, sur le Campus d’Orléans La Source.

10 rue de Tours – BP 46527 – 45065 ORLEANS CEDEX 2

Pour venir, voir les détails ICI.

Inscriptions

Les inscriptions se font en ligne ICI en quelques clics, jusqu’au 1er mars 2011. On vous demande 4 euros pour participer. Ce droit d’entrée comprenant repas, accès aux machines et encadrement technique.

Le déroulement

De samedi 19 mars Ă  dimanche 20 mars

ACCUEIL DES PARTICIPANTS de 10h00 jusqu’à 14h00 : buffet campagnard et bulles, mots officiels, présentation générale des 24 heures, des catégories de concours.

De 14h00 à 15h00 : lancement des premiers concours, installation des gens sur les machines, aide technique, petits ateliers pour présenter fonctionnement d’Ubuntu et logiciels.

> 18h00 : PREMIERE RESTITUTION intermédiaire ; écoute des premiers sons produits, mise en ligne des premiers fichiers + diffusion sur radio Campus Orléans ;

> 19h00 : ouverture du repas du soir (repas chaud si possible) et lancement de la 2eme vague de défis.

> 22h00 : restitution officielle du concours de programmation informatique ! Puis seconde vague de restitution sonore (et/ou graphique)

> 02h00 : Restitution n°3 et casse-croute nocturne (soupe à l’oignon ?)

> 07h00 : restitution n°4

> 08h00 : fin des concours et petit déjeuner pour tous !

> 9h30 – 12h00 rangement avec toutes les forces disponibles !

> 12h00 : on mange les restes !

> Fin du rangement…

Les logiciels utilisés

Bientôt, nous vous présenterons la liste complète de ces logiciels dans les différentes catégories. Pour l’instant, voici en substance et en vrac les logiciels repérés : Qtracktor, LMMS, Blender, KDenlive, Pure Data…

Pour découvrir tous les logiciels de musique sous Linux, voir ICI

Plus d’infos sur l’événement à venir très bientôt !!! En attendant, n’hésitez pas à nous poser les questions qui vous passent par la tête !

Le numérique et le nouveau ministère de la culture au Brésil

27 janvier 2011 par eisse

Je vous fais part des inquiétudes de nos amis Brésiliens dont les efforts autour de la libre diffusion semblent vaciller face aux usuelles prérogatives des lobbies du copyright (ca ne semble pas être trop différent ici comme là bas).

Ce pays en pleine Ă©mergence, Ă  tous les niveaux, font une revue sur leur droits d’auteurs ; ce que j’avais pu lire allait plutĂ´t vers l’idĂ©e du bien commun ; d’une notion de droit d’auteur plus adaptĂ©e au partage, Ă  l’Ă©change…j’en Ă©tait presque jaloux vu les actualitĂ©s austères de nos sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes…Ă  part l’Espagne qui a su dire non Ă  Hadopi… mais soyons clair ca ne durera pas.

Bonne lecture, et ne nous rĂ©signons pas au contraire ! Tisser des liens internationaux est un pas supplĂ©mentaire qui doit ĂŞtre franchi…a mon avis.

Bonjour Ă  tous!

Le Ministère de la Culture du Brésil, depuis les huit dernières années, a mis en œuvre une politique de « culture numérique » fondée sur le dialogue avec la société et l´ouverture aux nouveaux paradigmes. Ainsi, il a soutenu le développement des logiciel libres, la promotion des licences ouvertes et des  actions pour de nouvelles formes de production et diffusion de la culture.

La nouvelle ministre Ana de Hollanda remet en question ces avancĂ©es ; ces quinze derniers jours, le ministère a annulĂ© plusieurs rĂ©unions avec  les acteurs et mouvements de la sociĂ©tĂ© civile ; notamment ceux qui discutent en ce moment de la rĂ©vision de la loi autour du droit d´auteur. Autre signe,  ils ont rĂ©cemment changĂ© la licence Creative Commonns du site (www.cultura.gov.br) pour une « Licence d´Utilisation » sans aucune valeur juridique.

DĂ©sormais les acteurs de la sociĂ©tĂ© civile brĂ©silienne  s´organisent pour dĂ©fendre la continuitĂ© des politiques pour le numĂ©rique qu’ils ont contribuĂ© Ă  construire avec le ministère. Ils ont besoin du support de la communautĂ© internationale pour dĂ©montrer que le  BrĂ©sil n´est pas seule dans ce dĂ©bat.

Je vous envoie ci-dessous une lettre ouverte pour la Ministre Ana de Hollanda, rédigée par la société civile engagée sur le numérique au Brésil.
La signer et la faire circuler les aidernt grandement en ces heures sombres pour la culture au Brésil ; le lien où  vous pouvez trouver la lettre en français, anglais, espagnol et portugais est : http://www.cartaaberta.org.br/?p=92


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